En mémoire . . .
Portrait de Braque Georges
"Ce qui est entre la pomme et l’assiette se peint aussi et il me parait aussi difficile de peindre l’entre-deux que la chose."
  Notes de biographie               coup de coeur
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Le monologue du peintre », G. Charbonnier, Julliard, 1959
« Braque, la peinture et nous », Dora Vallier, Seuil, 1982
« Georges Braque, vie et œuvre », B. Zurcher, Nathan, 1988
« Georges Braque, rétrospective », J.-L. Prat & autres, Fondation Maeght, 1994
A lire de l'artiste :
« Entretiens, notes et écrits sur la peinture », André Verdet, Galilée, 1978
Catalogue(s) raisonné(s)
L'oeuvre graphique », Ed. Gerd Hatle - La Guilde du livre (Lausanne, Suisse), 1961
Braque lithographe », Fernand Mourlot, André Sauret, 1963
*« L'opera completa di Braque », M. Carra, Rizzoli Editore, Milan, 1971
*« Tout l'oeuvre peint de Braque, 1908-1929 », M. Carra, Ed. Flammarion, Paris, 1973
Braque, Donations Laurens », 2 Vol., Ed. Château-Musée de Dieppe, 1973 et 1974
Braque, l’oeuvre gravé », Dora Vallier, Ed. Flammarion, 1982
*« L'oeuvre cubiste, 1907-1914 », N. Worms de Romilly, Maeght Editeur, 1982
*« Braque, oeuvre gravé », Maeght Editeur, 1989
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Estampe, lithographie, gravure, Braque Georges

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Braque Georges
Quelques notes de biographie ...

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signature manuscrite de Braque Georges
FAUVISME /1902-1907 / Charles Camoin, Auguste Chabaud, etc.
CUBISME /1907-1925 / Robert Delaunay, Marcel Duchamp, Charles Dufresne, Jacques Lipchitz, Jean Metzinger, etc.
ARMORY SHOW /1913 / Constantin Brancusi, Charles Camoin, Marcel Duchamp, Edward Hopper, Joseph Stella, etc.
Affiche d'exposition Braque Georges 
  Quelques notes de biographie . . .
"On s'est dit avec Picasso pendant ces années là des choses que personne ne dira plus, des choses que personne ne saurait plus se dire, que personne ne pourrait plus comprendre." - Georges Braque
Braque Georges dans son atelier
Affiche / G. Braque devant sa toile


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Georges Braque est né à Argenteuil en 1882. Il a huit ans lorsque la famille s’installe au Havre où, adolescent, il poursuivra ses études. Il assiste à des cours du soir à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville. A 18 ans, Georges Braque vient à Paris où il est employé comme apprenti peintre-décorateur chez un ami de son père. Il habite Montmartre, fréquente les cours de dessins municipaux. Après son service militaire au Havre, il s’installe définitivement à Paris et suit les cours d’art de l’Académie Humbert où il fait la connaissance de Francis Picabia et Marie Laurencin.

En 1904, il prend un atelier. Son amitié pour Othon Friesz, Havrais comme lui, l’entraîne vers le fauvisme. En 1906, Braque part pour l’Estaque dans la région marseillaise, il y adopte résolument la manière fauve. Il exposera plusieurs de ses toiles, qui seront vendues, au Salon des indépendants. Encouragé par ce premier succès, Braque retourne dans le midi. A Paris, octobre 1907, Georges Braque signe un contrat avec le marchand de tableaux Kahnweiler. Celui-ci lui présente Apollinaire, qui lui-même l’introduit auprès de Picasso dans son atelier (Bateau-Lavoir). « Les Demoiselles d’Avignon » que vient d’achever Picasso est une véritable révélation.













Son oeuvre graphique débute en 1907-1908 par des gravures cubistes (Ed. Maeght). De nouveau dans le sud, le style de Braque évolue, décomposant maintenant l’espace en masses compactes et géométrisées avec une palette de couleurs sobres. Les toiles qu’il envisageait d’exposer au Salon d’Automne sont refusées ! Elles le seront, dans une exposition personnelle à la Galerie Kahnweiler (fin 1908) ; c’est à cette occasion que pour la première fois est lancé le mot « cube » (par le critique Louis Vauxcelles). Une grande amitié facilitera une étroite collaboration entre Braque et Picasso (1909-1912). Les deux hommes recherchent ensemble, s’influençant mutuellement. Braque aborde le sujet des natures mortes, sujet qui sera maintenant récurrent dans son oeuvre. C’est à cette époque un cubisme analytique, période où Braque aborde également la figure. L’artiste introduit, pour la première fois dans son oeuvre, des lettres et chiffres d’imprimerie qu’il peint au pochoir. Il incorpore à ses toiles des éléments naturels (sable, sciure de bois, limaille de fer), puis réalise ses premiers collages. Le cubisme rentre dans sa période synthétique.
Braque est mobilisé pour la Grande Guerre ; il est blessé grièvement en 1915 et sera trépané. Il se remet lentement et reprendra ses pinceaux en 1917.

L’évolution du travail de son ami Picasso le déconcerte et leur collaboration se termine. Georges Braque évolue vers un cubisme moins agressif, plus coloré, tourné vers le respect de la réalité de l’objet qu’il représente. Il exécute des séries : canéphores, cheminées (1922-1927), baigneuses, plages, falaises (1930), entreprend l’illustration de livres commandés par Vollard. Ce domaine de l’illustration sera également très important pour l’artiste qui accompagnera tout au long de sa vie des textes d’Apollinaire, Artaud, Eluard, Hésiode, Iliazd, Jouhandeau, Paulhan, Ponge, Reverdy, Saint-John Perse (« L’ordre des Oiseaux », Au Vent d’Arles, 1962 - Lire l’extrait de l’interview de l’éditrice) et tant d’autres écrivains, penseurs ou poètes. Les années qui suivront sont particulièrement fécondes, son évolution étant jalonnée par une succession de natures mortes décoratives. Au sortir de la seconde guerre mondiale, une grave maladie le contraint à s’arrêter de peindre pendant un temps. En 1949, Braque termine les premiers tableaux de la série des Ateliers, exécute des décors pour le théâtre. En 1948, artiste parmi d’autres artistes (Léger, Lipchitz, Chagall, Richier, Rouault, Bazaine, Matisse, Bonnard, etc.), il sculpte la porte du tabernacle de l’Eglise d’Assy (Haute-Savoie), représentant le symbole eucharistique du poisson, et réalise des cartons pour quatre tapisseries sur le thème du guéridon. Il reçoit, en 1952, commande pour la peinture du plafond de la salle Henri II du Louvre (oiseaux noirs cernés de blanc sur fond bleu). En 1956, il crée des vitraux pour une chapelle de Varengeville/Mer (Normandie), où il possède une maison. En 1958, il termine la série des Ateliers, commencée dans la période de l’immédiat après-guerre.


Georges Braque est mort à Paris en 1963, il repose dans le cimetière marin de Varengeville/Mer, petit village caché dans le bocage