En mémoire . . .
Portrait de Gonzalez Julio
"Matière-espace-corps et esprit. Je veux construire avec l'espace qui représente pour moi un véritable matériau."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Julio Gonzalez », Vicente Aguilera Cerni, Ed. dell’Ateneo, Rome, 1962
« Julio Gonzalez », Pierre Descargues, Ed. Le Musée de Poche, Paris, 1971
« Gonzalez-Picasso dialogue », collectif, Ed. R. M. N., Paris, 1999
« J. Gonzalez - Coll. du MNAM », collectif, Ed. C. G. Pompidou, Paris, 2007
A lire de l'artiste :
« H. Hartung dialogue avec J. G. », C. Stoullig, Ed. C. Pompidou, Paris, 1991
Catalogue(s) raisonné(s)
* « Les dessins », Josette Gibert, Bernard Dorival, 9 volumes thématiques, Ed. Carmen Martinez, Paris, 1975
* « Sculpture », Jörn Merkert, Ed. Electa, Milan, 1987
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Gonzalez Julio

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Gonzalez Julio
Quelques notes de biographie ...

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signature manuscrite de Gonzalez Julio
CUBISME /1907-1925 / Robert Delaunay, Marcel Duchamp, Charles Dufresne, Henri Laurens, Jacques Lipchitz, Jean Metzinger, etc.
SURREALISME /1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc.
SCULPTURE MODERNE /1930-1970 / Julio Gonzales, Henri Laurens, Lynn Chadwick etc.
timbre postal de Gonzalez Julio
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Gonzalez Julio 
  Quelques notes de biographie . . .
Projeter et dessiner dans l’espace à l’aide de nouvelles méthodes, utiliser cet espace et s’en servir pour construire comme si on avait affaire à un matériau d’acquisition récente, voilà ce que je cherche à faire. Julio Gonzalez
Gonzalez Julio dans son atelier
Affiche d'exposition / Julio Gonzalez


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Figure emblématique de la création artistique de la première moitié du XXe siècle et père de la sculpture en fer, Julio González a eu une influence considérable sur la sculpture contemporaine. Il naît à Barcelone en 1876 dans une famille d’orfèvres et de ferronnier d’art. Il fait son apprentissage dans l’atelier familial (1891-1898). Le jeune homme présente des objets d’art décoratif et de bijoux dans différents salons. Parallèlement à son activité artisanale, il pratique la peinture et le dessin, suivant des cours du soir de l’Ecole des Beaux-Arts de Barcelone avec son frère aîné Joan. Les deux garçons rencontrent de nombreux artistes catalans.














En 1899, Julio González et sa famille s’installent à Paris dans le quartier de Montparnasse. Il rencontre Picasso, et sera d’abord tenté par la peinture. Il se lie d’amitié avec Manolo Hugué, Torres-Garcia et Paco Durrio et réalise ses premières œuvres en cuivre repoussé. Sa rencontre avec le sculpteur espagnol Pablo Gargallo aura une énorme influence sur la suite de sa carrière artistique. Chez Renault, à Boulogne-Billancourt, il acquiert la technique de la soudure à l’acétylène, un procédé qui sera déterminant dans sa création.














Julio Gonzalez expose des peintures au Salon des Indépendants en 1907 et 1908, mais, à la mort de son frère Juan (1908), il cesse de travailler pendant plusieurs mois et tombe dans une crise de dépression profonde, maintenant seulement le contact avec Picasso et Constantin Brancusi. Julio Gonzalez abandonnera dès lors petit à petit la peinture, se concentrant sur son travail de forge et sur ses sculptures de métal.














L’art de Julio González atteint son apogée dans les années 30 avec des grandes sculptures en fer aux formes inédites, stylisées, comme en équilibre constant dans l’espace (« Femme se coiffant », « La Girafe », ou encore « L’Ange », « L’Insecte », « La Danseuse », etc). Verticales, aériennes, ces oeuvres linéaires sont issues du concept de « dessin dans l’espace », élaboré par Gonzalez lors de sa collaboration avec Picasso entre 1928 et 1932 (sous l’influence duquel, Gonzalez se tournera de plus en plus vers l’abstraction). Elles précèdent un cycle de têtes pleines, dont certaines en bronze, inspirées par la statuaire médiévale.

Julio González meurt en 1942 à Arcueil, près de Paris. Il a exercé, dès l'Après-guerre, une véritable fascination sur toute une génération de sculpteurs, qui ont endossé son héritage et assumé la modernité d'une œuvre affranchie des frontières stylistiques entre cubisme et surréalisme, figuration et abstraction. Développant une œuvre originale, Julio González a fait entrer dans le domaine des beaux-arts des matériaux et des techniques autrefois réservés à la simple production d’objets utilitaires, portant une influence déterminante sur les sculpteurs du fer de la seconde moitié du XXe siècle (Chillida, Tinguely, César, etc).