En mémoire . . .
Portrait de Arroyo Eduardo
"Toute cette incohérence est la cohérence de mon œuvre."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
* « Eduardo Arroyo », Pierre Astier, Ed. Flammarion, Paris, 1982
* « Figuration narrative », Jean-Luc Chalumeau, Ed. Cercle d'Art, 2005
* « E. Arroyo », B. Chapuis, cat. d'exposition, Galerie Louis Carré, Paris, 2010
* « Eduardo Arroyo », M. Sager et F. Di Rocco, Ed. Ides et Calendes, 2011
A lire de l'artiste :
* « Minutes d'un testament », Ed. Grasset et Fasquelle, Paris, 2010
Catalogue(s) raisonné(s)
* « Obra grafica I et II - Suite Senefelder and Co. », Ed. IVAM Centre Julio Gonzales et Musée des Beaux-Arts de Bilbao, 1989 et 1996

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Estampe, lithographie, gravure, Arroyo Eduardo

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Arroyo Eduardo
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Arroyo Eduardo
NOUVELLE FIGURATION /1960-1980 / Valerio Adami, Eduardo Arroyo, Erro, Jacques Monory, Bernard Rancillac, etc.
FIGURATION NARRATIVE /1965-1975 / Berthelot, Bertini, Fahlström, Monory, Rancillac, Recalcati, Saul, Télémaque
timbre postal de Arroyo Eduardo
Etude de timbre / MC
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Muet mais . . . parlant !
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Affiche d'exposition Arroyo Eduardo 
  Quelques notes de biographie . . .
Je raconte des histoires en images. Eduardo Arroyo

Arroyo Eduardo dans son atelier
Affiche / Eduardo Arroyo


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D'un père pharmacien, homme de droite et phalangiste, le peintre, lithographe et décorateur de théâtre espagnol Eduardo Arroyo est né à Madrid en 1937. Il fait ses études au Lycée Français, puis à l'Ecole de Journalisme. En 1958, il marque son opposition au franquisme en s'exilant à Paris où il abandonne le journalisme pour se consacrer au dessin et à la peinture.
Alors qu’il travaille comme assistant à l’École Supérieure de Commerce, il  commence à peindre dans le style qui le caractérise encore : agile, dynamique, frais et ironique. Il utilise déjà la vie quotidienne pour démystifier les situations, les préjugés et les conventions sociales.















Eduardo Arroyo participe en 1960 au Salon de la Jeune Peinture. Proche de Hervé Télémaque, son rejet du dogmatisme artistique et de l'arbitraire politique fait alors de lui l'un des inspirateurs du mouvement de la « Figuration Narrative ». Eduardo Arroyo participe en 1964 et 1965 aux expositions autour des nouvelles figurations organisées par Gérald Gassiot-Talabot (Mythologies quotidiennes, La Figuration narrative dans l’Art contemporain) et en peu de temps devient, en France, l’un des protagonistes essentiels de l’avant-garde figurative à fort contenu politique.














Son œuvre présente des périodes militantes, ou en tout cas violemment critiques, et des périodes familières, volontiers tendrement humoristiques. Le rôle du peintre dans la société et la situation de l’intellectuel exilé ont été des thèmes générateurs d’œuvres d’une grande richesse narrative. Les codes du Pop Art, si proches du monde de la publicité et de la presse, lui parlent et il donne forme à son imagination si particulière qui a rendu si célèbres des séries comme celles de Mussolini, Franco et Hitler ou d’illustres figures de l’Église Catholique.

Après la mort de Franco, Eduardo Arroyo regagne l'Espagne, pays dans lequel il se sent désormais étranger. Il désamorce alors la dimension contestataire et accusatrice de son oeuvre et explore de nouveaux thèmes et personnages, tels que le ramoneur ou le boxeur, métaphores de l'artiste. Le retour de l’Espagne à la démocratie désamorcera la dimension contestataire et accusatrice du propos pictural d’Arroyo et marquera une évolution dans sa perception du rôle de la peinture. Eduardo Arroyo redécouvre alors l’Espagne, presque en amoureux. En magicien de l’image, l'artiste s’est composé un vocabulaire et une syntaxe du langage pictural fondés sur une peinture littéraire et autobiographique, articulée en séries, où rivalisent l’auto-ironie et le tragi-comique.
Homme à multiples facettes, Arroyo déploie également son génie dans des domaines aussi divers que la dramaturgie, la scénographie, la céramique et l’écriture. C’est en ce sens que rien n’échappe au regard perspicace de ce conteur contemporain.