En mémoire . . .
Portrait de Tobiasse Théo
"La base de ce qu’on a à dire existe, il suffit d’aller devant soi."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Tobiasse », Galerie des Ponchettes, Nice, 1983
« Theo Tobiasse : artist in exile », C. Potok, Rizzoli, New York, 1986
« Tobiasse : le radeau des Cantiques », S. Forestier, Lib. Séguier, Paris, 1991
« Théo Tobiasse », G. de Cortanze, Ed de La Différence, Paris, 1992
A lire de l'artiste :
« Dessins et écrits », Editions de La Différence, Paris, 1992
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Tobiasse Théo

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Morandi Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Tobiasse Théo
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Tobiasse Théo
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
timbre postal de Tobiasse Théo
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Tobiasse Théo 
  Quelques notes de biographie . . .
"Quels sont-ils ces rivages où meurt la mémoire?" - Théo Tobiasse
Tobiasse Théo dans son atelier
Affiche / Théo Tobiasse dans son atelier


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Théo Tobiasse est né en Israël en 1927 de parents qui venaient d’arriver de Lithuanie. D’insurmontables difficultés matérielles poussent la famille vers Kowno, puis vers Paris, où son père, typographe, espère du travail. Théo Tobiasse a six ans ; ce voyage épuisant, interminable, ce « déplacement », laisseront à l’oeuvre entière du peintre le parfum de l’exil. Sa différence, son accent, le regard de « l’autre », obligeront Tobiasse à ne compter que sur lui-même. Temps de guerre, Paris est sous la botte nazie. Tobiasse passe un temps très bref à l’Ecole des Arts Décoratifs, avant que les lois discriminatoires ne l’obligent à se cacher ; la famille Tobiasse restera cloîtrée deux longues années dans leur minuscule appartement.

Quand le jour renaît, Théo Tobiasse s’est constitué un important dossier de dessins qu’il a réalisés au cours de sa réclusion. Il conçoit et crée des étalages de luxe, réalise de nombreux cartons de tapisseries ; pendant plus de quinze ans, Théo Tobiasse fera des créations publicitaires, à Paris d’abord, puis à Nice où il s’installe en 1950. Dès qu’il le peut, souvent la nuit, il peint. Il est remarqué en 1960 lors d’une exposition de jeunes peintres à Nice. Théo Tobiasse décide de se consacrer à la peinture en 1962.














Ses thèmes, d’abord profanes, évoluent rapidement vers des réminiscences de son enfance dont certains éléments deviennent chez l’artiste de véritables symboles. Ces « mots picturaux », propres à l’artiste, se mêleront à des thèmes bibliques, au thème récurrent de l’exil, à des fantasmes érotiques. L’oeuvre de Tobiasse parle du passé, sans doute pour mieux prévenir l’avenir. Ses toiles, comme son importante oeuvre sur papier (gravures, lithographies, dessins), sont tissées de foules, de femmes, d’enfants, de soleil, d’étoiles, mais aussi de candélabres qui sont les lumières de l’espoir. Passionné d’art et de vie, acharné à son travail, le peintre Tobiasse grave, sculpte, modèle, écrit – tenant au jour le jour de fantastiques cahiers -, crée des céramiques, des bronzes, dessine, réalise des fresques, des vitraux, etc.














De nombreuses expositions personnelles ont jalonné sa carrière artistique en France et à l’étranger. Théo Tobiasse, homme attentif, homme courtois aux yeux illuminés de vie, plein d’une ardeur qui ne finira jamais, vit et travaille actuellement à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes, France) où il s’est installé en 1976.
En amitié, dans des tourbillons de couleurs !