ABSTRACTION-CREATION/1931-1938 / Etienne Béothy, Barbara Hepworth, Frantisek Kupka, Piet Mondrian, Sophie Taeuber-Arp, Georges Vantongerloo, etc. SCULPTURE MODERNE/1930-1970 / Julio Gonzales, Henri Laurens, Lynn Chadwick etc.
"Comment réaliser l’art ? Par des masses, des directions, des espaces limites dans le grand espace l'univers, par des abstractions qui ne ressemblent a rien de la vie, sauf par leur manière de réagir." - Alexander Calder
Alexander Calder est né à Philadelphie (Etats-Unis) en 1898. Il fera tout d’abord des études d’ingénieur en mécanique, avant de suivre des cours à l’Art Students League de New York (1923-1925). Il séjourne à Paris (1926-1927) et fréquente l’Académie de la Grande-Chaumière. En 1926, il fabrique de petits animaux et autres personnages articulés en fil de fer et les anime en mettant en scène un spectacle de cirque miniature (« Le cirque de Calder »).
Sa première exposition personnelle sera organisée en 1928 (New York). En 1931, « Sandy » Calder expose avec le groupe Abstraction-Création. L’artiste crée des objets abstraits mus par l’air ou par des moteurs qui les font tourner sans fin, accrochant sur des tiges frêles des feuilles de métal noires ou colorées qui se déplacent « poétiquement ». Marcel Duchamp les baptise « mobiles ». Calder imagine des sculptures en acier ancrées au sol, sculptures noires ou rouges auxquelles Jean Arp donne le nom de « stabiles ». Ces formes abstraites évoquent un monde animal et végétal. Le temps passant, « mobiles » et « stabiles » prennent des dimensions plus imposantes. Calder utilise des couleurs primaires et fait appel à des techniques d’ingénierie pour leur réalisation. L’artiste invente une multitude de variantes à ses assemblages et reçoit de très nombreuses commandes publiques (Unesco à Paris, Stade olympique de Mexico, etc.).
En 1952, Calder obtient le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise. En 1974, Calder entreprend les séries des « Crags », accrochant des « mobiles » aux angles des « stabiles », et des « Critters », « stabiles » noirs qui semblent les ombres de formes humaines.
Calder, parallèlement, mènera une importante oeuvre sur papier, gravures, lithographies le plus souvent très colorées.
Le caractère à la fois inventif et poétique de son oeuvre sculpté, son génie à trouver l’union entre abstraction et évocation de la nature, font de Calder l’un des plus grands sculpteurs du XX° siècle.