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Valerio Adami

"Le dessin a été la discipline de ma vie. "

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Quelques notes de biographie

Valerio Adami est né en 1935 à Bologne. Il se forme dans l'atelier de Felice Carena et rencontre Oskar Kokoschka à Venise. Le jeune homme s'installe à Milan où il suit les cours de dessin (1951-54) de l’Académie des Beaux-Arts de  Brera (atelier d'Achille Funi). Ses premières toiles sont teintées d’expressionnisme et marquées par ses souvenirs de l’Italie de 1945 en ruines. A l’occasion du Salon de Mai à Paris en 1952, il rencontre les peintres Matta et Wifredo Lam, qui deviendront ses plus proches amis.
Les peintures de Valerio Adami, très graphiques, proposent des formes, des morceaux d’images, des silhouettes, mais la dislocation formelle, les combinaisons imprévisibles, qui doivent beaucoup au cubisme et à l’oeuvre de Matta, perturbent le regard. Il s’affirme au cours des années 60 comme un représentant majeur de la Nouvelle figuration, participant à « Figuration narrative dans l’art contemporain » (1965), « Bande dessinée et figuration narrative » (1967) et fait l’objet d’une rétrospective à l’ARC en 1970.
En 1966, Valerio Adami établit définitivement son système formel : une ligne épaisse cerne les objets et personnages, traités en aplats de couleur pure et sans ombres. Les peintures sont précédées de dessins d’études particulièrement précis (influence surréaliste). Ce style allait le rendre célèbre. Depuis la fin des années 80, l'artiste a créé des peintures murales pour de nombreux grands bâtiments publiques. Sa première exposition individuelles est organisée en 1957 à Milan, la première d'une longue liste qui verra Adami présenter son oeuvre dans les plus grands espaces d'exposition internationale. Son œuvre graphique est largement soutenu par la Galerie Maeght (Paris).
Ouvert à l’interprétation, riche de nombreuses références culturelles, le travail d’Adami suscite de nombreux commentaires de philosophes (Jacques Derrida, Jean-François Lyotard, Gilles Deleuze), d’historiens d’art (Hubert Damisch, Marc Le Bot) et d’écrivains (Italo Calvino, Octavio Paz, Antonio Tabucchi). Lui-même publie à partir de 1986 plusieurs ouvrages sur son travail comme « Les Règles du montage : Sinopie » (1989) ou « Dessiner : les gommes et les crayons » (2002).
Eternel nomade, il change souvent d’atelier. Vivant à Paris et en Italie, il passe plusieurs mois à Ostende (1969), New York (à partir de 1971), Mexico et Los Angeles (1975), Monte Carlo (où il s’établit en 1981), Meina (Italie). Il entreprend de longs voyages, au Mexique (1969, 1981), en Inde (1977, 1982), dans les pays nordiques (1988). L'artiste partage aujourd'hui son temps entre Paris, Monaco, l'Italie et l'Inde.

L'ordre d'un tableau est différent de celui que nous propose la nature, nous nous trouvons devant une nouvelle logique. Je dirais que le tableau s'est émancipé. Valerio Adami