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Carte e filigrane

Le filigrane della carta


La carta usata per stampare arte è dotata in genere di una filigrana. Il termine filigrana viene da filum, « filo » e da granum, « seme ». La filigrana o marca d’acqua è il motivo che si può vedere osservando un foglio di carta in trasparenza. Apparse alla fine del XIII° secolo, le marche di filigrana ci permettono di datare o di stabilire le origini delle carte fabbricate a partire da quell’epoca. Le filigrane utilizzate in passato costituivano un bestiario fantastico mescolato a un universo di simboli come la mano o il numero 4, il giglio e la corona reale con le iniziali del proprietario della macina. Certi simboli sono serviti per designare il formato della carta (il grappolo d’uva, il sole, il vaso, etc). Durante la fabbricazione della carta nel suo recipiente, col progressivo ridursi dell’acqua, la pasta di carta si deposita in quantità ridotta dove c’è il rilievo della filigrana. Questo spessore più esile di pasta sarà visibile in trasparenza sulla carta una volta che questa si sarà asciugata. Col passare del tempo, altre invenzioni tecniche o procedimenti consentiranno di far apparire la filigrana nell’anima della carta. Non è il caso di proporre in questa sede un repertorio esaustivo delle carte usate per la realizzazione delle stampe, desideriamo semplicemente mostrare le filigrane di carte incontrate più frequentemente a partire dalla seconda metà del XX° secolo. Altre carte sono più rare.

Si può notare che uno stesso fabbricante cambia regolarmente la dimensione e la forma della propria filigrana, ciò che consente di datare con grande precisione la data di fabbricazione della carta e controllare se c’è concordanza con le informazioni fornite dal catalogo ragionato dell’artista (quando è indicata la natura della carta). Qui di seguito qualche esempio di questo sapiente gioco di trasparenze!

Dimensioni delle carte

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Filigrane Arches
1932
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Filigrane Arches
1963
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Filigrane Arches Date sconosciuta
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Filigrane Arches
1968
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Filigrane Arches Date sconosciuta
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Filigrane Arches Circa 1975
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Filigrane Arches
1989
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Filigrane Rives
1953
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Filigrane Rives Circa 1959-61
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Filigrane Rives Circa 1960
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Filigrane Rives Circa 1959-61
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Filigrane Rives
2015
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Filigrane Hanhemuhle
2013
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Filigrane Hanhemuhle
2015
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Filigrane Moulin du Gué
2015
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F. Raffaello C M Fabriano Circa 1950
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F. Raffaello C M Fabriano
1974
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Filigrane Fabriano
1978
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Filigrane Lana Circa 1980
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Filigrane Lana Date sconosciuta
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Filigrane Richard de Bas
1973
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Filigrane Marais
1948
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Filigrane Marais Date sconosciuta
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Filigrane Montval
1939
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Filigrane Guarro Date sconosciuta
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Filigrane Johannot Date sconosciuta
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Filigrane Van Gelder Zonen
1985
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Filigrane Creysse
1983
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Filigrane Busato
1983
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Filigrane Mourlot
1958
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Filigrane Sala Gaspar
1969
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Filigrane Pincemin Circa 2000
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Filigrane EMP inconnu Date sconosciuta
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Filigrane inconnu
1971
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Filigrane inconnu Date sconosciuta
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Filigrane inconnu
1973

Un po’ di storia


Ci dispiace, ma questa rubrica è unicamente disponibile in lingua francese.

  • Arches

    Le papier Arches porte le nom d'un village situé près d’Epinal dans les Vosges. Son moulin rendra le village célèbre. Très vite, le papier Arches devient le support préféré d’artistes et d’hommes de lettres. Le filigrane évoluera au fil des siècles. En 1895, Arches lance la fabrication industrielle. Arches se spécialise dans la fabrication de papier destiné aux billets de banque, papiers officiels et papiers de commerce (papiers pour les éditions de luxe, taille-douce, papiers et cartes de correspondances, papier à dessin pour le trait et le lavis, papiers spéciaux tels que le papier des cartes géographiques). Environ neuf des éditions de luxe à tirage limité sur dix sont réalisées sur papier Arches. En 1956, les quatre papeteries concurrentes ARches, JOhannot, MArais et RIves fusionnent. Le premier groupe papetier français Arjomari est né. En 1976, les Papeteries Canson et Montgolfier entrent dans le giron d’Arjomari. Quinze ans plus tard, en 1991, Arjomari fusionne avec le papetier anglo-américain Wta et devient Arjo Wiggins.

  • Rives

    La ville de Rives est situé dans la région Rhône-Alpes à l'Est de la France, près de Grenoble. En 1573, utilisant l'eau d'un lac, un petit moulin sera construit dans la vallée. Pendant des siècles, la fabrication du papier est restée une opération tout à fait ordinaire. Avec l' arrivée, en 1820, des frères Blanchet et Kléber, l'usine recevra ses premières améliorations. En 1956, les quatre papeteries concurrentes ARches, JOhannot, MArais et RIves fusionnent. Le premier groupe papetier français Arjomari est né. En 1976, les Papeteries Canson et Montgolfier entrent dans le giron d’Arjomari. Quinze ans plus tard, en 1991, Arjomari fusionne avec le papetier anglo-américain Wta et devient Arjo Wiggins.

  • Hahnemühle

    L'histoire de cette manufacture de papier est très ancienne. Hahnemühle a effectivement été fondée en 1584 à Solling dans le sud de la Basse-Saxe (Allemagne). Il s’agissait au tout début de papiers à écrire faits main!

  • Canson

    Alors que Barthélemy de Canson prend la direction de la manufacture de Vidalon, au début du XIXème siècle, son cousin Jean-Baptiste de Montgolfier crée une papeterie en amont à St Marcel-lès-Annonay. Dans les années qui suivent, pour faire face à l’augmentation de la demande de papier, ils installent d’autres usines, notamment à Boulieu-lès-Annonay et Annonay. Les familles Montgolfier, Canson ou Seguin, pendant plus de trois siècles, ont participé au développement de l’industrie papetière du nord de l’Ardèche. Les générations étaient nombreuses et leur implication était totale. Les nombreuses inventions initiées par les papetiers de Vidalon ont fait passer cette activité de l’artisanat à l’industrie par de nouveaux procédés de fabrication, des papiers d’avant-garde, des machines qui ont fait la réputation de la papeterie annonéenne.

  • Moulin du Gué

    Moulin du Gué signifie Moulin de la partie peu profonde de la rivière. Ce peut être un papier Arches. Ce papier est spécialement conçu pour tous les types d' impression en creux et relief : la présence de lin ajoute une vibration de couleurs. Il donne la sensation d'un papier fait à la main.

  • Fabriano

    A la fin du XIIIème siècle, la fabrication du papier s'établit à Fabriano, dans la région italienne des Marches. Fabriano,proche d'Ancône - port particulièrement ouvert aux échanges commerciaux avec le monde arabe - devient le principal centre européen pour la production du papier ; ce sont les Arabes qui, après avoir appris les premiers rudiments et apporté quelques améliorations à ce nouveau produit, commencent à le diffuser en Occident. C'est pendant la Renaissance que la papeterie connaît son essor le plus important. La puissance de Fabriano s'étend sur les marchés des villes italiennes (Rome, Gênes, Florence, Venise) et à l'étranger (Provence, nord de la France, Espagne). Aux XVIIème et XVIIIème siècles, l'activité papetière de Fabriano connaît une longue période de déclin, avant de se relever au cours de la Révolution industrielle, de prendre de l'ampleur au fil du temps, jusqu'à connaître le succès qu'on lui connait.

  • Lana

     Le maître papetier Demenge Harlachol fait bâtir une roue à papier au cœur des Vosges, non loin d’un site gallo-romain nommé « villa Lana » . Une papeterie du même nom naît. Les  XVIIème et XVIIIème siècles font connaître les maîtres papetiers de Lana par l’excellence de leur filigranage, les papiers chiffons authentiques et la fabrication à la demande de papiers de spécialité. En 1872, « La nouvelle manufacture de Papier » s’installe sur les berges du Muhlwasser à Strasbourg. Le bouleversement de la Grande Guerre, sera suivi par l'avancée des techniques industrielles. En 2002, les papeteries vosgienne et strasbourgeoise fusionnent, la papeterie Lana se concentrant uniquement sur son seul site de Strasbourg. Elle changera, par la suite, plusieurs fois de propriétaire.

  • Richard de Bas

    Papier d'Auvergne du Moulin Richard de Bas est produit à Ambert. La première utilisation, en tant que moulin à papier, remonte à 1326. Le secret de la fabrication du papier a été ramené par trois croisés d’origine auvergnate emprisonnés à Damas pendant la seconde croisade. Les feuilles, encore aujourd'hui, sont filigranées avec le motif datant de 1326. Richard-de-Bas est intimement lié à l’aventure de Canson, car les Montgolfier était une grande famille de papetiers à Ambert, bien avant son implantation à Annonay.

  • Marais

    Les sources les plus anciennes de l’installation de moulins sur le Grand-Morin remontent au XVIème siècle. Déjà, des moulins à papier étaient construits entre Jouy-sur-Morin et Coulommiers. Parmi ces moulins, celui de Sainte-Marie, ou du Gué-Josson, prit une certaine ampleur. En 1785, Louis Delagarde, propriétaire des Papeteries du Marais, devint gérant des papeteries d’Arches dans les Vosges, près d’Epinal. De 1791 à 1795, les assignats sont fabriqués à Jouy-sur-Morin. Peu à peu ces unités de fabrication se modernisèrent et les machines à papier remplacèrent la fabrication manuelle. En 1828, Félix Delagarde fonde les « Papeteries du Marais et de Sainte-Marie ». Cette société comprend alors treize moulins. En 1953, les usines d’Arches, de Johannot, du Marais et de Rives fusionnent en une seule société (Arjomari). A l’exception d’une seule unité, les usines de groupes présents dans la vallée sont aujourd’hui fermées. En 1956, les quatre papeteries concurrentes ARches, JOhannot, MArais et RIves fusionnent. Le premier groupe papetier français Arjomari est né. En 1976, les Papeteries Canson et Montgolfier entrent dans le giron d’Arjomari. Quinze ans plus tard, en 1991, Arjomari fusionne avec le papetier anglo-américain Wta et devient Arjo Wiggins.

  • Montval

    En 1910, Gustave Maillol met au point, pour son oncle Aristide, un papier adapté aux exigences de l'artiste. Il installe sa petite fabrique à Montval près de Marly-le-Roi . La guerre de 1914-1918 interrompt ses travaux. Lorsqu'il rentre chez lui en 1919, Gaspard Maillol découvre que son matériel a été dispersé. Il se tourne alors vers les papeteries Canson et Montgolfier pour lui fabriquer les « Papiers Montval », qui feront désormais partie de la gamme de cette entreprise.

  • Guarro

    Ramon Guarro fonde sa papeterie en 1698 en Catalogne (Espagne), à La Torre de Claramunt. Comme toute entreprise papetière, le papier Guarro est lié à un cours d'eau, ici la rivière Anoia. Après de nombreuses évolutions au fil du temps, cette fabrique de papier sera acquise, en 1989, par le groupe Canson. C'est aujourd'hui une filiale du groupe ArjoWiggins.

  • Johannot

    Concurrents des Montgolfier, les Johannot se signalent par la qualité de leur production. Les créateurs de cette fabrique, Charles, Tony et Alfred Johannot, seront de célèbres graveurs du XIXème siècle. Leurs papiers sont appréciés de spécialistes comme Didot qui y imprime les ouvrages destinés à l’éducation du Dauphin. De nombreuses récompenses couronnent leurs efforts. Ils fabriquèrent également des cartes à jouer peintes au pochoir. En 1956, les quatre papeteries concurrentes ARches, JOhannot, MArais et RIves fusionnent. Le premier groupe papetier français Arjomari est né. En 1976, les Papeteries Canson et Montgolfier entrent dans le giron d’Arjomari. Quinze ans plus tard, en 1991, Arjomari fusionne avec le papetier anglo-américain Wta et devient Arjo Wiggins.

  • Van Gelder Zonen

    L'histoire de cette fabrique à papier hollandaise commence en 1685 et perdurera jusqu'en 1982. Pieter Smidt van Gelder, qui donnera son nom aux papiers, en deviendra propriétaire en 1783. Le papier était fabriqué sur plusieurs sites (à Wormer, Velsen, Aperdoorn et Renkum). En 1980, la décision d'arrêter la production à Wormer est prise, puis, en 1981, l'entreprise Van Gelder fait faillite. Des repreneurs continueront à produire du papier.

  • Creysse (Dordogne)

    Il s'agit d'une fabrique de papier établie en Dordogne, à Creysse. Vers 1925, Creysse est une petite ville d'environ 1000 habitants et la fabrique de papier appartient à Bernard-Dumas et Cie (succ. A. Fioroni). Cette entreprise d'aquitaine, en se diversifiant au fil du temps, prendra de l'importance. En 1989, le groupe Arjo Wiggins rachète le groupe (voir Arches, Johannot, Marais et Rives).

  • Imprimeur Busato

    Fondée en 1946 dans le centre historique de Vicence (Italie), l'imprimerie Busato est toujours en activité. Trois générations se sont succédé pour un travail sur des papiers particulièrement adaptés à la lithographie et la calcographie.

  • Atelier Mourlot

    L'imprimerie Bataille (à Paris), achetée en 1914, prend le nom de « Mourlot Frères » en 1921. L'imprimerie Mourlot ne s’installera qu'en 1976 rue du Montparnasse. L'atelier Mourlot deviendra sans conteste, l'un des plus important atelier de lithographie dans le monde. Bonnard, Braque, Chagall, Giacometti, Matisse, Calder, Dufy, Léger, Rouault, Fautrier, Dubuffet, Cocteau, Picasso et tant d'autres seront de l'aventure. Ce n'est pas si fréquent que le papier utilisé pour l'impression porte le filigrane du célèbre l'imprimeur.

  • Galerie Sala Gaspar

    Il s'agit d'une célèbre galerie espagnole fondée à Barcelone en 1909 et qui a fermé ses portes en 1996. La galerie a souvent édité sur des papiers portant son filigrane. Au cours des années 50, elle a édité des estampes d'artistes reconnus mondialement (Antoni Clavé, Pablo Picasso ou Joan Miró, mais aussi des artistes comme Braque, Chagall, Calder, Dalí, Pollock, De Kooning,Tàpies, Chillida, Dubuffet, Sam Francis, Warhol, Oldenburg, Lindstrom, Mitoraj, Flavin, Long ou Merz).

  • Artistes

    Pour une édition particulière, selon le souhait d'un éditeur ou sur la demande d'un artiste, un papier peut être spécialement fabriqué avec en filigrane le nom de l'artiste. Ainsi, par exemple, une partie des planches de la célèbre « Suite Vollard » (Vollard étant l'éditeur) porte le filigrane « Picasso », de même que plusieurs estampes du célèbre sculpteur-graveur anglais Henry Moore portent son nom en filigrane.