En mémoire . . .
Portrait de Van Velde Bram
"La souffrance des artistes les pousse à remettre un sens à ce monde plein de mensonges."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Bram Van Velde », J. Putman et C. Juliet, Maeght, Paris, 1975
« Bram Van Velde », C. Stoullig, MNAM, Paris, 1989
« D’un accés de vision », Y. Peyré, Ed. L’Echoppe, Caen, 1994
« B.V.V.: 1895-1981, rétrospective », R.-M. Masson, Musée Rath, Genève, 1996
A lire de l'artiste :
« Rencontre avec B. Van Velde », C. Juliet, Fata Morgana, Montpellier, 1978
Catalogue(s) raisonné(s)
Les lithographies », 3 Vol., R. M. Mason et J. Putman, Ed. Yves Rivière et Cabinet des estampes, Paris - Genève, 1973-1984
*« L’oeuvre peint, 1907-1960 », J. Putman et C. Juliet, Paris, 1975
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Estampe, lithographie, gravure, Van Velde Bram

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Van Velde Bram
estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
Interview de Jacques Lavigne***
Antibes, 3 Novembre 2005

. . . . . Jean-Michel et Nicole Meurice étaient des amis très proches à cette époque-là, c'était en 67 ; Jean-Michel avait fait treize films de treize minutes sur des artistes comme Soulages, Zao Wou Ki, ça se faisait pour l'O.R.T.F., et donc treize minutes sur Bram Van Velde dont je ne connaissais pas ou peu le travail à ce moment-là. Donc un soir, tout à fait par hasard en allant chez ces amis à Montparnasse, Nicole me dit « Il y a Bram qui est là ». Van Velde était tout seul dans le living et j'ai trouvé là un grand monsieur - il devait avoir soixante-dix ans à peu près - et de grands yeux bleus, un monsieur assez fascinant à priori, j'étais content de le rencontrer parce que je commençais vraiment à me mettre à la peinture. Et donc, évitant toute forme de mondanité, je suis tout de suite entré dans le vif du sujet. Voilà, c'était notre premier entretien et je suis resté un bon moment à écouter les impressions qu'il voulait bien me faire partager ce soir-là. Je l'ai revu quelques fois chez les Meurice. Evidemment j'étais, d'ailleurs je le suis toujours, très impressionné par cet individu. Je l'ai par la suite rencontré plusieurs fois. C'était un être très intériorisé, qui vivait uniquement pour la peinture et qui ne voulait parler que de la peinture, je crois ne jamais l'avoir entendu parler d'un autre sujet. Il balayait les autres thèmes de discussion d'un revers de main, parfois même les pistes lancées sur l'art d'autres peintres ! Il était sévère pour ceux qu'il n'aimait pas et détestait en particulier les « faiseurs », c'était son expression. Il était gentil, oui, mais n'était pas gentil dans le sens soucieux de l'autre. Il était allé « au-delà », il semblait avoir atteint quelque chose qui paraissait inaccessible, il ne vivait que de la peinture. Il habitait une chambre de bonne prêtée par Puttman qui était collectionneur, galeriste. Bram commençait un petit peu à vendre. Il vivait comme un étudiant, sa chambre était dans un état lamentable. Quand il ne peignait pas, il déambulait solitaire dans Paris. Il était très très seul. Je me souviens du grand désespoir de sa vie à cette époque, lié à sa séparation d'avec Beckett, il avait vécu avec lui et sans doute Beckett en avait eu assez de vivre avec cet être associable et s'était séparé de lui. Je me souviens,il y avait une grande souffrance chez Bram. *** Jacques Lavigne, peintre.


Quelques notes de biographie . . .


Bram Van Velde est né en 1895 à Zoeterwoude (Hollande). Autodidacte, il fut très jeune attiré par la peinture puisqu’à douze ans, deuxième des quatre enfants d’une famille pauvre, il travaille comme apprenti dans un atelier de peinture et décoration. Il ira à Worpswede, un village côtier de l’Allemagne du Nord, où s’étaient regroupés bon nombre de peintres de l’expressionnisme allemand, puis se fixe un temps à Paris. Là, il se consacre exclusivement à son art. Il gagne difficilement sa vie et s’installe à Majorque (Espagne). La guerre civile espagnol (au cours de laquelle son épouse périt tragiquement) le chasse de Majorque.

Il regagne Paris en 1936. Sa vie est misérable ; malgré les expositions collectives auxquelles il participe et les quelques critiques positives, son art ne rencontre pas de succès. Van Velde montre son travail dans des expositions personnelles ; si celles-ci lui valent l’estime de quelques personnes qui lui resteront toujours fidèles, elles ne lui apportent toujours aucun succès matériel. Samuel Beckett, un grand soutien, lui consacre des articles et présente ses expositions à Paris et New York.














En 1957, une exposition de son œuvre à Paris rencontre plus d’audience. C’est l’année suivante, l’organisation de sa première rétrospective qui enfin le consacre (Kunsthalle de Berne). Van Velde a 63 ans, ce premier véritable succès lui ouvre enfin la porte des grands musées et des galeries les plus réputées (Amsterdam, Turin, Paris, Rome, New York, San Francisco, Cologne, Munich, etc.).














Influencé au tout début par les expressionnistes allemands, il recevra, à Paris, l’influence des fauves et surtout de Matisse. Il se trouva, dès l’après-guerre (1945), en pleine maîtrise du langage plastique qui caractérisera l’ensemble de son oeuvre. Les tensions intérieures du peintre matérialiseront une conception de l’espace qui lui est éminemment personnelle. Il aima à inscrire la fluidité dans son travail, donnant le plus souvent une transparence lumineuse à ses compositions.

Bram Van Velde, qui est mort en 1981 à Grimaud (Var, France), repose en Arles.


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