En mémoire . . .
Portrait de Saura Antonio
"Si je ne pouvais pas peindre,j'aurais recours à d'autres moyens pour m'exprimer : poignarder les murs...crier.»"
  Notes de biographie               coup de coeur
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
«Antonio Saura», Fondation Miro, Barcelone, 1980
«Antonio Saura : Peintures 1956-1985», Musée d'Art et d'Histoire, Genève, 1986
«Antonio Saura», Biennale de Venise, 1995
«Antonio Saura» Museo Casa de la Moneda, Madrid, 2000
A lire de l'artiste :
«Contra El Guernica. Libelo», Ediciones Turner, Madrid, 1982
Catalogue(s) raisonné(s)
*« Antonio Saura, l'oeuvre gravé 1958-1984 », M. Galfetti, Ed Rivière, Paris, 1985
L'oeuvre imprime 1958-1984 », M. Galfetti, Cabinet des estampes, Genève, 1985
L'oeuvre imprimé, la obra grafica », P. Cramer et O. Weber-Caflisch, Ed. P. Cramer, Genève, 2000
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Estampe, lithographie, gravure, Saura Antonio

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Saura Antonio
estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
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Une lettre de Mr Antoine Pacchioni
Nice, le 10 mars 2006

Tout le problème est là, la viande ça pue. Un siècle comme le nôtre qui refuse toute vérité ne peut l’accepter, c’est mauvais pour le commerce… Une des grandes misères de l’art contemporain c’est sa désincarnation presque totale, son intellectualité stérile, son éthique de boutiquier de prêt-à-porter et de bateleur de foire. Cela n’a rien à voir avec figuratif ou pas…Quand une oeuvre n’existe pas, ne s’impose pas, autonome, sans l’esprit ou le raisonnement qui la sous-tend…elle n’existe pas. Point. Une heure d’initiation, quinze explications, dix volumes abscons sur son origine ne valent rien. « Jugement sans concept » disait Kant qui en connaissait un bout en voyages immobiles. Si ça ne décolle pas, si rien ne se passe, la valeur est marchande, d’usage ou de convenance…pas artistique. Antonio SAURA est un antidote violent à cet art moderne mou et creux. Sur la toile, il y a du sang, de la douleur, de l’exubérance et des larmes...de la matière humaine ; du relief dans le sujet comme dans l’exécution. Un plaisir ou un malaise mais immédiat. Il y a de la… viande. Il ne faut pas croire que c’est facile, c’est un don ou un travail peu commun. Ma femme n’a pas voulu de la lithographie Dora Mar Visitada IV car elle se sentait mal à l’aise en la regardant. Je n’en ai aimé l’artiste que plus, même si le calme du domicile conjugal commendait un renoncement. Si votre conjoint est moins sensible à une représentation vraie du monde, n’hésitez pas…


Quelques notes de biographie . . .


Antonio Saura devant sa toileAntonio Saura est né en 1939 à Huesca (Espagne). Il commence à peindre à l’âge de 18 ans, mais ne fera jamais d’études artistiques. Son enfance est marquée par la guerre civile espagnole et les visions d’horreur qu’il en a le marqueront à jamais. Sa première exposition personnelle sera organisée en 1950 (Saragosse).

Antonio Saura rejoint Paris en 1953 pour travailler avec le groupe surréaliste. Profondément déçu par cette expérience, il se réfugie dans une peinture informelle qui lui semble seule capable de libérer l’expression d’un automatisme psychique pur. En 1957, Saura est cofondateur du groupe El Paso (Madrid), groupe qui tentera de donner une impulsion nouvelle à l’art espagnol contemporain et de défendre l’Art informel. L’artiste prône le rejet des critères classiques à la peinture : figuration, composition, équilibre, beauté. Il peint des « Portraits imaginaires » en hommage aux maîtres de la peinture espagnole, des « Femmes », des « Foules », des « Crucifixions ».

A la fin des années 70, Saura peint des toiles de grandes dimensions d’où émergent des « Ecorchés » ; l’artiste est fasciné par le monstrueux, le convulsif, l’intense, mariant amour et cruauté qu’il juge indissociables (séries de portraits de Dora Maar). En 1991, puis en 1995, Antonio Saura travaillera auprès de son frère, le célèbre réalisateur de cinéma Carlos Saura, sur deux versions de l’opéra Carmen.














L’année 1994 est consacrée à une série de 365 dessins, « Diaro 1994 ». Il réalisera des peintures monumentales pour des commandes publiques, puis de front, tout au long de sa carrière artistique, un important ensemble d’oeuvres sur papier, gravures et lithographies.

Amoureux éperdu du livre dont il disait ne pouvoir se passer du contact, il illustrera naturellement de nombreux ouvrages. Son oeuvre est aux cimaises de tous les plus grands musées du monde.



Antonio Saura est mort à Cuenca (Espagne) en 1998.


Galerie Michelle Champetier
52, Avenue St Jean - 06400 - Cannes - France

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