En mémoire . . .
Portrait de Paladino Mimmo
"L'art doit poser aux autres d'incessantes questions et ne jamais donner de réponses."
  Notes de biographie               coup de coeur
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« M. Paladino », Kunsthalle, Bâle, 1980
« Paladino: le guetteur », B. Lamarche-Vadel, Le Différence, Paris, 1988
« M. Paladino », G. C. Politi, Milan, 1990
« Paladino, una monografia », J. Sallis & D. Eccher, Charta, Milan, 2001
A lire de l'artiste :
« M. P. : Extemporisation », interview with J. Putman, A. Cristea Gallery, 1997
Catalogue(s) raisonné(s)
M. Paladino : l'oeuvre gravé 1974-2001», E. di Martino, Ed. XXIe Siècle, Paris, 2003
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Estampe, lithographie, gravure, Paladino Mimmo

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Paladino Mimmo
estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
Avec son aimable autorisation, texte d’Aniello Placido***
Paris, le 22 décembre 2005

Une curiosité sans cesse en éveil dans l'approche d'un monde magique, une représentation de l'anecdote sortant de ses racines folkloriques et une imagerie codifiée, ne sont que les quelques aspects de la peinture de Paladino. Au début des années quatre-vingt Achille Bonito Oliva réunissait sous la bannière de la Transavangarde des artistes qui devaient opérer le passage d'un art post-conceptuel, marque aussi par l'essoufflement en Italie de l'Arte Povera, à un art de transition qui devait avoir comme référence la somme des attitudes artistiques composant nos manuels d'histoire de l'art. Le résultat de ce "Nomadisme" artistique était le retour à la figuration par le moyen d'une peinture traditionnelle, mais néanmoins, le reflet des expériences des années 60/70. E, 1976 Paladino est le premier à opérer un retour à l'atelier, à la surface classique, au besoin de se mesurer avec les techniques traditionnelles de la peinture, tout en réinventant son vocabulaire plastique qui comprenait aussi bien les acquis de son expérience antérieure. C'est ainsi que dans ses tableaux on peut trouver, codifiés ou pas, des références iconographiques évidentes, mais aussi, et surtout, une transposition d'un monde magique fait de souvenirs et de leur mise à distance, d'accumulation de formes et de leur transposition dans une lecture se disposant en mosaïque autour d'influences certaines. La curiosité pour le monde magique que Paladino côtoie depuis toujours, se mobilise avec les caractéristiques multiples d'une imagerie fantastique, où la renaissance se mêle aux masques africains donnant ainsi la base d'une architecture picturale originale. Le regard que Paladino porte vers la peinture s'est nourri tout d'abord aux sources du conceptualisme tout en sachant aussi focaliser autour d'éléments disparates, cela pour créer un rapport avec son spectateur et pour le transporter tout au long de ses tableaux ; afin qu'il puisse contourner au maximum les significations symboliques et appréhender l'oeuvre dans sa globalité. Les masques de Paladino sont le regard que l'artiste porte vers d'autres cultures qui se complètent en quelque sorte avec la sienne, celle du pays de Benevento qui garde parmi ses souvenirs folkloriques toute une symbolique faite de sorcières et de loups-garou : la tradition veut que sous un arbre de cette ville les sorcières se rassemblaient pour tenir leurs réunions démoniaques.... De même, les "Portes" sur lesquelles l'artiste a travaillé sont le symbole d'une culture ouverte sur un métissage qui se compose aussi bien de traditions méditerranéennes que d'un chromatisme riche, de rituels magiques et de problématiques conceptuelles. L'art de Paladino est silencieux ; par le fait même d'évoquer, il voile la signification de l'oeuvre qui acquiert, dans le silence, une dimension exceptionnelle dans laquelle les cérémonies ésotériques ont la même valeur que la recherche du peintre à trouver des solutions adéquates quant à la représentation utilisée. Le silence de sa peinture est un cri qui pénètre le regard du spectateur et le fait voyager à travers une mémoire atavique qui se traduit visuellement par le choix de l'artiste à nous faire parcourir un vocabulaire iconographique désormais éclaté.*** Aniello Placido, directeur des Editions XXI° siècle.


Quelques notes de biographie . . .


Mimmo Paladino est né à Paludi (Italie) à l'est de Naples en 1948. Sa culture, sa mémoire sont là totalement imprégnées de la culture méditerranéenne. De 1964 à 1969, il fait ses études au Liceo artistico de sa ville natale. Dans les années 70, l’artiste travaille avec « des photos de façon post conceptuelle », travail qu’il abandonne peu à peu pour se tourner vers une figuration plus expressive. Sa première exposition personnelle sera organisée en 1976.














En 1980, Paladino est cofondateur du mouvement de la Trans-avant-garde italienne (Francesco Clemente, Enzo Cucchi, Sandro Chia, Nicola de Maria). La même année, il participe à la Biennale de Venise avec ce groupe. Dans les années 80, Mimmo Paladino réalise des toiles très colorées où se retrouve « l’imagerie de notre culture » ; l’artiste peint d’étranges animaux, des personnages hybrides et distordus. Paladino s'inspire de l'art étrusque ou des arts primitifs qu'il transfigure. Il réalise des allégories énigmatiques selon des techniques traditionnelles : mosaïque, forme en tondo, triptyque, sculpture en bois peint. Il aime à tourner la mort en dérision et utilise, de manière récurrente, des têtes de mort, des croix, des os, des squelettes. Paladino place son art dans tout ce qui est mystérieux, oublié ou secret. On y découvre une sorte de rituel d’une certaine irréalité. Paladino privilégie la gestuelle au dépens du portrait : jamais on ne voit dans sa peinture l'expression d'un visage.














À partir de 1982, sa notoriété s'étend aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, et il expose dès lors dans le monde entier. Il mène, parallèlement à son travail de peintre, un oeuvre gravé important. A partir des années 90, l’artiste représente des personnages hiératiques, des têtes archaïques, réalise un ensemble de tableaux ovales dans lesquels il inclut des bois gravés, des pictogrammes et des chiffres. Il conçoit également des sculptures en céramique peinte et acier.














Il vit et travaille aujourd’hui à Benevento et à Milan.


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