En mémoire . . .
Portrait de Hartung Hans
"Je tâche de fixer le dynamisme et la constance des forces qui créent la matière, la lumière et l'esprit."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Hartung », P. Descargues, Cercle d’Art, Paris, 1977
« Hans Hartung », MAM de la Ville de Paris, 1980
« Hans Hartung, monographie », Pierre Daix, Daniel Gervis/Ed. Milan, 1991
« Hartung x 3 », F. Kaisert & autres, Fondation Hartung, Paris, 2003
A lire de l'artiste :
« Autoportrait », Grasset, 1976
Catalogue(s) raisonné(s)
Das graphische werk, 1921-1965 », R. Schmücking, Braunschweig, 1965, Basel, 1990, Verlag Galerie Schmücking
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Estampe, lithographie, gravure, Hartung Hans

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Hartung Hans
estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés

Quelques notes de biographie . . .

Hans Hartung est né à Leipzig (Allemagne) en 1904. Enfant, son proche entourage contribue à développer en lui une sensibilité musicale qui l’accompagnera toute sa vie. Il fait ses études à l’Akademie der schönen Künste de cette même ville (1924-1926), puis aux beaux-arts de Munich. Hans Hartung s’enthousiasme pour Rembrandt, Goya, Le Greco, mais aussi pour Kokoschka et Nolde, et conçoit des oeuvres abstraites d’une profonde singularité.

En 1928, il rencontre Anna-Eva Bergman à Paris, jeune artiste d’origine norvégienne venue comme lui étudier en France ; il se marient en 1929. La première exposition d’Hartung est organisée en 1931. Il quitte l’Allemagne en 1932, voyage en Europe, puis s’installe à Paris en 1935. Il peint alors des aquarelles et des toiles abstraites.

En 1944, Hans Hartung s’engage dans la Légion étrangère ; il sera blessé et amputé de la jambe droite. En 1945, il est naturalisé français. Son art traduit ses cauchemars et sa souffrance dans une peinture abstraite et lyrique. Il couvre ses supports de hachures et de tourbillons, de grandes masses sombres tracées à l’encre de Chine, à l’huile ou au pastel. L’artiste pense que seul le « tachisme » peut dire le désespoir des horreurs de la guerre.














Hans Hartung reçoit le grand prix de la Biennale de Venise en 1960. C’est à cette période que Hartung commence à travailler à l’acrylique à de grands formats, tour à tour frappés de touches rapides, griffés ou grattés. Il « stigmatise » sa peinture au moyen de balais, de peignes et de branches. L’artiste s’évertuera par son oeuvre à fixer le dynamisme et la constance des forces qui créent la matière, la lumière et l’esprit.

En 1986, Hartung entamera une série d’oeuvres très colorées où il projette coulures et égouttures sur du papier d’emballage. Pendant les trois dernières années de sa vie, Hartung se renouvelle profondément afin d’offrir, de s’offrir, une ultime période de création. Sa femme, Anna-Eva Bergman disparaît en 1987. Hans Hartung meurt en 1989 à Antibes (France). Selon ses voeux, ses cendres sont dispersées dans la Méditerranée.














Hans Hartung, de son vivant, aura reçu tous les hommages et tous les honneurs. C’est à Antibes que vient juste de s’ouvrir au public un centre portant son nom, musée et centre d’étude sur son oeuvre (2006).


Dédicace de l'artiste ***
*** Collection privée / Ce document n'est pas à la vente.



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