En mémoire . . .
Portrait de Toulouse Lautrec
"Les crayons, ce n'est pas du bois et de la mine, c'est de la pensée par les phalanges."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Toulouse Lautrec, les lumières de la nuit » J.&C. Frèches, Ed. Gallimard 1991
« Toulouse Lautrec », Sege Fauchereau, Ed. Cercle d’Art, 2001
« Henri de Toulouse Lautrec », J.-J. Lévêque, Ed. ACR, 2001
« Toulouse Lautrec et l’affiche », Bertrand Lorquin, Ed. Gallimard, 2002
A lire de l'artiste :
Catalogue(s) raisonné(s)
*« Lautrec par Lautrec », P. Huisman et M.G. Dortu, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1964
Lithographies et pointes sèches », Jean Adhémar, Arts et Métiers graphiques, Paris, 1965
*« Le peintre graveur », Loys Delteil, Da Capo Press, New York, 1969
*« Catalogue complet des Estampes », 2 Vol. W. Wittrock, ACR et Editions de l’Amateur, Paris, 1985
*« L’opera completa di Toulouse Lautrec », G.M. Sugana, Rizzoli Ed., Milan, 1969
*« C.R. de son œuvre », 6 Vol., M.G. Dortu, Brame et de Hauke Ed., Paris, 1971
*« Tout l’œuvre peint de Toulouse-Lautrec », G.M. Sugana et autres, Ed. Flammarion, Paris, 1977
Catalogue complet des Estampes », 2 Vol. W. Wittrock, ACR et Editions de l’Amateur, Paris, 1985
Les affiches de Toulouse-Lautrec », F. Mourlot et J. Edouard, Ed. Sauret et Trinckvel, 1992
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Toulouse Lautrec

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Toulouse Lautrec
Quelques notes de biographie ...

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signature manuscrite de Toulouse Lautrec
JAPONISME /1880-1895 / Edouard Degas, Vincent Van Gogh, etc.
Quelques notes de biographie . . .

Henri de Toulouse-Lautrec, de son vrai nom Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, est né à Albi (Tarn) en 1864. Sa famille appartient à la grande noblesse française. Son père, amateur de chevaux, de chasse et de fauconnerie, est un original. Lautrec est destiné à suivre une vie identique. En 1878, puis 1879, il se casse successivement les deux jambes. Malgré les soins qui lui sont prodigués, à cause d’une calcification défectueuse, ses jambes ne grandiront plus et Lautrec restera chétif. C’est pour tromper l’ennui de ses désormais longues stations d’immobilité qu’il commence à dessiner et à peindre.



Après avoir réussi la première partie de son baccalauréat, il décide d’arrêter là ses études et apprend son art avec René Princeteau, un peintre animalier sourd et muet, ami de son père. Ce dernier le dirige vers l’atelier Léon Bonnat en 1882, puis vers celui de Fernand Cormon. Lautrec prend un atelier à Montmartre en 1884. Très vite, il a vingt ans, il abandonne toute direction académique pour suivre sa propre inspiration et sa fantaisie. Il se lie avec Bruant et travaille pour le cabaret « Le Mirliton » et le journal du même nom. Il fréquente les lieux de plaisir, le Moulin Rouge, le Moulin de la Galette et les music-halls ; La Goulue, Jane Avril et autre Yvette Guilbert deviennent ses modèles préférés. Lautrec travaille sur le motif, produit des esquisses et autres études, maints croquis et dessins préparatoires. Ses planches lithographiques feront l’objet de longues recherches. Il collabore à « La Revue Blanche » et à « L’Escarmouche ».














Lautrec expose pour la première fois en 1887 au Salon des XX à Bruxelles. Il exposera à diverses reprises au Cercle Volney et au Salon des Indépendants.














En 1893-94, il fréquente assidûment les maisons closes, y habite au besoin, et y travaille énormément, étudiant le quotidien naturel et l’intimité des prostitués. En 1897, son atelier change d’adresse. Lautrec peint et dessine de manière intensive, mais souffre de sa disgrâce physique et de l’ironie des femmes à son égard ; il glisse insensiblement dans l’excès de boissons. Ses amis s’inquiètent et tentent de la faire rompre avec ses habitudes par des voyages. Rien n’y fait. En 1899, malade, il est conduit dans une maison de santé à Neuilly pour subir une cure de désintoxication. Sorti, il va maintenant vivre principalement à Bordeaux avec un ami de sa famille, ses séjours à Paris devenant rares et brefs. Se sentant très malade, Lautrec retourne au Château de Malromé (Gironde) près de sa mère.

Après avoir peint jusqu’à l’extrême limite de ses forces, il meurt le 9 septembre 1901.














Ce ne fut qu’après l’exposition rétrospective à la Galerie Goupil (1914), que Henri de Toulouse-Lautrec gravira tout les échelons de la gloire. De très nombreuses expositions monographiques et rétrospectives seront désormais organisées dans le monde entier, plaçant l’artiste au pinacle de l’art. Cabarets, théâtres, bordels, hippodromes, foires, cirques, Lautrec aura réalisé, au cours de sa très brève vie, plus de mille peintures, plus de cinq mille dessins, trois cent soixante-neuf lithographies. Son travail indissociable de la Belle Epoque, annonce l’Art nouveau, notamment par l’importance que l’artiste a donné aux arts dits mineurs : affiches, mise en illustrations de menus ou de programmes, couvertures et illustrations de livres.