En mémoire . . .
Portrait de Bozzolini Silvano
"Je voudrais être une petite pierre du grand édifice."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Quatre piraines » Jean Arp, gravures de Bozzolini & Righetti, Ed. J Pons, 1949
« Silvano Bozzolini », in Les années 50, G. Xuriguera, Arted, Paris, 1984
« Bozzolini, œuvres des années 50-60 », Cat. Galerie J. Barbier, Paris, 1986
Bozzolini, 80 ans », Françoise Monnin, Ed. MDC, Sisteron, 1991
A lire de l'artiste :
« Bozzolini », vidéogramme, Bruno Brouard, Production « D’Art-D’Art », 1989
Catalogue(s) raisonné(s)
*C. R. en préparation, J. Castanier et O. Nouvellet, Paris
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Bozzolini Silvano

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Atelier Lacourière & Frélaut


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Bozzolini Silvano
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Bozzolini Silvano
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
REALITES NOUVELLES /1946-1956 / Etienne Béothy, Marcelle Cahn, etc.
timbre postal de Bozzolini Silvano
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Bozzolini Silvano 
  Quelques notes de biographie . . .
Comme Jean Dewasne ou André Bloc, Silvano Bozzolini est l'un des maîtres de l'art abstrait. Léon Degand
Bozzolini Silvano dans son atelier
Affiche / S. Bozzolini dans son atelier


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Silvano Bozzolini est né en 1911 à Fiesole (Toscane, Italie). Ses parents, commerçants, acceptent mal qu’il désire faire des études d’art. Il sera pourtant étudiant en art à Rome (1928), puis à Milan où il poursuit sa formation en autodidacte. Au début des années 30, Silvano Bozzolini entreprend d’étudier les Primitifs Toscans à Florence ; il sera, dans cette même ville, élève de l’Ecole des Beaux-Arts (1936).
Le jeune homme fait plusieurs voyage en bicyclette (Suisse, Bulgarie). Il est mobilisé pour la guerre (Albanie, Grèce) et sera blessé. Pendant l’été 1943, Bozzolini rejoint le maquis dans la région de Sienne.

L’artiste prend place dans le groupe « Arte d’Oggi » (1946-1947). Il réalise son premier tableau abstrait en 1946. A l’issue d’un voyage à Paris, il décide de s’y installer (fin 1947). Là, il rencontre et se lie d’amitié avec Jean Dewasne, Victor Vasarely, Emile Gilioli, des danois Robert Mortensen et Egil Jacobsen, de Poliakoff. En 1948, ce sera les rencontres avec Jean Arp, dont il illustre de gravures un poème en 1949, avec Sonia Delaunay, Jean Deyrolle et Alberto Magnelli. Bozzolini sent son art très proche de son compatriote.

L’artiste pénètre ainsi le groupe de ceux qui généraient la seconde génération de l’abstraction. Bozzolini s’intègre au groupe « Espace ». Il devient assidu de la Galerie Denise René où il exposera en 1954. A partir des années 50 et pour longtemps, l’artiste va participer à de très nombreuses expositions collectives françaises (Salon de Mai, Salon des Réalités Nouvelles dont il deviendra membre du comité, Salon Comparaisons, puis Grands et jeunes d’Aujourd’hui, etc.) et étrangères (Milan, Pittsburgh, New York).

Si sa toute première exposition personnelle sera organisée à Sofia (Bulgarie, 1934), la première exposition parisienne (gravures) qui lui est consacré sera organisée à la Librairie La Hune, en 1951. Silvano Bozzolini sera désormais exposé régulièrement, et les galeries et musées les plus prestigieux donneront à apprécier son oeuvre (Copenhague, Florence, Milan, Liège, Bruxelles, Paris, Tokyo, etc.). Des musées d’envergure internationale font rentrer son art dans leur collection (Musée d’art moderne de New York, de Sao-Paolo, de Liège, de Scopnje, de Nantes, de la Ville de Paris, etc.).

En 1964, Bozzolini réalise « La Jérusalem céleste », vingt-quatre vitraux pour l’Eglise de Boust (Moselle) ; l’artiste accède à plusieurs commandes publiques monumentales (fresques, mosaïques, etc.). En parallèle à sa peinture, l’artiste mènera également une importante oeuvre sur papier, notamment dans le domaine de la gravure sur bois, dans celui de l’illustration, également du collage. Parti d’un vision postcubiste, Silvano Bozzolini aboutit à son arrivée à Paris à une abstraction à tendance géométrique, utilisant cependant plus la courbe qu’il n’était coutume à cette époque où prévalaient droites et angles. Soutenu par une palette vive et tonique, sensuelle, par des compositions dynamiques et sobres, son art s’en tiendra toujours à cette manière.

Silvano Bozzolini est mort en 1998.