En mémoire . . .
Portrait de Poliakoff Serge
"Il ne faut pas oublier que chaque forme a deux couleurs : l’une intérieure, l’autre extérieure."
  Notes de biographie               coup de coeur
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Poliakoff », MAM de la Ville de Paris, 1970
« Poliakoff : Rétrospective », Musée des Beaux-Arts de Charleroi, 1975
« Poliakoff », G. Durozoi, La Différence, Paris, 1984
« Serge Poliakoff », D. Vierny et autres, RMN, Paris, 1996
A lire de l'artiste :
« Poliakoff », Galerie Räber, Luzerne, 1965
Catalogue(s) raisonné(s)
Les estampes », Y. Rivière, Ed. Y. Rivière, Paris, 1974
Serge Poliakoff : Graphik - Estampes - Prints », A. Poliakoff et G. Schneider, Ed. Galerie Française, Munich, 1998
*« L’oeuvre peint », C. R. en préparation, Alexis Poliakoff
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Poliakoff Serge

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Poliakoff Serge
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Poliakoff Serge
ART NON FIGURATIF /1942-1975 / Jean Bertholle, André Beaudin, Jeannie Dumesnil, Hanna Ben-Dov, Elvire Jan, Charles Lapicque, etc.
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Very numerous artists were member of the School of Paris.
REALITES NOUVELLES /1946-1956 / Etienne Béothy, Marcelle Cahn, etc.
ART LYRIQUE ou INFORMEL, TACHISME /1950-1960 / Jackson Pollock, Emil Schumacher, etc.
Affiche d'exposition Poliakoff Serge 
  Quelques notes de biographie . . .
"Malevitch m’a démontré le rôle capital de la vibration de la matière. Même s’il n’y a pas de couleur, un tableau où la matière vibre reste vivant." - Serge Poliakoff
Poliakoff Serge dans son atelier
Affiche / Poliakoff dans son atelier


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Serge Poliakoff est né en 1900 à Moscou (Russie). Sa jeunesse se passe dans une famille qui appartient à une société raffinée particulièrement aisée (son père est éleveur de chevaux) ; il apprend la musique. A la révolution, Serge Poliakoff fuit son pays en 1918 et s’installe à Paris en 1923, après avoir vécu dans divers lieux (Constantinople, Sofia, Belgrade, Vienne ou Berlin). Il suit un enseignement de dessin à l’Académie de la Grande-Chaumière, puis à la Slade School de Londres (1935-1937). Il revient à Paris. Il peint alors des nus. Afin de survivre, tout en peignant, il joue de la guitare dans les cabarets russes. Sa première exposition personnelle sera organisée à Paris en 1937 (Galerie Zak). Il participe aux très nombreux Salons parisiens.














C’est à cette époque que l’artiste suit Kandinsky, Robert et Sonia Delaunay, sur les chemins de l’abstraction. Poliakoff imbrique des formes libres, travaille essentiellement sur l’intensité de la couleur, cherche des transparences. La critique l’éreinte parfois pour l’aspect décoratif de son travail ; Poliakoff réagit en se tournant vers une palette plus sombre (noirs, rubis, ocres, etc.). Le peintre, comme le graveur et le lithographe, veut créer des « poèmes picturaux ».














Au début des années 50, ses oeuvres deviennent plus géométriques, l’artiste produisant des compositions symétriques ou asymétriques. Dans les années 60, Serge Poliakoff abandonne les formes construites et architecturales pour réaliser des toiles ou des estampes presque monochromes, où seule varie l’intensité de la couleur.

Son oeuvre, tout au long de sa carrière artistique sera exposé régulièrement en France et à l’étranger (musées, galeries, manifestations collectives) ; Poliakoff recevra de très nombreux prix importants (prix Kandinsky, Lisbone, Biennale de Tokyo, etc.), sans pouvoir pourtant obtenir celui de la Biennale de Venise en 1962, prix qui semblait lui être promis, mais qu’Alfred Manessier obtint cette année-là.

Poliakoff, décoratif ? Il y a à l’évidence dans l’oeuvre de ce peintre, malgré l’accusation que l’on porte parfois à son auteur de n’avoir peint qu’un seul et même tableau, une dimension qui suscite contemplations et méditations profondes.



Serge Poliakoff est mort à Paris en 1969.