En mémoire . . .
Portrait de Searle Ronald
"Toutes les possibilités que me donnait un simple crayon exercèrent sur moi une fascination qui tourna vite à l'obsession."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« R. Searle », P. Soupault & autres, Cab. des estampes, Ed. Bib. Nationale, 1973
« La famille Cassé », Ed. Michel Cassé, Paris, circa 1975
« 45 ans de dessins », Ed. Denoël, 1984
« R. Searle dans le Monde », Ed. Le Cherche Midi, Paris, 2001
A lire de l'artiste :
« Ah oui, je m’en souviens très bien. Paris 1961-1975 », Ed. Denoël, 1988
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Searle Ronald

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Atelier Lacourière & Frélaut


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Searle Ronald
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Searle Ronald
DES « SINGULIERS » /XXème siècle /
timbre postal de Searle Ronald
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Searle Ronald 
  Quelques notes de biographie . . .
Personne ne s'intéressait particulièrement à mes dessins, personne ne semblait choqué par leur caractère spontanément grotesque. Tout cela paraissait bien naturel pour un garçon qui se servait de sa main gauche. Ronald Searle
Searle Ronald dans son atelier
Affiche / Ronald Searle


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Ronald Searle est né à Cambridge (Angleterre) en 1920 dans une famille de la classe ouvrière. Encore un enfant, il se sent inéluctablement attiré par la caricature. Il commence à dessiner régulièrement dès l'âge de . . . cinq ans et publiera ses premiers dessins dans un journal local alors qu’il en a à peine quinze (1935), faisant preuve d'un extraordinaire talent. Ses premiers dessins publiés lui permirent de financer ses études à la Cambridge School of Art and Technology. En 1939, il reçoit son diplôme dans la section dessin.














Ronald Searle est mobilisé en 1939 et servira dans le Royal Territory Ingeneers pendant la seconde guerre mondiale. Le « Lilliput Magazine » publie un de ses dessins dont la légende est liée à l'actualité : « Étant donné la situation internationale, le match avec Saint-Trinian a été reporté » ; il s’agit en fait du premier dessin d'une longue suite qui verra le jour après guerre et qui contribuera à rendre Ronald Searle célèbre. Envoyé à Singapour, Ronald Searle est rapidement fait prisonnier par les Japonais ; il le restera pendant presque quatre ans. Le jeune artiste met à profit sa captivité pour relater par le dessin les conditions extrêmement dures faites aux prisonniers, se faisant ainsi le chroniqueur de ce quotidien sordide. Trois cents dessins originaux de cette période font aujourd’hui partie de la collection permanente de l'Imperial War Museum (Londres). Lorsqu'en 1946, avant même sa démobilisation, Searle reprend sa série de Saint-Trinian, il transpose la cruauté des conditions d'incarcération qu’il a largement subi dans un collège de jeunes filles où règnent l’arbitraire et la torture. Searle commence à travailler, en Angleterre, pour de nombreuses revues et pour des journaux.

La carrière de l’artiste sera marquée par une extraordinaire diversité. Sous forme de reportages, il dessinera, entre autres, ses aventures à travers l'Amérique pour la revue « Holiday Magazine » et travaillera régulièrement pour de nombreuses publications européennes et américaines de renoms, comme « The New Yorker », « The New York Times », « Sunday express », « Life » ou « Le Monde ». Searle réalisera également des films d'animation long-métrage à Hollywood. Poursuivant ses livres des séries « St Trinian's » et « Molesworth » (où il est co-auteur avec Geoffrey Willians), il publiera de nombreux livres de voyages avec l'humoriste Alex Atkinson, des publicités et des affiches.














En 1961, il s’installe à Paris, avant, quelques années plus tard de rejoindre la région de Haute-Provence. Dans les années 70 et afin d'atteindre un public véritablement international, Ronald Searle abandonne quelque peu la caricature pour se consacrer aux animaux ; il réalisera à cette époque de nombreuses lithographies, notamment dans l’atelier de Michel Cassé, à Paris. L'humour de l'artiste est souvent grinçant, volontiers absurde et impertinent. le trait, libre et habille, aime à souligner certains détails, s'attarder, broder arabesques et enchevêtrements expressifs.