En mémoire . . .
Portrait de Topor Roland
"L'humanité a besoin de sublime. Le sublime du sublime, c'est l'art. Le sublime de l'art, c'est l'avant-garde. "
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Topor, l’homme élégant » , Christophe Hubert, Ed. Hermaphrodites, Paris, 2004
« Topor - Dessins Panique », Roland Topor, Collectif, Ed. Hazan, Paris, 2004
« R. Topor ou le rire étranglé », F. Vaillant, Ed. Buchet-Chastel, Paris, 2007
« Topor traits », Daniel Colagrossi, Ed. Scali, Paris, 2007
A lire de l'artiste :
« Mémoires d'un vieux con », Roland Topor, Ed. du Seuil, Paris, 1998
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
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Estampe, lithographie, gravure, Topor Roland

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Topor Roland
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Topor Roland
ARTISTES D'AUJOURD'HUI /XXème siècle /
timbre postal de Topor Roland
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Topor Roland 
  Quelques notes de biographie . . .

En matière de culture, je fais mon marché tout seul. Je suis le terrain, je sais ce qui pousse. Roland Topor

Topor Roland dans son atelier
Affiche / Roland Topor


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Le sculpteur Abram Topor, père de l'artiste, était venu s'installer à Paris en 1930 grâce à une bourse de l'Académie des arts de Varsovie. Roland Topor naît en 1938. La famille s'installera un temps en Savoie où elle connaîtra la difficile condition d'une famille juive se cachant pour échapper à la folie nazie. Son père lui transmettra sa passion pour l'art et le jeune homme suivra sa formation à l'école des Beaux-Arts de Paris (1955-1964).
Homme d’un grand éclectisme, Roland Topor sera illustrateur, dessinateur, peintre, écrivain, poète, metteur en scène, chansonnier, acteur et cinéaste.

















Il publie ses premiers dessins dans la revue « Bizarre », ses premières nouvelles dans la revue « Fiction » en 1958. Son humour décapant l’entraîne vers le journal satirique « Hara-Kiri » avec lequel il collabore (1961-1965). « Les Masochistes », son premier livre, paraît chez Losfeld en 1961. Totalement tragique et absurde, l'humour qu'il impose alors avec force évoque plus le grotesque de l'Europe centrale que l'humour anglo-saxon. Toutes les créations ultérieures de Topor resteront fidèlement placées sous le signe de la provocation et du bizarre présents dès ses débuts.
















Il sera l’un des créateurs du mouvement « Panique » (Arrabal, O. Olivier, Jodorowsky, Sternberg) en 1962, groupe qui pose les principes de ce qui est aussi un style de vie régi par la confusion, l'humour, la terreur, le hasard et l'euphorie.
















Attiré par le cinéma d'animation, il collabore avec René Laloux. Après plusieurs courts métrages, le long-métrage « La Planète sauvage » obtient le prix spécial du jury à Cannes en 1973. En tant qu'acteur, Topor tient quelques rôles secondaires ; on notera sa participation à « Nosferatu, fantôme de la nuit », film de Werner Herzog, aux côtés d'Isabelle Adjani et de Klaus Kinski. Roland Topor réalisera également de nombreuses affiches de films (« Le Tambour « de Volker Schlöndorff, « L'Empire de la passion » de Oshima, etc). La décennie 70 voit également son roman « Le Locataire chimérique » connaître une brillante adaptation au cinéma par Roman Polanski (« Le Locataire »). Il collabora aussi avec Federico Fellini pour son « Casanova », dessinant les images pour la séquence de la « lanterne magique ». En 1988, Topor entreprend une adaptation de la vie du marquis de Sade : « Marquis » devient un film culte. Roland Topor travaillera avec son ami et complice Jean-Michel Ribes sur de nombreux projets (télévision, théâtre et cinéma). Le succès à la télévision de la série « Téléchat », pour laquelle il collabore avec son ami Henri Xhonneux, est immédiat et 234 épisodes seront tournés.
 
Auteur de théâtre, il écrit « Vinci avait raison » qui déclenchera un immense scandale en Belgique lors de sa création, « Joko fête son anniversaire », « L' Ambigu », ou encore « L' Hiver sous la table ». Topor travaillera à plusieurs reprises avec son ami Jérôme Savary (« Les Aventures de Zartan », « De Moïse à Mao »), et signa à la fois la mise en scène, les décors et les costumes de Ubu roi au théâtre national de Chaillot en 1973.
Roland Topor laisse une œuvre foisonnante, originale, dont le temps n'a pas émoussé la virulence. Il est mort à Paris en 1997.