En mémoire . . .
Portrait de Vieillard Roger
"Comme dans la sculpture, la gravure poursuit dans une matière monochrome les parcours de la ligne dans l’espace."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« R. V., Burins, Reliefs », J. Adhémar et autres, B. N. de Paris, 1972
« Gravure and Grace : The Engravings of R. V. », Hacker, Ashmolean Museum, 1993
« Roger Vieillard », in Nouvelles de l'Estampe, n°187, mars-avril 2003
« Le trait et la couleur », A. Guérin, cat. d’expo, Ed. Gourcuff, Yerres, 2008
A lire de l'artiste :
« Hommage à Rimbaud », illustrations de 19 gravures, Ed. du Seuil, Paris, 1945
Catalogue(s) raisonné(s)
* « Oeuvre Gravé, 1934-1989 », deux volumes, Anne Guérin, Virginie Rault et Dominique Tonneau-Ryckelynck, Ed. Somogy, Paris, 2003
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Estampe, lithographie, gravure, Vieillard Roger

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Vieillard Roger
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Vieillard Roger
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
timbre postal de Vieillard Roger
Etude de timbre / MC
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Muet mais . . . parlant !
     Durée : ()
Affiche d'exposition Vieillard Roger 
  Quelques notes de biographie . . .
A la pointe du scalpel, une incision crissante dans les entrailles moirées de l’imaginaire. Des noirs variés à l’infini, allant du gris pâle d’un affleurement d’aiguilles aux crochets ancrés dans la nuit du Styx . . . parfois pareils à un son soufflé au loin dans le cuivre, le recours délicieux d’un blanc « réservé » épais comme une goutte de lait. Jean Tardieu.
Vieillard Roger dans son atelier
Affiche / Roger Vieillard


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Le graveur Roger Vieillard est né au Mans, où son père est en garnison, en 1907. Le jeune homme se passionne pour le tennis ; il fait des études classiques à Paris (lettres et droit), fréquentant les cours de la Sorbonne. En 1930, il effectue son service militaire dans la météorologie et est envoyé au Maroc où il commence à dessiner (l'un de ses arrière-grand-père, le peintre Albert Maginel, avait été élève puis ami d'Ingres). Il deviendra banquier, tout en pratiquant parallèlement son sport favori à un haut niveau. Au début des années 30, Roger Vieillard fait la connaissance du peintre Jean Bazaine et du graveur anglais Stanley William Hayter à l’Atelier 17, véritable laboratoire expérimental de la gravure. Il y découvre le burin qui deviendra sa technique de prédilection. Dès 1935, il fréquente assidûment, et pendant deux ans, cet atelier, le jeune artiste se perfectionne auprès de Hayter et de son ami Joseph Hecht.


En 1939, Roger Vieillard installe sa première presse. Il se marie cette même année avec le peintre américain Anita de Caro, originaire de New York, arrivée en France en 1936, qu’il a rencontrée à l’Atelier 17. Ils formeront un couple symbolique du Paris artistique des années 1940 à 1970. Roger Vieillard est remarqué, par la galeriste Jeanne Bucher qui organisera sa première exposition personnelle en 1942. Son travail de graveur évoluera au fil de sa recherche et de ses innovations.

Pendant la guerre, Roger Vieillard entretient une correspondance suivie avec Hayter qui est à New York et les deux artistes collaborent. Les années 1947 à 1958 sont marquées par de nombreuses expositions (Rotterdam, Paris, Biennale de Venise, en 1948 et 1950, Biennale de Sao Paulo, en 1953-1954, etc.). Ses gravures sont alors inspirées par le monde industriel et par son travail à la banque. Le couple voyage beaucoup et fréquente, entre autres, Jenny Bradley, Dora Maar, le couple Chagall et les Maeght.

A partir de 1960 Roger Vieillard perfectionne un procédé qui combine des moulages en stucs et ses matrices de métal encrées. Il rapproche ainsi la gravure de la sculpture par ce procédé, obtenant des bas reliefs. Le tirage sur plâtre, appelé par l'artiste « Relief gravé », est extrêmement réduit (rarement plus de deux épreuves).

















En 1967, Roger Vieillard organise une exposition des œuvres de son ami Jacques Villon à Lisbonne. Le buriniste prend sa retraite à la fin des années 60 et peut désormais se consacrer uniquement à son œuvre. Chercheur infatigable, il s'essaie encore à de nouvelles techniques.

L’œuvre de Roger Vieillard, qui compte 662 estampes, est très personnelle. L'illustration de livres, une trentaine, représente la moitié de son œuvre gravé. L’artiste utilise un trait précis d’une grande habileté et possède un style unique Il est considéré comme l’un des plus grands buriniste français. L'art du burin est exigeant, peu d'artistes s'y engagent. Auprès de celles de Henri-Georges Adam, de Pierre Courtin, d’Albert Flocon, de Ferdinand Springer, de Raoul Ubac, son œuvre est considérée comme l'une des plus importantes dans la gravure du XXe siècle. Roger Vieillard vient d’être élu membre de Académie des Beaux-Arts, section gravure, lorsqu’il meurt en 1989.