En mémoire . . .
Portrait de Platiel Roger
"Mon travail n’est pas plus abstrait que la nature ne l’est."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Das druckgraphische Werk », Erich Herzog, Cat., S. K. Kassel, 1979
« Roger Platiel », in Nouvelles de L’Estampe n° 49, 1980
« Roger Platiel », in « Hayter et l'Atelier 17 », Ed. Musée de Gravelines, 1993
« R. Platiel : 1934-1978 », Cat., Ed. Cultura de la Ciudad de Buenos Aires, 1997
A lire de l'artiste :
Catalogue(s) raisonné(s)
Das druckgraphische Werk 1934-1978 », Erich Herzog, Cat., Staatliche Kunstsammlungen Kassel, 1979
Site web
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Estampe, lithographie, gravure, Platiel Roger

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Platiel Roger
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Platiel Roger
ATELIER 17 /1927-1965 / Jacques Lipchitz, Yves Tanguy, etc.
timbre postal de Platiel Roger
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Platiel Roger 
  Quelques notes de biographie . . .
On ne sait pas où commence l’abstraction, ni où elle finit. Roger Platiel
Platiel Roger dans son atelier
Affiche d'exposition / Roger Platiel


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De parents allemands ayant fui le régime hitlérien, Roger Platiel naît à Paris dans les tous premiers jours de l’année 1934. Son enfance et sa jeunesse furent irrémédiablement marquées par le nazisme et la guerre qui, le condamnant à l’insécurité et à l’errance des années durant, laissèrent en lui une irréconciliable mémoire. Roger Platiel passe son enfance au Danemark, en Angleterre, puis en Suisse. Il commence ses études d’art en 1952 à la Werkakademie de Kassel, où ses parents se sont installés deux ans plus tôt ; la gravure l’attire, il s’y initie aussitôt sous la direction du professeur Hans Leistikow. Il s’installe à Paris en 1956, s’inscrit à l’Atelier 17 de Stanley William Hayter dont il découvre les procédés et dont il sera l’élève de 1956 à 1958.

Après un voyage en Amérique (Etats-Unis, Mexique, 1959), il s’installe de nouveau à Paris l’année suivante, à Montparnasse, et travaille de encore une fois auprès de Hayter. A ses débuts, sans aucune incertitude dans ses choix plastiques - « Tel est le privilège des voyageurs sans passé et sans bagage, » écrit Claire Bonnafé (Parcours d’un voyageur astral ) -, Roger Platiel va emprunter certains éléments formels à son maître, mais aussi à Henry Moore, à Max Ernst ou à Paul Klee, mais pour aussitôt les transformer en un langage complètement autonome. Il crée son premier atelier personnel en 1962 à Cachan, visite à cette même période la France, l’Allemagne et la Suisse.

Platiel expose plusieurs des ses oeuvres aux différentes Biennales de Paris du milieu des années 60. Il entreprend de voyager en Asie en 1965, passe un an à Rome ayant obtenu une bourse du Land de Hesse (1966-67), puis 3 ans en Afrique (1968-70). L’artiste regagne Paris au début des années 70 ; il participe alors à de très nombreuses expositions collectives en France et à l’étranger (Allemagne, Angleterre, Israël, Malte) ; il voyage encore, notamment en Italie et en Grèce.

En 1977, Roger Platiel est atteint d’un naevus à la tempe qui lui fait ajourner une exposition prévue à Francfort. Il ne cesse pourtant de travailler, accentuant son rythme. Il gravera sa dernière planche (« Trace ») en mars 1978, s’éteignant 3 mois plus tard ; en septembre de la même année, une exposition posthume consacrée à ses œuvres récentes est organisée à Francfort. En 1979, la « Staatlichen-Kunstsammlungen » de Kassel lui consacre une exposition rétrospective où la totalité de son œuvre est pour la première fois exposée.

Roger Platiel rêva d’un langage du futur où notre histoire pourrait s’exprimer et se dire - et peut-être se vivre. L’art de la gravure qu’il adopta à l’exclusion de tout autre moyen d’expression lui offrit ce champ, à l’intérieur duquel il fit simultanément oeuvre de peintre car, écrit encore Claire Bonnafé : « La magnificence de la couleur, une vibration éclatante et sourde portée au maximum de son intensité avec une extrême finesse, forme le feu central de sa recherche et ne saurait en être séparée. »