En mémoire . . .
Portrait de Indiana Robert
"Je suis un peintre américain, pas un internationaliste qui parlerait un esperanto artistique."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
«R. Indiana, wood works», Smithsonian Institution, Washington, 1984
«R. Indiana», C. Weinhardt, Abrams, New York, 1990
«R. Indiana, rétrospective», G. Perlein, Musées de Nice, 1998
R. I., figures of speech», S.-E. Ryan, Yale University Press, New Haven, 2000
A lire de l'artiste :
Interview par Poppy Gandler Orchier dans le Catalogue raisonné des estampes
Catalogue(s) raisonné(s)
Robert Indiana prints, 1951-1991 », S. Sheehan, Ed. Susan Sheehan Gallery, New York, 1991
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Indiana Robert

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Indiana Robert
Quelques notes de biographie ...

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estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Indiana Robert
POP-ART /1955-1970 / Andy Warhol, Keith Haring, Tom Wesselmann, etc.
Affiche d'exposition Indiana Robert 
  Quelques notes de biographie . . .
"Pour composer son "héraldique" de l’Amérique, l’artiste puise sans barguigner au fond de son coeur les émotions enfouies, souvenirs littéraires, amitiés, naissances et morts". - D. Widemann
Indiana Robert dans son atelier
Affiche / Robert Indiana


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Robert Clark, qui prendra plus tard le pseudonyme de Robert Indiana, est né à New Castle (Indiana, Etats-Unis) en 1928. Il étudiera d’abord dans différentes institutions ou écoles d’art aux Etats-Unis (Indianapolis, Utika, Chicago, etc.), avant de suivre un enseignement au College of Art d’Edimbourg, puis à Londres. Robert Indiana voyage au Mexique, en Europe et à l’intérieur des Etats-Unis. Il s’installe à New York en 1958.

En 1961, il figure à l’exposition « Studio of Dance », et, l’année suivante, à l’exposition historique « New Realists », laquelle réunit alors une grande partie des artistes internationaux qui se réclament du Pop Art, langage typiquement nord-américain. En 1962 également est organisée sa première exposition personnelle aux Etats-Unis. Artiste-clef du Pop Art, Indiana expose partout, participe à toutes les manifestations du mouvement (Montréal, Sao Paulo, Düsseldorf, New York, Chicago, etc.). Il sera présent, en 1990, à la FIAC de Paris.














Robert Indiana fait partie de la seconde vague des artistes américains du Pop Art, vague qui vint après les Rauschenberg, Johns, Chamberlain, etc. Comme beaucoup d’artistes du Pop Art, Indiana évoluera dans une direction qui lui est propre. Reprenant à son compte quelques voies ouvertes par d’autres, il utilisera pour s’exprimer les tubes d’éclairage au néon, les figures géométriques (cercles, étoiles, pentagones) aux couleurs uniformes en aplats et bien délimitées.














Robert Indiana admire Edward Hopper et le peintre Charles Demuth, l’un des précurseurs de la représentation de l’industrialisation américaine ; en 1963, il rend hommage à ce dernier par le célèbre « The Demuth American Dream », composition à partir du chiffre 5 et d’un jeu d’étoiles. Indiana travaille sur le signe. Bientôt l’artiste en vient à n’utiliser plus que lettres et chiffres. Son célèbre « Love » avec le O incliné deviendra l’image référence du Pop Art, image que l’artiste déclinera sans cesse, image obsessionnelle qui envahira le monde nord-américain. Le parcours de Robert Indiana, devenu presque l’homme d’une seule image, reflète bien l’esprit du Pop Art, esprit qui entretient des rapports pour le moins ambigu, haine et adulation, avec la société de consommation.


Personnage insolite, Robert Indiana s’installe en 1978 à Vinhalven, dans une île du Maine (Etats-Unis) ; il cesse alors de peindre, refuse la demande, afin de ne se consacrer qu’à la sculpture (troncs d’arbres assemblés en idoles barbares). A l’occasion d’une rétrospective organisée à Nice en 1998, il reprend pourtant une septième variante de « American Dream », consacrée cette fois à 3 femmes américaines venues vivre en France (Joséphine Baker, Isadora Duncan et Grace Kelly).