En mémoire . . .
Portrait de Char René
"Dans nos ténèbres, il n’y a pas de place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Oeuvres complètes », J. Roudaut, La Pléiade, Ed. Gallimard, 1983, puis 1995
« Dans l’atelier du poète », Marie-C. Char, Quarto, Ed. Gallimard, Paris, 1996
« René Char », Cat. exposition, Antoine Coron, Ed. BNF et Gallimard, 2007
« René Char », D. Fourcade et autres, Les Cahiers de l’Herne, Ed. L’Herne, 2007
A lire de l'artiste :
« Les Feuillets d’Hypnos », Col. Espoir, Ed. Gallimard, 1946 & rééditions
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
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Estampe, lithographie, gravure, Char René

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Sandrine Richard
Coup de coeur
De Chirico Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Char René
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Char René
SURREALISME /1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc.
DES « SINGULIERS » /XXème siècle /
Affiche d'exposition Char René 
  Quelques notes de biographie . . .
J'ai toujours mis dans mes écrits toute ma vie et toute ma personne. J'ignore ce que peuvent être des problèmes purement intellectuels. René Char
Char René dans son atelier
Affiche / Réné Char


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René Char est né en 1907 à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). Il passe son enfance aux « Névons », la vaste maison familiale dont la construction venait juste d'être achevée à sa naissance. Son père, maire de L'Isle-sur-la-Sorgue dès 1905, disparaît en 1918. Il sera pensionnaire du lycée d’Avignon, puis en 1925, étudiant à l'École de commerce de Marseille. Bâti comme un colosse, il se passionne pour le rugby. Il lit les poètes avec avidité.

En 1928, son premier recueil de poésie (« Cloches sur le cœur ») est publié, recueil rassemblant des poèmes écrits entre 1922 et 1926 dont il détruira la plus grande partie des exemplaires. Au début de l'année 1929, René Char fonde la revue « Méridiens » avec André Cayatte. Char commence à publier régulièrement. A Paris, il rencontre Aragon, Breton, Crevel, adhère au groupe surréaliste et publie « Profession de foi du sujet » dans « La Révolution surréaliste » (n°12) ; il a alors 22 ans, mais ce n'est qu'un bref passage au sein de ce mouvement, période pendant laquelle il signera quelques tracts et un recueil avec Paul Eluard et André Breton. En 1930, à Paris, Char est blessé d’un coup de couteau à l’aine dans une bagarre alors que le groupe surréaliste saccage le bar « Maldoror ». Parmi d’autres publications, « Artine » paraît aux Éditions surréalistes, chez José Corti, avec une gravure de Dali.













Pendant l’Occupation, René Char, sous le nom de Capitaine Alexandre, participe activement à la Résistance, « école de douleur et d’espérance ». Il commande le Service action parachutage de la zone Durance ; son QG est installé à Céreste (Basses-Alpes). Les célèbres « Feuillets d’Hypnos », ouvrage paru en 1946, restituent ses notes prises au maquis. Ces documents éclairent de l'intérieur cette expérience fondatrice que fut pour Char celle de la Résistance : refus de publier durant l'Occupation, dénonciation du nazisme et de la collaboration française, interrogations douloureuses sur son action et sur ses missions.
L'après-guerre laissera René Char profondément pessimiste quant à la situation politique française et internationale jusqu'à la fin de sa vie, comme en témoignent plusieurs de ses ouvrages ; il se rapproche d’Albert Camus, avec qui il entretiendra une indéfectible amitié (« Correspondance René Char Albert Camus », Franck Planeille, Ed. Gallimard, 2007).

Char atteint sa pleine maturité poétique dans les années 50, 60 et 70 (« Les Matinaux », « La Bibliothèque est en Feu », « Lettera amorosa », « Retour Amont », « Recherche de la base et du sommet »).

On notera la grande complicité du poète avec de formidables éditeurs tels PAB (Pierre André Benoit) et GLM (Guy Lévis Mano). Au fil de ses publications, René Char collaborera abondamment avec ses amis peintres : Miro, Matisse, Picasso, Brauner, Braque, Ernst, Villon, Giacometti, Zao Wou Ki, Vieira da Silva et d’autres encore. Son ami Nicolas de Staël, qui travailla au projet de décor et de costumes du ballet « L’abominable homme des neiges », grava 14 bois pour des poèmes extraits du « Poème pulvérisé ».
Char pratiquera également le dessin et la peinture ; sa première publication en ce domaine, une eau-forte, parait en 1956 dans les ouvrages de tête de « En trente-trois morceaux » aux éditions GLM (Guy Lévis Mano). Son « Carnet d’insomnies », réalisé de 1956 à 1958, comporte 52 œuvres sur papier (encres, gouaches et aquarelles). Une vingtaine d’œuvres du poète seront reproduites dans « La nuit talismanique » en 1972.



Le poète René Char meurt à Paris en 1988. La « Maison René Char » à L’Isle-sur-la-Sorgue, ouverte en 2003, propose au public une collection de manuscrits, dessins, peintures et objets d’art ayant appartenu à René Char.