Ce qui oriente sa recherche,c'est la métamorphose incessante de l'être, ce dialogue mystérieux des formes primordiales que l'artiste a pour mission non point de transposer mais de transcrire. Claude Esteban
Entre 1933 et 1936, le peintre espagnol Pablo Palazuelo mène de front des études d’architecture (Oxford) et des études d’art à l’Ecole des Arts et Métiers de Londres. Il commence à peindre en 1940 et obtient une bourse d’étude de l’Institut français de Madrid qui lui permet d’aller étudier à Paris. Là, il se lie à Eduardo Chillida, rencontre Bernard Dorival, le conservateur du Musée d’Art Moderne et travaille jusqu’en 1963 avant de regagner l’Espagne (Madrid).
Il participera à de nombreuses expositions collectives en France et à l’étranger. Palazuelo collabore étroitement avec la Galerie Maeght qui lui organise de nombreuses expositions personnelles en France comme à l’étranger (Paris, Barcelone, Zurich, St Paul de Vence). Son art obtiendra des prix prestigieux comme le prix Kandinsky (1952) ou Carnegie (1958), la médaille d’or de Bellas Artes (1982).
Palazuelo abordera la sculpture au début des années 50, travail qui s’amplifiera dans les années 60, puis 80.
S’il commence à peindre d’une manière néo-cubiste, l’année 1946 marque son passage à l’abstraction. Ses premières réalisations se fondent sur l’observation de structures naturelles, cristaux de neige, cellules vivantes - qu’il examine au microscope -, atomes. D’esprit géométrique à ses débuts, son art évolue vers l’emploi de lignes plus sinueuses, tout en gardant ce tempérament austère qui le caractérise. Viendront les thèmes des pierres et des ondes qui s’accordent à sa gamme chromatique composée essentiellement d’ocres, de terres de Sienne et de rouges.
Pablo Palazuelo est mort dans la commune madriléne de Galapagar en 2007.