En mémoire . . .
Portrait de Zadkine Ossip
"Voilà mon enfant pétri de mes mains, . . ., cet enfant de ma sueur, de mes tortures."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Zadkine », I. Jianou, Arted Ed., Paris, 1964
« Hommage à Zadkine », Musée Rodin et MAM de Paris, 1972
« Ossip Zadkine », M. C. Danne, MAM de la ville de Paris, 1982
« Musée Zadkine, sculptures », S. Lecombre, RMN, Paris, 1989
A lire de l'artiste :
« Le maillet et le ciseau, souvenirs de ma vie », Albin Michel, Paris, 1968
Catalogue(s) raisonné(s)
L’oeuvre gravé », C. Czwiklitzer, Ed. Chez l'auteur - Ed. Art-C.C., Paris, 1967
*« Le sculpteur-graveur de 1919 à 1967 », C. Czwiklitzer, Fischbacher, Paris, 1967
Catalogue raisonné des sculptures », I. Jianou, Arted Ed., Paris, 1979
L’oeuvre sculpté », S. Lecombre, Ed. des Musées de la Ville de Paris, 1994
Site web
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Estampe, lithographie, gravure, Zadkine Ossip

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Zadkine Ossip
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Zadkine Ossip
EXPRESSIONNISME /1900-1932 / Cuno Amiet, Auguste Chabaud, Otto Dix, Ernst Ludwig Kirchner, Edvard Munch, Otto Mueller, Emil Nolde, Robert Delaunay, Egon Schiele, Chaïm Soutine, etc.
CUBISME /1907-1925 / Robert Delaunay, Marcel Duchamp, Charles Dufresne, Henri Laurens, Jacques Lipchitz, Jean Metzinger, etc.
ECOLE DE PARIS MONTPARNASSE /1915-1935 / Amédéo Modigliani, Chaïm Soutine, Jacques Lipchitz, Léon Bakst, etc.
SCULPTURE MODERNE /1930-1970 / Julio Gonzales, Henri Laurens, Lynn Chadwick etc.

Affiche d'exposition Zadkine Ossip 
  Quelques notes de biographie . . .
"Dans mes propres recherches et dans mes réalisations, j'ai toujours insisté sur les valeurs plastiques et sculpturales et aussi sur ce que j'appelle le climat poétique." - Ossip Zadkine
Zadkine Ossip dans son atelier
Affiche / Ossip Zadkine dans son atelier


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Ossip Zadkine est né en 1890 à Smolensk (Russie). Il est envoyé en Angleterre par sa famille à l’âge de 16 ans (Sunderland) pour y apprendre « les bonnes manières ». Il suit des cours du soir à l’Arts School de Sunderland. Il est déjà attiré par la sculpture et il « s’enfuit » à Londres pour y apprendre les rudiments de son art. Ossip Zadkine sera élève à l’Arts and Crafts School de Londres, ville où il fréquente avec passion le British Museum.

En 1909, il rejoint Paris et s’inscrit un temps à l’Ecole des beaux-arts dans l’atelier d’Antoine Injalbert qu’il quitte rapidement, ne s’accommodant pas à l’enseignement officiel. Il voue une passion pour Rodin. Zadkine prend un atelier en 1911. L’année suivante, il rencontre Apollinaire, Cendrars, Archipenko, Lipchitz, Picasso, Survage. En 1912, il découvre la sculpture nègre qui lui apporte des solutions nouvelles à la synthèse des volumes et à l’alternance des creux et des pleins, des courbes et des contre-courbes.














En 1914, comme Lipchiz et Laurens, Zadkine se rallie au cubisme, tout en sachant infléchir cette base de ses propres aspirations. A la déclaration de guerre, il s’engage dans la Légion étrangère ; il sera gazé, hospitalisé, puis réformé. Zadkine obtient la nationalité française en 1918.

De 1921 à 1925, avec l’aide de Brancusi et d’Archipenko, Zadkine percevra le cubisme moins par l’esprit que par le sens et cette nouvelle inclinaison marquera profondément sa production (eaux-fortes, aquarelles, gouaches).

Toujours fidèle à la taille directe, c’est dans la pierre que Zadkine trouvera la rigueur hiératique correspondant à ses aspirations. Sa sculpture deviendra lyrique, s’accordant du mariage de la rigueur « classique » et d’une liberté « baroque » qui lui est propre, mariage de l’ordre et de la fantaisie, de la structure et de l’imagination. C’est à partir de 1925, que Zadkine commença à intervertir systématiquement les facteurs constituant le volume : les reliefs sont remplacés par les creux, les courbes par les droites et réciproquement, ayant pour effet d’intervertir ombres et lumières. Zadkine libère les formes de l’apesanteur. Après guerre, Zadkine subordonnera cette technique à l’expression de sentiments puissants ou même violents.














À l’exception de quelques voyages à l’étranger, à l’exception des cinq années où il vécut aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale, Ossip Zadkine ne quittera jamais Paris. Que ce soit à l’Académie de la Grande-Chaumière ou dans son propre atelier, Zadkine formera plusieurs générations d’artistes venus du monde entier.

Sculpteur, peintre, dessinateur, Ossip Zadkine aura participé, dés 1910, à de nombreuses expositions collectives, en France et à l’étranger ; sa première exposition personnelle parisienne sera organisée en 1920. Son art recevra de nombreux prix, parmi lesquels il faut noter le grand prix de sculpture à la Biennale de Venise (1950) ou celui de la Ville de Paris (1960).

Ossip Zadkine est mort en 1967 à Paris.