En mémoire . . .
Portrait de Bissiere Martin
"Les œuvres se battent pour survivre, et le tableau réussi est un paradis instable."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Martin Bissière », Michel Chapuis, sur France Culture, Paris, avril 1987
« Martin Bissière », Hervé Legros, in Panorama du Médecin n° 56, Paris, 1990
« Martin Bissière », Claude Pinault, in Regard Expo n° 5, Paris, 1990
« M. Bissière », in Benezit, Dictionnaire des peintres & sculpteurs, Paris, 1999
A lire de l'artiste :
« Portraits de famille », A. Pavlowitch, Films de la Castagne, Toulouse, 2007
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Bissiere Martin

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Atelier Lacourière & Frélaut


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Bissiere Martin
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Bissiere Martin
ARTISTES D'AUJOURD'HUI /XXème siècle /
timbre postal de Bissiere Martin
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Bissiere Martin 
  Quelques notes de biographie . . .
Je peins des formes d'agressions, de la piqûre en passant par l'enfermement. J'inscris des images violentes dans un contexte volontairement abstrait, parce que je ne veux pas de lecture rationnelle mais une mise en abîme ; que le spectateur, (comme moi) se demande : Comment
en est-on arrivé là ? Martin Bissière

Bissiere Martin dans son atelier
Affiche d'exposition / Martin Bissière dans son atelier du Lot


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Martin Bissière est né à Paris en 1962. Il grandit dans une famille d’artistes qui comptent dans l’art du XX° siècle ; son père n’est autre que Louttre B. - lui-même fils de Roger Bissière -, son grand-père maternel est Louis Latapie. Pourtant Martin Bissière ira son chemin, suivant une voie qui lui est propre. Il étudiera dans un premier temps la musique, puis se tournera définitivement vers la gravure et la peinture. Après une période figurative, influencée par des peintres comme Markus Lüpertz ou Georg Baselitz, Martin Bissière s’oriente progressivement vers l’abstraction reliée au thème de la violence, qu’elle soit accidentelle ou mimétique. Il est fortement marqué par le thème de la violence mimétique théorisée par l’anthropologue René Girard (qui n’a cessé de traquer les failles propres à l’humanisme occidental, d’y guetter les traces précaires d’une autre rationalité, susceptibles de penser la destinée humaine). Pour Martin Bissière, les images abstraites, par leur seule existence, sont une alternative à la violence.

Insistant sur la nécessité du geste et de l’accident, le travail de Martin Bissière est essentiellement lié à l’énergie, c’est-à-dire à la transcription de sentiments visuels, ici et maintenant, avec une violence indifférente. L’artiste renouvelle ainsi le rituel de la modernité, en extrait l’essentiel (l’empreinte sacrée de l’homme).

Martin Bissière a, depuis la fin des années 80, régulièrement exposé son œuvre en France (Paris, Bordeaux, Nogent-sur-Marne, Abbaye de Balazuc en 2007, Villefranche du Rouergue en 2008), comme à l’étranger (Allemagne, Luxembourg, Suède). L’artiste participe également à de nombreux accrochages collectifs, notamment au Salon des Réalités Nouvelles dont il est membre.
Parallèlement à son activité artistique personnelle, Martin Bissière enseigne la peinture aux Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris depuis 1993.

« La peinture est un style de vie, et, à ce titre, indissociable d’une forme de professionnalisme. Professionnalisme sous-entend assiduité, compétences reconnues et inter-relations avec les autres professionnels. Pour un artiste, l’objectif du professionnalisme est de développer sa concentration, son énergie, sa sensibilité… et d’apprendre un métier associé à des prises de risque. Il existe une compétition entre les œuvres. Elles se battent pour survivre, et le tableau réussi est un paradis instable, lorgné par des images qui tournent. Dans nos sociétés du tout esthétique, la peinture, comme d’autres pratiques, est touchée par une forme de communautarisme, qui, à la fois, l’isole et la porte. Dans le premier cas, le peintre en est la victime ; dans le second, il en est le bénéficiaire, capable de faire entendre sa voix dans le concert des rivalités, » écrit Martin Bissière.