En mémoire . . .
Portrait de Raysse Martial
"La beauté c’est le mauvais goût. Il faut pousser la fausseté jusqu’au bout."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« M. Raysse », G. Lascault et P. de Haas, Ed. Centre G. Pompidou, Paris, 1981
« M. Raysse à Antibes », catalogue Musée Picasso, Antibes, 1982
« L’école de Nice », Meguro Museum of Art, Tokyo, 1995
« Martial Raysse », Alain Jouffroy, Ed. Georges Fall, Paris, 1996
A lire de l'artiste :
« Loco Bello », illustrations et texte de M. Raysse, Ed. Karl Flinker, 1976
Catalogue(s) raisonné(s)
* « Martial Raysse », Didier Semin, Galerie Nationale du Jeu de Paume (Paris) et Carré d'Art (Nîmes), Ed. R.M.N., Paris, 1992
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Estampe, lithographie, gravure, Raysse Martial

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Raysse Martial
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Raysse Martial
ECOLE DE NICE /1965-1975 / Yves Klein, Jean-Claude Farhi, etc.
NOUVEAU REALISME /1960-1970 / Yves Klein, Gérard Deschamps, Lucian Freud, etc.
Affiche d'exposition Raysse Martial 
  Quelques notes de biographie . . .
Je n’ai jamais fait de peinture, j’ai toujours travaillé sur des images. Martial Raysse
Raysse Martial dans son atelier
Affiche d'exposition / Martial Raysse


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Fils d’artisans céramistes de Vallauris, Martial Raysse est né à Golfe-Juan (Alpes-Maritimes, France) en 1936. Il commence à peindre et à écrire des poèmes dès l’age de 12 ans. Il sera d’abord étudiant en Khâgnes au Lycée Masséna de Nice. Le jeune homme est très proche, dès la fin des années 50, des artistes qui travaillent sur la Côte d’Azur, notamment Yves Klein et Arman ; ceux-ci l’introduisent auprès de Pierre Restany.


En 1960, après leur participation commune à la première Biennale de Paris, Martial Raysse, invité par Yves Klein et Arman, adhère au groupe des Nouveaux réalistes dont il sera l’un des membres fondateurs (Jacques Villeglé, Yves Klein, Arman, Tinguely, Hains, Dufrêne, Spoerri) ; ce mouvement décrète de « nouvelles approches perceptives du réel ». Martial Raysse va participer à toutes les expositions collectives de ce mouvement, mais aussi, au fil du temps, à nombre d’autres événements collectifs (Galerie Alexandre Iolas de New York en 1962, Exposition Dylaby à Amsterdam, Biennale de Venise en 1966 et 1967, Documenta de Cassel en 1976, etc.).

Dans sa première époque de création, Martial Raysse se rattacha nettement au processus des accumulations pratiqué par Arman, constituant des sculptures accumulatives par assemblages d’objets courants en plastiques de différentes couleurs. Si Raysse poursuivit cette production pendant plusieurs années, il va créer, à partir de 1961, une série d’œuvres qu’il nommera ses « tableaux horribles » composées de grandes figures repeintes de couleurs acides, tirées de l’imagerie publicitaire. Raysse va être l’un des précurseurs de l’utilisation du néon, s’en servant, en ce qui le concerne, comme élément d’appoint, élément permettant de « projeter l’idée de couleur en mouvement, c’est-à-dire un mouvement de la sensibilité, sans agitation ».














Martial Raysse concevra - avec Jean Tinguely et Niki de St Phalle - des décors et costumes pour des ballets de Roland Petit (« L’éloge de la folie » en 1965 à Paris, « Lost Paradise » en 1967 à Londres), pour l’opéra (« Votre Faust » d’Henri Pousseur et de Michel Butor à la Scala de Milan en 1969). De même Raysse, se servant de la vidéo « pour raconter », réalisera plusieurs courts-métrages (« Homero Presto », « Camenbert Martial extra-doux », « Grand Départ »). En réalité, Martial Raysse, parmi les artistes du Nouveau réalisme, apparaît clairement comme le plus proche du Pop Art.














Dès 1965, le Stedelijk Museum d’Amsterdam lui consacre une exposition rétrospective. A partir de 1968 et de ses « événements », l’artiste accomplit une véritable révolution esthétique et rompt brutalement avec le circuit habituel des galeries, renoncant aux formes jusque là connues de son œuvre. Réalisés entre 1970 et 1973, les objets de « Coco Mato », frustres assemblages de ficelles, plumes et papier mâché, le ramènent à la peinture (pinceau, fusain, gouache, pastel), abandonnant la peinture à la bombe de sa période précédente.


Martial Raysse poursuit alors un apprentissage personnel en quête de simplicité. Il travaille par cycles successifs (« Spelunca », « La petite Maison », « Les Jardins du bord de la lune ») ; Raysse approfondit une démarche, un long apprentissage par lequel l’artiste acquiert le droit de s’affronter aux grands sujets, allégories et portraits.
« L’art me paraît décidemment dérisoire et malgré tout nécessaire » dira-t-il. Martial Raysse vit et travaille à Issigeac (Dordogne, France).