SURREALISME/1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc. ECOLE DE PARIS/1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc. REALITES NOUVELLES /1946-1956 / Etienne Béothy, Marcelle Cahn, etc.
"Il n’y a que sable, cendre, sciure. Et pourtant demeure le besoin désespéré d’arrêter l’usure, de fixer le fuyant … L’art n’est peut-être qu’un moyen de retarder l’oubli." - Mario Prassinos
Mario Prassinos a 33 ans lorsqu'il est naturalisé français en 1949. Il est né à Constantinople, de parents grecs qui s'exilent en France alors qu'il n'a que 6 ans. Ses premières années passées en France lui laissent le souvenir désagréable d'un univers de banlieues, dans des conditions matérielles difficiles. Il peignait déjà lorsqu'il est introduit par sa soeur cadette, Gisèle, auprès du groupe surréaliste qui a remarqué cette toute jeune poétesse. Il rentre ainsi en contact de Breton, Eluard, Aragon, René Char et Max Jacob qu'il côtoiera régulièrement. C'est à cette époque qu'il s'initie à l'art de la gravure.
Engagé volontaire en 1939, il sera grièvement blessé. Il vit certes à Paris, mais achète une maison à Eygalières (Bouche-du-Rhône) où il travaillera de plus en plus souvent. Il parcourt inlassablement les Baux et les Alpilles qui inspireront si souvent, et pour toujours, son oeuvre.
A Paris - il est maintenant installé dans l'atelier de Soutine -, Prassinos connaît Jean Lurçat ; cette rencontre le mène à s'initier à la tapisserie et il prend la route d'Aubusson. A grands traits élégants, il saura exprimer dans cet art son goût pour le mouvement à travers 150 réalisations.
Mario Prassinos exprima aussi son talent dans l'illustration de très nombreux ouvrages ou en tant que décorateur de théâtre. A partir des années 50, il s'attachera à la retranscription de ses propres sensations - de lumière, de chaleur ou de vent - dans un art essentiellement devenu graphique, élégant et raffiné.
En 1985, année de sa mort, il fait don à l'Etat une collection synthétique de l'ensemble de son oeuvre.