Ladislas Kijno est né à Varsovie (Pologne) en 1921. Arrivé en France en 1925, il réalise ses premiers travaux artistiques au début des années 40, tout en menant parallèlement des études de philosophie à l’Université de Lille. Il fonde le groupe Cadran en 1950, avec Paul Gay et se consacrera exclusivement à la peinture à partir de 1954. Il s’installe en 1958 à Paris. Kijno devient membre du comité directeur du Salon de Mai (Paris) et participe donc régulièrement à cette manifestation.
Après ses premières oeuvres, personnages et violons, qu’il reprend inlassablement à la gouache ou au crayon, Kijno évolue vers l’abstraction. Sans cesse à la recherche de nouveaux moyens d’expressions, il expérimente. A la fin des années 40, il met au point la technique des papiers froissés, puis, plus tard, celle de la toile froissée, donnant ainsi du relief à ces surfaces ; ce sera désormais là l’une des caractéristiques, une sorte de signature, dans l’oeuvre de l’artiste. Ses recherches lui feront également réaliser une synthèse entre les techniques traditionnelles de la peinture et les découvertes industrielles, notamment dans le domaine de la vaporisation et des colorants.
Kijno s’est aussi intéressé à l’insertion de l’art dans l’environnement et s’est consacré à l’art mural et réalisé d’importantes mosaïques. Il a collaboré avec de nombreux poètes après sa rencontre avec Aragon et Ponge en 1943, illustré de très nombreux ouvrages.
Ladislas Kijno a beaucoup travaillé par séries. Il a sans cesse voulu rejeter le fossé creusé entre abstraction et figuration, créant un monde personnel, utilisant signes et courbes qui semblent créer une mythologie moderne. Depuis sa première grande exposition personnelle (Musée d’Antibes, 1957), plus d’une centaine d’expositions ont montré son travail. L’art de Kijno est aujourd’hui présent dans les collections de nombreux musées internationaux.