En mémoire . . .
Portrait de Appel Karel
"J'étale la peinture avec des couteaux de peintre ou avec les mains, parfois des pots entiers d'un seul coup"
  Notes de biographie              
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Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Karel Appel painter », H. Klaus, Strengolt, Amsterdam, 1962
« Karel Appel, de 1943 à 1967 », P. Bellew, Fabbri, Milan, 1967
« Street Art de Karel Appel », P. Restany, Galilée, Paris, 1982
« Karel Appel, œuvres sur papier », J-C. Lambert, Cercle d’Art, 1988
A lire de l'artiste :
« Appel’s appels », Rothmans of Pall Mall, Canada, 1972
Catalogue(s) raisonné(s)
*« K. Appel, Peintures de 1937 à 1957 », M. Ragon, Ed. Galilée, Paris, 1988
*« Les sculptures », D. Kuspit, New York, 1994
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Appel Karel

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Appel Karel
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Appel Karel
COBRA /1948-1951 / Christian Dotremont, etc.

Affiche d'exposition Appel Karel 
  Quelques notes de biographie . . .
"Si je peins comme un barbare, c'est que nous vivons dans une ère barbare." Karel Appel
Appel Karel dans son atelier
Affiche / Karel Appel dans son atelier


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Karel Appel est né en 1921 à Amsterdam (Pays-Bas). Il sera élève de l’Académie des Beaux-Arts d’Amsterdam, en même temps que son ami Corneille, de 1940 à 1943. Il montre alors de l’intérêt pour Picasso, Klee et Matisse et son travail en est influencé.

Il fait sa première exposition en 1946, rencontre Constant l’année suivante.
En 1948, il participe, avec Corneille et Constant, à la création d’un groupe expérimental (Revue « Reflex ») qui entre en opposition contre l’abstraction géométrique alors dominante aux Pays-Bas dans le sillage de Mondrian et Van Doesburg.
En parfaite concordance de vue, le groupe se joint au mouvement Cobra en 1949, notamment dans le désir d’expérimenter la création collective, les matériaux et les techniques. Ce sera pour Appel, l’époque des assemblages anthropomorphiques et de la série des peintures tridimensionnelles.
L’artiste s’installa à Paris en 1950. Il pratique alors une peinture violemment gestuelle et matiériste, une peinture dénuée de toute référence à la réalité. Les exigences du mouvement Cobra se retrouvent, à la même époque, dans l’« action painting » américaine.

Un peu plus tard, Appel se rend compte que son expression bariolée s’accommodait mal d’un vide informel, aussi son œuvre penche vers un retour vers le dessin d’enfant ou le dessin primitif, l’artiste reconstituant à son propre usage un « graphisme à l’état sauvage ». Appel fait maintenant allusion à la figuration, par des paysages imaginaires, des animaux indéfinis, des nus douloureux.


En 1957, année d’un premier séjour aux Etats-Unis, Appel réalise un série de portraits de musiciens de jazz (Count Basie, Miles Davis, etc.). Suivront d’autres séries (nus, portraits, etc.). Il s’attache à retranscrire les sentiments violents que lui inspire le monde.
En 1964, débute son travail sur les grands reliefs polychromes, puis sur les sculptures en bois et polyester.
En 1976, Appel collaborera à des peintures murales avec les habitants des bidonvilles de Lima (Pérou).

Inlassable, il poursuit son oeuvre : peinture, oeuvre graphique, reliefs, etc. Il explore la lithographie, la sculpture, le collage, la peinture murale, le vitrail et les techniques mixtes. Appel collecte des objets de rebut, déchets urbains, qu’il intègre à sa toile, montrant à la fois la colère qu’il porte en lui, sa part de violence et une façon aussi de les exorciser.














Karel Appel est mort à Zurich où il vivait le 11 mai 2006.