En mémoire . . .
Portrait de Pascin Jules
"Je dois tout à Vienne. Le début du siècle a connu à Vienne une nouvelle renaissance, une sorte de fraternité humaine par-delà les conventions."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Pascin, 1885-1930 », Yves Kobry, Elisheva Cohen, Hoëbeke, 1995
« Pascin et le tourment », Stephan Lévy-Kuentz, La Différence, 2001
« Pascin érotique », Alexandre Dupouy, Astarté, Paris, 2001
« Jules Pascin », Alexandre Dupouy, Parkstone, 2003
A lire de l'artiste :
« Caribbean sketchbook », University of Texas Press, Austin, 1964
Catalogue(s) raisonné(s)
Jules Pascin. Simplicissimus, gravures, lithographies, illustrations, sculptures, objets », Vol. III de 4 Vol., Yves Hemin, G. Krogh, A. Rambert et K. Peres , Ed Abel Rambert, Paris, 1990

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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Pascin Jules

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Pascin Jules
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Pascin Jules
ECOLE DE PARIS MONTPARNASSE /1915-1935 / Amédéo Modigliani, Chaïm Soutine, Jacques Lipchitz, Léon Bakst, etc.
Affiche d'exposition Pascin Jules 
  Quelques notes de biographie . . .
"La spontanéité, l'instant, c'est un art en soi. Si je fignole, ça perd son sens." - Julius Pascin
Pascin Jules dans son atelier
Affiche d'exposition / Jules Pascin


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Julius Pinkas, dit Pascin, est né à Viddin (Bulgarie) en 1885. Il séjourne d’abord à Vienne, Berlin, part pour Munich, et il a 20 ans lorsqu’il vient s’installer à Paris en 1905 ; Paris foisonne d’artistes venus du monde entier (Modigliani, Soutine, Picasso, Chagall, etc.) ; ces derniers l’accueillent et il collabore aussitôt à plusieurs publications parisiennes. Individualiste peu sensible aux influences extérieures, Pascin a une personnalité hors du commun, oscillant sans cesse entre la séduction ou le paraître, et une nature anxieuse, en proie au doute permanent, voir au désespoir. D’allure frêle, ténébreux, il hante les terrasses du Dôme et de La Rotonde. Il dessine ses contemporains, s’attachant à la condition humaine, se passionne pour le corps féminin qu'il dessine sous toutes ses courbes.














En 1914, Pascin doit quitter Paris en raison de sa nationalité bulgare, et il part pour les Etats-Unis, s’installe à New York où il prend la nationalité américaine. Il voyage, rapportant dessins et aquarelles (Cuba, Texas, Floride, etc.). Il est à la recherche d’un nouveau mode d’expression.














En 1920, Pascin revient à Paris. Il se met avec passion à la gravure, apprenant cet art auprès de Jean-Gabriel Daragnès. Il boit, mène une vie dissolue, fréquente avec assiduité les maisons closes où il couvre ses carnets de dessins voluptueux, parfois érotiques. Le monde de Pascin n'est alors pas très loin de celui de Toulouse-Lautrec. Ses dessins, comme sa peinture exprime une grande tristesse, une détresse profonde qu’il arrive alors de moins en moins à maîtriser. En 1923, l’artiste adopte sa manière dite « nacrée », utilisant des couleurs pastels, se faisant expert dans la technique des glacis et de la transparence, revenant aussi sans cesse sur le thème de la prostitution, milieu dans lequel il s’est maintenant complètement fondu. Son trait est à la fois souple et incisif.

Bohème, dépensier impénitent, rongé par l’alcool, épuisé, malade, dépressif, mettant sans cesse sa vie aux limites extrêmes du possible, il se suicide le 2 juin 1930, le jour même du vernissage d’une exposition qui lui été consacré.