En mémoire . . .
Portrait de Sicilia José Maria
"Quand je peins, je m’éloigne du contexte et je recherche un accord, une paix, au plus proche des choses."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Entre matière et géométrie », R. T. Bellido, in Beaux-Arts mag., n°50, 1987
« Recent paintings », J. Gambrell, cat. d’expo., Blum Helman Gallery, N.Y., 1987
« J. M. Sicilia », A. Ninyarola, cat. d’expo., Gal. Joan Prats, Barcelone, 1990
« J. M. S. 1998-2008 », L. Busine, cat. d’expo., Ed. Nagasaki Art Museum, 2008
A lire de l'artiste :
« Journal poétique », in Artabsolument, n° 3, nov. 2002
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Sicilia José Maria

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Sicilia José Maria
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Sicilia José Maria
ARTISTES D'AUJOURD'HUI /XXème siècle /
timbre postal de Sicilia José Maria
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Sicilia José Maria 
  Quelques notes de biographie . . .
L’oeuvre de José Maria Sicilia procède tout entière de l’instant. Xavier Girard
Sicilia José Maria dans son atelier
Affiche d'exposition / José Maria Sicilia


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José Maria Sicilia est né à Madrid (Espagne) en 1954. Son enfance et son adolescence se passent sous la dictature franquiste alors au début de sa lente décomposition. En 1975, l’année de la mort de Franco, dans l’euphorie des premiers jours de la « movida », il entre à l’Ecole des Beaux-Arts de San Fernando à Madrid. Jusqu’en 1979, il y sera élève, en architecture, puis en peinture. En 1980 (comme Miquel Barceló), il s’établit à Paris, où il se lie avec Miguel Angel Campano, qui l’y avait précédé. C’est dans le climat de remise en question de l’art qui agitait le milieu parisien de cette époque que José Maria Sicilia décide de faire œuvre de peintre.
Il séjournera quelques années plus tard à New York (1985-1986). Dès 1982, il expose ses œuvres dans des manifestations collectives et des expositions personnelles, au tout début à Paris.
Sicilia adhère au courant de retour aux matériaux de la technique picturale traditionnelle, ce qui signifie pas à l’esthétique, ni à la facture figurative, ni aux thèmes traditionnelles. Sicilia s’exprime le plus souvent par de grands formats. Les œuvres qu’il présente (en France, en Espagne et aux Etats-Unis) lui valent très rapidement une notoriété internationale.

Dans un premier temps, chaque peinture de Sicilia est fondée sur un unique sujet (paysages d’Espagne, quartiers de Paris, troncs d’arbres, poubelles, sardines, appareils ménagers, outils, personnages et animaux mythologiques) ; décliné par séries, le sujet n’existe que comme prétexte à une réflexion active concrétisée picturalement, réflexion que l’artiste exprime de façon sensorielle et émotionnelle.
Dans un second temps, à partir de 1985 et la série des « Tulipes et fleurs », José Maria Sicilia s’engage dans une œuvre d’auto-effacement qui exige de celui qui regarde une expérience du temps et de la lente plongée dans la matière devenue peinture. L’artiste se détourne du sujet, n’en conservant que la couleur, le titre et la dynamique des lignes, développant un travail que l’on peut qualifier d’abstrait. La qualité de l’œuvre vient alors du rapport entre la ligne et le plan, le fond et la forme, la couleur et la matière.














En 1987, le CAPC de Bordeaux et plusieurs musées espagnols lui consacrent une exposition. Depuis lors de nombreuses expositions présentent chaque année des ensembles thématiques. De voyages autour de la Méditerranée et en Inde, José Maria Sicilia rapporte des carnets d’aquarelles et de brèves notations. Depuis quinze ans, à Soller, non loin de Palma de Majorque, et dans son atelier de Malakoff, l’artiste réalise des estampes, des œuvres sur papier ou à la cire d’abeille (soumettant à l'expérience la visibilité et l'invisibilité de l'image plastique), des sculptures en terre cuite, des installations et des ouvrages de bibliophilie.














Représentant le cadre historique de la Post-Modernité, auprès de Juan Muñoz et Miquel Barceló, Sicilia faisait partie de l’exposition « De Picasso à Barceló, les artistes espagnols » à la Fondation Pierre Gianadda (Martigny, 2003).