En mémoire . . .
Portrait de Pons Jean
"Toute mon émotion passe, je l’espère, dans l’acte de peindre, qui est ma seule parole."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« J. Pons », in Cahiers d’Art-Documents n° 153, Ed. P. Cailler Genève, 1961
« Mitraillomachie », Jean Pons, Ed. Ateliers Populaires de Paris, 1983
« J. Pons, la peinture en marche. 1947-1960 », Ed. At. Populaires de Paris, 1986
« L’atelier Pons », Ed. Centre culturel français d’Oslo, 1994
A lire de l'artiste :
« Jean Pons, 60 ans de peinture », entretiens, Festival Trélazé, 1998
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Pons Jean

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Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Pons Jean
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Pons Jean
ART LYRIQUE ou INFORMEL, TACHISME /1950-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, Jackson Pollock, Emil Schumacher, Emilio Vedova, etc.
REALITES NOUVELLES /1946-1956 / Etienne Béothy, Marcelle Cahn, etc.
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
timbre postal de Pons Jean
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Pons Jean 
  Quelques notes de biographie . . .
« Les artistes sont sensibles à l’épreuve lithographique, non pas parce qu’elle représente leur oeuvre, mais parce qu’elle est leur oeuvre. » - Jean Pons
Pons Jean dans son atelier
Affiche de l'atelier / Jean Pons


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Jean Pons est né à Paris à la veille de la première guerre mondiale, en 1913. Il sera élève, à Paris, de l’école Estienne. Praticien tout à fait remarquable et découvreur, il fonde en 1938 un atelier de lithographie qui sera aussitôt fréquenté par de très nombreux artistes contemporains de l’Ecole de Paris de tout premier plan et, notamment, par les peintres russes : Nicolas de Staël, Lanskoy, Charchoune, Poliakoff, Delaunay, Kandinsky, Zadkine . . . Les artistes, complices, deviennent de véritables amis pour la plupart et l’activité de l’atelier est intense.

Parallèlement à son atelier, Jean Pons construit pas à pas une œuvre importante ; expressionniste et fauve à ses débuts, l’artiste réalise des natures mortes, des paysages, des portraits. Peu à peu ses œuvres se font plus elliptiques et son art évolue, vers 1948, vers l’abstraction, une abstraction souvent construite sur la droite et l’angle, avec des collages et techniques mixtes. « L’abstraction m’est venue par goût du risque, » écrira l’artiste en 1986.














A la fin des années 50, sans doute influencé par la Nouvelle Figuration, l’artiste fait apparaître de nouveau la figure traitée avec un chromatisme violent. Jean Pons reviendra vers le milieu des années 60 à des œuvres moins tumultueuses. L’homme ne mène-t-il pas l’un des plus importants ateliers de lithographie de l’époque. Il va de soi que Jean Pons pratique avec bonheur l’art de la lithographie qui est « un moyen d’expression, et non un moyen d’impression », selon ses propres termes ; l’œuvre graphique de Jean Pons est très importante et suit, naturellement, l’évolution de son travail de peintre, d’illustrateur et de sculpteur.

Jean Pons réalisera plusieurs livres illustrés, travaillant, entre autres, auprès d’Aimé Césaire (« Batouque », 1945) et de Charles Estienne (« Rose de l’Insulte », 1952).
L’artiste exposera son travail dans les expositions collectives importantes (Salons des Indépendants, Salon de Mai, Réalités Nouvelles, Salon d’Automne, Salon d’Octobre dont il est co-fondateur, etc) en France, mais aussi à l’étranger (Ljubljana, Cincinnati, Cambridge, etc) ; de même, de nombreuses expositions personnelles consacreront son art, dont la première, en 1952, sera organisée à la Galerie Suzanne Michel, à Paris. Ses œuvres seront montrées aux cimaises de la Galerie La Hune, chez Colette Allendy, à la Galerie Iris Clerc, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1984, etc.

Il serait long de faire la liste de ceux qui travaillèrent, au fil du temps, dans l’atelier de lithographie Jean Pons, en étroite collaboration avec le maître : ceux de l’abstraction géométrique et de la Nouvelle Ecole de Paris (Hélion, Bazaine, Estève, Manessier, Hartung, Gilioli, Doméla, Dewasne, Schneider ou Soulages), ceux que l’on regroupa sous la bannière de l’abstraction lyrique (Arp, Bissière, César, Debré, Deyrolle, Masson, Sugaï et tant d’autres), les « nuagistes » (comme Laubies, Messagier ou Sima, …), les « cobra » (Constant, Corneille, Appel, Atlan, Alechinsky, Doucet, …), mais aussi artistes venus s’exprimer sous d’autres horizons picturaux (Gen Paul, Pignon, Michaux, Villeglé, Boisrond, Combas, …). Une vie entière au service de l’Art ! L’atelier, dont Babette la fille du peintre reprendra le flambeau en 1973, poursuit encore aujourd’hui un dialogue hors frontières et la promotion de la lithographie.

« Je marche avec ma peinture, » disait Jean Pons, homme d’engagement qui s’était fixé pour but d’atteindre l’âge vénérable de 103 ans !

Il nous quitta en 2005, il avait 93 ans.