En mémoire . . .
Portrait de Riopelle Jean-Paul
"Le sentiment de l’espace, tu le trouves dans une feuille d’arbre. Une feuille, c’est toute la forêt. Le tout, c’est de la voir."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Riopelle - Peintures 1946-1977 », G. Duthuit et aut., C. Pompidou, Paris, 1981
« D’hier et d’aujourd’hui », G. Vigneault et H. Bellet, Ed. Maeght, Paris, 1990
« Riopelle - Oeuvres 1966-1977 », Roger Bordier et aut., Ed. Maeght, Paris, 1991
« J.-P. Riopelle, La traversée du paysage », R. Viau, Ed. Léméac, Montreal, 2002
A lire de l'artiste :
« Entretiens avec Jean-Paul Riopelle », Gilbert Érouart, Liber, Montréal, 1993
Catalogue(s) raisonné(s)
*« Catalogue Raisonné 1939-1953. Huiles sur toile - Oeuvres sur papier – Sculptures », Tome 1, François Odermatt et autres, Hibou Editeurs, Montréal, 1999
Les estampes », Yseult Riopelle, Hibou Editeurs, Montréal, 2005
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Riopelle Jean-Paul

Dernière mise à jour pour :
Clin d'oeil à
Sandrine Richard
Coup de coeur
Miro Joan
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


Voir les oeuvres de :






Riopelle Jean-Paul
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Riopelle Jean-Paul
SURREALISME /1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc.
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
ART LYRIQUE ou INFORMEL, TACHISME /1950-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, Jackson Pollock, Emil Schumacher, Emilio Vedova, etc.
Affiche d'exposition Riopelle Jean-Paul 
  Quelques notes de biographie . . .
« Quand j'hésite, je ne peins pas et quand je peins, je n'hésite pas ». Jean-Paul Riopelle
Riopelle Jean-Paul dans son atelier
Affiche d'exposition / Jean-Paul Riopelle


Toutes les affiches


Jean-Paul Riopelle naît à Montréal (Canada) en 1923. Encore enfant, il s’initie au dessin et à la peinture. Il fait des études à l’École Polytechnique, puis, après un bref et décevant passage par l'École des beaux-arts, à l’École du Meuble de Montréal. Rencontré pendant ses études, Riopelle se forme essentiellement auprès de Paul-Émile Borduas qui se veut à la pointe de l'avant-garde et surréaliste. Riopelle réalise ses premières oeuvres abstraites au milieu des années 40, pendant lesquelles l’artiste participe aux activités du groupe dit des « automatistes » canadiens. Il commence à exposer avec le groupe en 1946.

Jean-Paul Riopelle fait un premier séjour en France en 1947 ; il s'installe à Paris où il s'impose assez rapidement. Il rencontre André Breton, signe le tract surréaliste « Rupture inaugurale », qui inspirera, en 1948, la rédaction du manifeste des automatistes canadiens « Refus global ». Il s'associe brièvement avec les surréalistes et expose avec le groupe en 1947. Riopelle aura finalement plus d'affinités avec « ceux » de l’abstraction lyrique. Sa première exposition personnelle a lieu à la Galerie du Dragon (Paris), en 1949. Cette même année, il participe à l’exposition « Véhémences confrontées » (avec Pollock, Rothko, Mathieu, Sam Francis, Tobey, Hans Hartung, etc.).














Au début des années 50, Pierre Loeb, galeriste réputé, achète la totalité de sa production. 1952-53, Jean-Paul Riopelle expose à Paris chez Pierre Loeb, Jacques Dubourg et Jean Fournier, et à New York, Galerie Pierre Matisse. Grâce à son amitié avec l'historien d'art Georges Duthuit, il fait connaissance avec tout ce qui compte à Paris en peinture (Sam Francis, Mathieu, Nicolas de Staël, etc.) et, parfois aussi, en littérature (Artaud, Beckett ou Aimé Césaire). Il est alors considéré comme l'un des peintres les plus importants de l'École de Paris.



Avec les années 60, Riopelle diversifie ses moyens d'expression, touchant autant l'encre sur papier, l'aquarelle, la lithographie, le collage que l'huile. C’est au milieu des années 60 que l’artiste commence sa collaboration avec la Galerie Maeght ; il va désormais y exposer régulièrement. Sa carrière internationale prend une nouvelle dimension. D’importantes rétrospectives de son oeuvre sont organisées dans le monde entier. Il reçoit le prix Paul-Émile Borduas en 1981.




Riopelle quitte la France en 1989. En 1992, en hommage à la peintre américaine Joan Mitchell qui vient de mourir et qui fut sa compagne pendant 25 ans, il exécute une dernière oeuvre de très grande ampleur, « Hommage à Rosa Luxemburg ». On doit considérer Riopelle comme un géant de l’histoire de l’art de la seconde moitié du XX° siècle ; ses oeuvres figurent dans les collections de pratiquement tous les grands musées du monde.




Jean-Paul Riopelle vécut au Québec ses dernières années et meurt à l’Île aux Grues en 2002.