En mémoire . . .
Portrait de Fautrier Jean
"A aucun moment, je ne me suis considéré « informel », et mes recherches ont toujours été vers une figuration libérée."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Fautrier, l’enragé », J. Paulhan, G. Blaizot, Paris, 1949
« Fautrier », P. Restany, Hazan, Paris, 1963
« Jean Fautrier », MAM de la Ville de Paris, 1989
« Fautrier 1898-1964 : Territoires du peintre », Musée de Sceaux, 1998
A lire de l'artiste :
« Sur la virtuosité, lettre à Jean Paulhan », L’Echoppe, Caen, 1987
Catalogue(s) raisonné(s)
*« Jean Fautrier pittura e materia », P. Bucarelli, Ed. Il Saggiatore, Milan, 1960
Oeuvre gravé - Oeuvre sculpté », E. Engelberts, Ed. Galerie Engelberts, Genève, 1969
Jean Fautrier : les estampes », R.M. Mason, Cabinet des Estampes, Genève, 1986
*« Catalogue raisonné de l’oeuvre peint » en préparation par J.P. Ledeur
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Estampe, lithographie, gravure, Fautrier Jean

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Fautrier Jean
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Fautrier Jean
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
ART LYRIQUE ou INFORMEL, TACHISME /1950-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, Jackson Pollock, Emil Schumacher, Emilio Vedova, etc.
Affiche d'exposition Fautrier Jean 
  Quelques notes de biographie . . .
"Chacun de ses tableaux s’ajoute à la réalité avec vivacité, résolution, naturel." - Francis Ponge
Fautrier Jean dans son atelier
Affiche / Jean Fautrier dans son atelier


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Jean Fautrier est né à Paris en 1898. Il fera ses études d’art à la Royal Academy, puis à la Slade School de Londres. Il revient à Paris en 1920. Influencé par la peinture expressionniste, il peint alors des tableaux de facture réaliste. Jean Fautrier peint et dessine des portraits, des nus et des bêtes écorchées. Sa première exposition personnelle sera organisée en 1924.

En 1925, Jean Fautrier devient le véritable précurseur de l’art informel. Il traverse une période de recherche qu’il qualifiera de « saison en enfer ». Il réalise une œuvre lyrique, des séries de paysages, de nus noirs dont Jean Paulhan dira qu’ils sont « plus nus que nature ».














Pendant la seconde guerre mondiale, Jean Fautrier sera un résistant actif. Il devra se cacher à partir de l’année 43 et habite la maison de Chateaubriand dans la Vallée aux Loups. Il entreprend une série de collages matiéristes, de dessins peints à l’huile sur papier. Ces travaux constituent « Otages » et « Massacres », un ensemble de portraits sensibles où l’artiste se veut témoin de la mémoire des victimes.

Dans les années 50, son oeuvre devient plus abstraite ; toujours, Jean Fautrier continuera à « dire » la souffrance des survivants et il reprend des séries de paysages sombres. Son oeuvre fascine Jean Dubuffet et Malraux. Sanguines, sculptures, lithographies et gravures, l’artiste, sans cesse à la marge, travaille ses oeuvres comme une chair vivante. Il reçoit le grand prix de la Biennale de Venise en 1960.


Jean Fautrier est mort en 1964 à Châtenay-Malabry (France). Une rétrospective vient de lui être consacrée à la Fondation Gianadda de Martigny (Suisse, début 2005). Le poète Francis Ponge, l’un de ses plus fervents admirateurs, écrivait à son propos : « Chacun de ses tableaux s’ajoute à la réalité avec vivacité, résolution, naturel. »