En mémoire . . .
Portrait de Vignes Jean-Claude
"Dessiner c’est regarder, abstraire, définir."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Sous les fenêtres de J.-C. Vignes », Rezvani, in Rouge et Noir, n°66, 1975
« J.-C. Vignes. Corps et fragments », Cat., Musée de la Castre, Cannes, 1991
« Hommage à J.-C. Vignes », Cat. d’expo., Musée de la Castre, Cannes, 1996
« Jean-Claude Vignes », F. Ballester, Cat., La Malmaison, Cannes, 2004
A lire de l'artiste :
« J.-C. Vignes », Cat. d’expo., entretien, Musée des Beaux-Arts de Reims, 1995
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Vignes Jean-Claude

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De Chirico Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Vignes Jean-Claude
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Vignes Jean-Claude
ARTISTES D'AUJOURD'HUI /XXème siècle /
timbre postal de Vignes Jean-Claude
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Vignes Jean-Claude 
  Quelques notes de biographie . . .
Devant le décor du désir, les torses, les ventres, les dos, les fragments autonomes inoculent en nous les drames secrets ensevelis des hommes. Frédéric Ballester
Vignes Jean-Claude dans son atelier
Affiche / Jean-Claude Vignes


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Jean-Claude Vignes est né à Reims en 1924. Sa famille, férue d’art, transmet sa passion à ses enfants. Très tôt, les goûts du jeune garçon s’oriente vers la littérature, la musique et la peinture. Arrivé à Paris en 1942 après des études classiques, Jean-Claude Vignes étudiera à l’Ecole des Arts Décoratifs et suivra des cours du soir dispensés par les services culturels de la Ville. Le futur artiste découvre la peinture des maîtres de la Renaissance (Botticelli, Fra Angelico, Uccello, etc.), peinture qui le marquera à jamais (Il vouera une véritable passion pour l’œuvre du Caravage, du Titien et surtout de Piero della Francesca).

Il n’a pas vingt ans lorsqu’il installe son premier atelier ; le jeune homme participe intensément aux activités culturelles du Paris d’après-guerre en pleine effervescence. Il s’initie à la gravure (eau-forte et burin) qu’il pratiquera plusieurs années. Il collabore (1947) avec Hans Bellmer et colorie les photographies de ce dernier pour son livre « La Poupée » (Ed. Marcel Zerbib). Vignes côtoie Ellsworth Kelly, venu vivre à Paris de 1948 à1954 (bien plus tard, en1992, Vignes participera à l’accrochage de l’exposition de ce dernier organisée à la Galerie Nationale du Jeu de Paume). Vignes voyage (l’Italie notamment).














Jusqu’à son installation à Cannes (1963), l’artiste, parallèlement à ses activités de peintre et graveur, mènera une activité de décorateur pour le théâtre, la danse (pour Janine Charrat et Peter Van Dyck en 1951) et le cinéma, explorant un territoire pictural sensibilisé par sa rencontre avec l’oeuvre du peintre américain Mark Tobey. Il dessine les vitraux de l'église de Fontaine les Grès en 1954, ainsi que des maquettes de livres, disques et des tissus. C’est au cours de cette période que Jean-Claude Vignes acquiert une grande maîtrise des techniques (peinture, dessin).

Son œuvre dessiné, notamment, s’érige progressivement à partir de la fin des années soixante, à la suite de la série des « Assemblages » et des « Reliefs peints » - qui relèvent plus des préoccupations artistiques des années soixante -, vont se succéder de multiples séries de dessins qui découlent l’une de l’autre. Après avoir expérimenté des espaces-traces à partir d’« Empreintes » corporelles, il réalise les « Frottages », dessine les « Papiers froissés ». En 1968, Jean-Claude Vignes crée, en collaboration, les décors et costumes du film « Le corps de Diane » (Jean-Louis Richard) avec Jeanne Moreau avec laquelle il se lie d’amitié.













Dans les années 80, il aborde l’impressionnante série des « Fragments de corps » qui révèle la traduction directe la plus pure de sa propre émotion. Vignes se tournera un temps vers un travail d’interprétation d’après la peinture des maîtres anciens. Puis ce sera d’autres séries : « Vêtements », « Coussins » creusés par la poids des corps, « Têtes de poisson », les « Coings », les « Aulx » et les « Paysages », les deux dernières séries qu’il peint sur des bois de récupération, de vieilles planches irrégulières et érodées par le temps.

Jean-Claude Vignes disparaît à Nice début 1996.