En mémoire . . .
Portrait de Villeglé Jacques
"Être le témoin actif d'une humanité riche en contradictions est une de mes ambitions."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Cheminements 1943-1959 », J. Villeglé, Ed. Jean-Pierre Huguet, Paris, 2002
« J. Villeglé, monographie », Odile Felgine, Ed. Art Inprogress, 2007
« J. Villeglé, oeuvres, écrits, entretiens », Gérard Durozoi, Ed. Hazan, 2008
« J. Villeglé, le lacéré anonyme », Ed. Les Presses du Réel, Dijon, 2008
A lire de l'artiste :
« Jacques Villeglé », interview, Marion Chanson, Ed. Thalia, Paris 2008
Catalogue(s) raisonné(s)
* « Catalogue raisonné thématique des affiches lacérées », Jacques Villeglé, Ed. Marval, Paris, 1989-1996 (6 vol. parus) et Ed. Ides et Calendes, Neuchâtel, 2004 et 2008 (2 vol. parus)

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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Villeglé Jacques

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Dominique Bonneval
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Morandi Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Villeglé Jacques
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Villeglé Jacques
NOUVEAU REALISME /1960-1970 / Yves Klein, Gérard Deschamps, Lucian Freud, etc.
timbre postal de Villeglé Jacques
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Villeglé Jacques 
  Quelques notes de biographie . . .
Pour moi, les affiches lacérées rapprochaient l'art de la vie et annonçaient la fin de la peinture de transposition. Jacques Villeglé
Villeglé Jacques dans son atelier
Affiche / Jacques Villeglé


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Jacques Mahé de La Villeglé, Jacques Villeglé, est né à Quimper en 1926. Il sera élève, section sculpture, de l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes où il fait la connaissance de Raymond Hains qu’il suivra désormais dans ses démarches. De 1947 à 1949, il étudiera l’architecture à Nantes, puis, s’installe à Paris. D’abord collecteur d’objets sur les plages de - Saint-Malo notamment - (fils d’acier, déchets du mur de l’Atlantique, …), objets avec lesquels il conçoit des sculptures, l’artiste devient dès 1949 collecteur d’affiches lacérées ; il se dénomme alors « affichiste » et proclame la « guérilla des signes ».














Au début des années 50, le jeune homme fréquente les lettristes dissidents (Bull Dog Brau, Guy Debord et Gil Wolman). Villeglé rencontre le poète lettriste François Dufrêne en 1954. En 1958, il rédige une mise au point sur les affiches lacérées intitulée « Des Réalités collectives », préfiguration du manifeste du Nouveau réalisme. En 1960, après leur participation commune à la première Biennale de Paris, Jacques Villeglé adhère au groupe des Nouveaux réalistes dont il est un des membres fondateurs (Martial Raysse, Yves Klein, Arman, Tinguely, Hains, Dufrêne, Spoerri) ; ce mouvement décrète de « nouvelles approches perceptives du réel » et s’ancre, pour Villeglé, dans un art qui se veut non technique et proche de ce que l’on trouve dans la rue. Il arrache des affiches lacérées par le temps et des mains anonymes, entrevoyant la partie qui, en elles, constitue une œuvre d’art naturelle. Il change ainsi leur statut. Il continuera dans cette voie, à partir de 1969, avec les cryptogrammes socio-politiques, graffitis de murs dont il fait un alphabet et des textes.














Aux côtés de son ami Raymond Hains, avec lequel il réalisera le film « Pénélope », Villeglé s’approprie les déchirures abstraites et lyriques de la ville, instille dans ses œuvres une dose de contestation politique, détourne la publicité et la presse.


Sa première exposition personnelle est organisée en 1959. Depuis cette date, l’œuvre de Jacques Villeglé a été présentée dans plus d’une centaine d’expositions personnelles (en Europe et en Amérique) et dans d’innombrables expositions collectives (Salon des Jeunes à Paris, Salon comparaison, Salon Nika, etc.). Ses œuvres seront acquises par de très importants musées internationaux. En dépit du caractère novateur de sa démarche, Jacques Villeglé devra attendre jusqu’à 1970 pour vivre de son art, n'obtiendra une reconnaissance publique qu'à la fin des années 1970 ; ce n’est qu’en 1998, que le Musée national d’Art Moderne fera l’acquisition de l’une de ses affiches lacérées.

L’artiste vit et travaille à Paris et à Saint-Malo.