En mémoire . . .
Portrait de Doucet Jacques
"Cobra privilégie la puissance instinctive du geste, la force expressive des couleurs, mais aussi un réel élan poétique."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Jacques Doucet », M. Ragon, in « Cimaises-Arts Actuels / n° 54 », Paris, 1954
« Jacques Doucet », R. Passeron, Cat. d’expo, Ed. Gal. Dina Vierny, Paris, 1973
« Doucet », Michel Ragon, in « Cimaises-Arts Actuels / n° 204 », Paris, 1990
« J. Doucet collagiste », A. Doucet & autres, Cat. d’expo., Gal. T. Spira, Paris
A lire de l'artiste :
« Doucet », Ed. S.M.I., Paris, 1985
Catalogue(s) raisonné(s)
L'oeuvre complet, 1942-1994 », 3 Vol., Andrée Doucet, Ed. Galilée, 1996, 1998 et 1999
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Doucet Jacques

Dernière mise à jour pour :
Clin d'oeil à
Sandrine Richard
Coup de coeur
De Chirico Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Doucet Jacques
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Doucet Jacques
ART LYRIQUE ou INFORMEL, TACHISME /1950-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, Jackson Pollock, Emil Schumacher, Emilio Vedova, etc.
COBRA /1948-1951 / Christian Dotremont, Constant, etc.
timbre postal de Doucet Jacques
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Doucet Jacques 
  Quelques notes de biographie . . .
"Le jugement de Max Jacob était tout en nuance, mais j'ai compris dans la complexité de ses critiques qu'il faut se chercher, se poser des questions continuellement". - Jacques Doucet
Doucet Jacques dans son atelier
Affiche exposition / Jacques Doucet


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Jacques Doucet est né à Boulogne-Billancourt en 1924. Dans son adolescence, il se passionne pour la poésie et la peinture, et cherche sa voie entre ces deux activités. En 1941, Jacques Doucet rend visite au poète et peintre Max Jacob à Saint-Benoît-sur-Loire. Les deux hommes se lient d’amitié. « Son jugement était tout en nuance, confiera plus tard Doucet, mais j'ai compris dans la complexité de ses critiques qu'il faut se chercher, se poser des questions continuellement ». Max Jacob encourage Doucet à peindre.

D’abord influencé par Klee, Miro, Matisse ou Picasso, son oeuvre est marquée par l’humour et le jeu. Avec Atlan, il sera l’un des seuls peintres français à entretenir, au lendemain de la guerre, des relations avec les groupes expérimentaux belges, hollandais et danois. Il collabore au groupe hollandais « Reflex », adhère au « Surréalisme Révolutionnaire ». En 1947, Doucet rencontre Corneille à Budapest. C’est dans cette ville, la même année, que se tiendra la première exposition personnelle de l’artiste. Le groupe Cobra (Copenhage, Bruxelles, Amsterdam) est créé en 1948 et fait suite à un travail mené par Jorn et Dotremont ; Doucet est l’un des cofondateurs du mouvement dont les membres recherchent l'expérimentation et la vitalité, se rapprochant alors de la poétique libertaire. CoBrA, véritable laboratoire d'expériences artistiques, servira ensuite à l'éclosion des individualités.


Dès 1944, Doucet participera à des très nombreuses expositions collectives françaises (Salon d’Automne, Salon des Surindépendants, Salon de Mai, etc.) et internationales (Amsterdam, Liège, Bruxelles, etc.).

La peinture de Doucet se fixa rapidement dans son langage propre : des formes abstraites, rondes et sciemment molles, dans des pâtes généreuses et ternies, cernées d’épais traits noirs. En parallèle à son travail de peintre, Doucet mène un important oeuvre sur papier : lithographies, gouaches, collages, dessins. Il réalise des cartons pour la tapisserie.















De la barbarie à l’état pur, l’oeuvre de Jacques Doucet s’offre à celui qui le mérite. Oeuvre sans concession, sans faux-semblant, reconnaissable entre toute, Doucet aura intégré toute sa vie les conseils que lui donna Max Jacob au début de sa carrière artistique, sans jamais pourtant que son travail ne cesse d’évoluer.

Jacques Doucet est mort à Paris en 1994. La galerie Ariel (Paris), en 1997, organisa une grande rétrospective de son travail.