« Chirico » in « Le surréalisme et la peinture », Breton, Gallimard, Paris 1965
« Giorgio de Chirico », G. Legrand, Filipacchi, Paris, 1975
« Giorgio de Chirico », L. Far, Livre de Paris, Paris, 1975
« Giorgio de Chirico, Parigi », M. F. dell'Arco & P. Baldacci, Milan, 1982
A lire de l'artiste :
« Mémoires de ma vie », 1962
Catalogue(s) raisonné(s)
*« Catalogue complet de l'oeuvre », 24 vol, C. Bruni, Electa Editrice, Venise - Milan *« Catalogue de l'oeuvre gravé, période 1921 à 1969 », A. Ciranna, Ciranna Editions, Milan, 1969 *« De Chirico, Catalogue de l'oeuvre », 7 vol., C. Bruni, Electa Editrice, Venise, 1971 *« Catalogue de l'oeuvre peint, période de 1924 à 1929 », M. F. dell'Arco et P. Baldacci, Milan, 1982 *« L'oeuvre complète de Giorgio de Chirico », M. F. dell'Arco, Rizzoli Editore, Milan, 1984 *« Catalogue de l'oeuvre gravé de 1969 à 1977 », E. Brandani, P. Bonfiglioli, et G. di Genova, Bologne, 1990 *« Catalogo dell'opera grafica », Vol. I, A. Vastano, Ed. Bora, Bologne, 1996 *« Catalogo dell'opera grafica », Vol. II, E. Brandani, Ed. Bora, Bologne, 1999
De Chirico Giorgio Quelques notes de biographie ... estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
SURREALISME/1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc. NOVECENTO ITALIEN/1922-1933 / Carlo Carrà, Felice Casoratti, Filippo De Pisis, Giorgio Morandi, Gino Severini, Mario Sironi, etc.
"Je combats en vain contre l'homme aux yeux méfiants et pleins de sucre qui se libérait doucement de toutes mes embrassades, en souriant, en soulevant à peine les bras. Mon père apparaissait ainsi dans mes rêves." - Giorgio de Chirico
Giorgio de Chirico est né en 1888 à Volos (Grèce). Très jeune, il suit un enseignement sur le dessin à l’Ecole polytechnique d’Athènes, puis, de 1906 à 1908, fait des études à l’Académie des beaux-arts de Munich. Dès 1910, ses lectures de Nietzsche poussent de Chirico à produire ses premiers autoportraits et paysages métaphysiques.
De 1911 à 1915, il s’installe et travaille à Paris, exposant dans les différents Salons annuels. A la guerre, de Chirico est mobilisé à l’hôpital militaire de Ferrara ; il y rencontre Carlo Carrà et Filippo De Pisis. A la fin de la guerre de Chirico s’installe à Rome où il participe aux expositions de « Valori plastici ». Sa première exposition personnelle est organisée en 1919. Les artistes surréalistes sont très sensibles à sa « peinture métaphysique » qui préfigure celle de leur mouvement.
De Chirico crée une oeuvre d’où émerge un climat de mystère nostalgique. A partir des années 20, l’artiste utilise une facture plus classique et des techniques reprises des maîtres anciens (glacis, détrempe, etc.). Il vit de nouveau à Paris entre 1924 et 1929. En 1926, il rejoint le mouvement du Novecento qui prend position contre le modernisme ; il est critiqué et beaucoup de ses relations artistiques lui tourneront désormais le dos.
De Chirico explorera le thème du double dans des toiles où il se met en scène au côté de sa mère, de son frère ou de miroirs. Il peint également des personnages de la mythologie grecque, des portraits, des chevaux, compose des natures mortes auxquelles il donne le nom de « vies silencieuses ». De Chirico se complait à brouiller les cartes de son propre art, créant l’énigme qui sera sa marque. D’aucuns lui reprocheront de s’être longtemps pastiché lui-même. Giorgio de Chirico illustrera plusieurs ouvrages (Apollinaire, Cocteau, Eluard, etc.), concevra décors et costumes pour l’opéra, écrira (roman, courtes proses). Des artistes comme Ernst, Yves Tanguy, Dali ou Magritte ont souligné l’influence qu’il eut sur eux.