En mémoire . . .
Portrait de Richier Germaine
"Je suis plus sensible à un arbre calciné qu’à un pommier en fleurs."
  Notes de biographie              
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Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« The Sculptures of G. Richier », R De Solier, M Jackson Gallery, NY, c.1960
« Germaine Richier, 1904 – 1959 », Galerie Creuzevault, Paris, 1966
« Germaine Richier », Weltkunst & Bruckmann, München, 1998
« Hommage à G. Richier », L. Thorn-Petit et H.Odermatt, Luxembourg, 2001
A lire de l'artiste :
in « Germaine Richier », Galerie Creuzevault, Paris, 1966
Catalogue(s) raisonné(s)
*« Germaine Richier », C. R. en préparation, Françoise Guiter, Paris
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Richier Germaine

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Richier Germaine
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Richier Germaine
SCULPTURE MODERNE /1930-1970 / Julio Gonzales, Henri Laurens, Lynn Chadwick etc.
Affiche d'exposition Richier Germaine 
  Quelques notes de biographie . . .
Quand le geste du créateur est aussi aigu, lacérant même, que celui de Germaine Richier, il est difficile de ne point parler d'art cruel, et j'espère qu'elle ma pardonnera de l'avoir ainsi fait. André Pieyre de Mandiargues
Richier Germaine dans son atelier
Affiche / G. Richier dans son atelier


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Germaine Richier est née à Grans (Bouches-du-Rhone, France) en 1904 ; elle y passera son enfance. Elle fait ses études à l’Ecole des beaux-arts de Montpellier (1922-1925) dans l’atelier de Guigues, ancien praticien de Rodin. Germaine Richier vient à Paris en 1925 et devient l’élève d’Antoine Bourdelle jusqu’en 1929, année où elle épousera le sculpteur Otto Banninger. Elle travaille en toute indépendance dans son propre atelier, partant « à la conquête de son métier total », comprenant déjà la conviction formulée par Rodin et Bourdelle : « La sculpture est l’art de l’intérieur ».

Sa première exposition personnelle sera organisée en 1934 (Galerie Max Kaganovitch, Paris). Les premières oeuvres de Germaine Richier obéissent aux règles de la statuaire classique et réaliste. Pendant la guerre, elle vit en Suisse, puis en Provence. A partir de 1940, l’artiste traduit dans son travail son malaise devant la guerre et sa vision tragique d’une société en décomposition. Germaine Richier façonne alors des hommes et des animaux effrayants et pétrifiés, des créatures fantastiques d’une époque que l’on ne peut définir, mais qui n’est autre que l’époque contemporaine au sculpteur.

Dès l’immédiat après-guerre, Germaine Richier expose dans des galeries, des biennales ou des salons, expositions collectives, expositions personnelles, en France ou à l’étranger (Suisse, Angleterre, Pays-Bas, Italie, Chili, etc.). En 1950, son « Christ crucifié », métaphore de toutes les tourmentes, fait scandale lors de son accrochage dans le choeur de l’église du plateau d’Assy (Haute-Savoie, France).














Elle obtient le premier prix de Sculpture à la Biennale de Sao Paulo en 1951. Dans les années 50, Germaine Richier reprend ses êtres hybrides et joue avec la couleur et la matière. Elle réalise des bronzes et des plâtres polychromes. En parallèle à son activité de sculpteur, Germaine Richier grave, participe à diverses expositions de groupe réservées à ce média, y obtient des prix . En 1958, elle est aux côtés de Laurens, Lipchitz et Zadkine, pour l’exposition « Quatre Sculpteurs » au Palais de la Méditerranée (Nice).














Artiste à la puissance de travail étonnante, artiste d’atelier, Germaine Richier est morte en 1959 à Montpellier. En 2000, une sculpture de Germaine Richier est installée dans le parc de Sculptures du jardin des Tuileries à Paris. Elle écrivit un jour : « La vie n’appartient pas toujours aux choses sereines ».