En mémoire . . .
Portrait de Visat Georges
"La peinture avec son mystère morcelle mon verbe."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« G. Visat, éditeur d'art », J. Adhémar, J. Stein, Ed. Gal. Air France, NY, 1968
« G. Visat », A. Häggqvist, J. Pierre, Ed. Sonet - Arenthon, Paris, 1976
« Graveur, éditeur d'art, peintre », T. West, Ed. Musée de Guéthary, 1992
« G. Visat, promeneur de l'imaginaire », J. Caubet, in La République, 1996
A lire de l'artiste :
« Dialogue avec Georges Visat », T. West, Chez l'auteur et l'artiste, 1989
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Visat Georges

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De Chirico Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Visat Georges
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Visat Georges
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
SURREALISME /1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc.
timbre postal de Visat Georges
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Visat Georges 
  Quelques notes de biographie . . .
Si la recherche est sincère, elle n'a pas à se soucier de la place qu'elle aura demain. Georges Visat
Visat Georges dans son atelier
Affiche / Georges Visat dans son atelier


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Georges Visat est né en Corse, à Foce di Mela, en 1910. Il passe son enfance à Monte Carlo. Dès l'âge de 14 ans, il devient apprenti dans une imprimerie parisienne ; il y découvre l'art de la taille-douce. Jeune homme - il n'a pas encore 18 ans -, il suit des cours de dessin et d'aquarelle à l'Académie Colarossi et à la Grande Chaumière, s'intéressant à tous les courants artistiques. En 1929, Georges Visat entre à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs et, en 1932, collabore dans une imprimerie spécialisée dans l'impression des gravures à l'eau-forte. Mis au chômage en 1936, Visat va travailler près d'un an sur les lignes du métro, profitant de cette période pour s'instruire dans les musées parisiens (« Pour me former l'oeil à la peinture » dira-t-il plus tard).














En 1937, Visat rachète l'atelier de son patron et fonde une imprimerie de taille-douce dans le 6ème arrondissement. Georges Visat sera capturé par l'ennemi dès le début de la deuxième guerre mondiale ; il passera cinq longues années comme prisonnier en Allemagne. Libéré, il revient à Paris en 1945 et reprend aussitôt son activité de graveur. Visat se charge de l'impression de gravures de Decaris ; ce sera une première expérience déterminante pour l'imprimeur.

Au fil de temps, Georges Visat rencontrera d'autres graveurs, des peintres surréalistes, des personnalités de la littérature, du milieu de l'art et de l'édition. La galerie parisienne Maeght lui demande des gravures d'interprétation (gravures d'après des dessins ou peintures) pour ses artistes majeurs : Georges Braque, Joan Miro, Marc Chagall et Fernand Léger. Ces travaux, réalisés en collaboration avec les artistes, lui permettront d'entretenir d'étroits rapports avec eux, souvent avec le sceau de l'amitié et de la complicité. Ainsi, Visat devient véritablement ami avec Braque, et celui-ci appréciera particulièrement l'interprétation de ses oeuvres par le graveur. A partir de 1957, Visat va collaborer régulièrement avec le Ministère des affaires étrangères, puis avec la présidence de la république, créant notamment - pendant plusieurs années -, les cartes de voeux et les menus pour ces institutions.

En 1961, Georges Visat crée sa propre maison d'édition. Il va publier, ou simplement imprimer, des estampes et des livres d'art avec des artistes, souvent devenus de solides amis, comme Max Ernst et Dorothéa Tanning, Joan Miro, Marc Chagall, Roberto Matta, Wifredo Lam, Hans Bellmer, Alberto Giacometti, René Magritte, Alechinsky, Francis Bacon , Man Ray ou Jean-Michel Folon. Il est indéniable de dire que certains d'entre eux profiteront largement de cette relation suivie avec lui pour enrichir leur oeuvre gravé. La fréquentation du quartier Saint-Germain des Près le met en contact avec des personnalités du monde littéraire, comme par exemple Raymond Queneau ou Louis Scutenaire.

En 1978, la famille Georges Visat quitte Paris et s'installe dans le village natal de son épouse Suzanne (Pyrénées-Atlantiques). L'artiste va se consacrer à son propre travail (gravures, dessins et peintures). Visat aime créer une atmosphère mystérieuse ; son oeuvre est non figurative et exprime ses rêves, ses états d'âme, de libres associations d'idées chères au surréalisme.
En 1985, l'artiste sera décoré pour sa « contribution au rayonnement de la culture française ». L'oeuvre de Visat est une oeuvre consciente de l'éternité, une oeuvre qui éprouve le poids de notre nature mortelle. De belles expositions montreront cette oeuvre, en France comme à l'étranger.

Georges Visat, qui disait : « La main voit, l'oeil cherche », nous quittera en 2001.