CUBISME/1907-1925 / Robert Delaunay, Marcel Duchamp, Charles Dufresne, Henri Laurens, Jacques Lipchitz, Jean Metzinger, etc. ARMORY SHOW/1913 / Constantin Brancusi, Charles Camoin, Marcel Duchamp, Edward Hopper, Joseph Stella, etc. PHOTOGRAPHIE PLASTIQUE /1918-1939 / Robert Tatlin, Alexandre Rodchenko, etc. DADAÏSME/1916-1924 / Erwin Blumenfeld, Marcel Duchamp, Otto Freundlich, Marcel Janco, Kurt Schwitters, Sophie Taueber-Arp, etc. SURREALISME/1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc.
Francis Picabia est né à Paris en 1879. Il fait ses études à l’Ecole des arts décoratifs de Paris (1895-1897). Sa première exposition personnelle sera organisée en 1905. Il peint alors des tableaux néo-impressionnistes. Sa rencontre avec Marcel Duchamp l’entraîne vers une phase cubiste et orphiste.
En 1912, Francis Picabia participe au premier Salon de la Section d’or. En 1913, il part pour New York où il participe à l'Armory Show et y défend l'art européen. Mobilisé en 1914, il est envoyé l’année suivante en mission officielle à Cuba ; il profite d’une escale à New York pour rejoindre son ami Marcel Duchamp. Picabia collabore à la revue « 291 » d’Alfred Stieglitz. De 1915 à 1922, la machine devient le principal sujet de son oeuvre. A l’été 1916, il est réformé et part pour Barcelone où il est cofondateur de la revue « 391 », qu’il réanimera à New York, Zurich, puis Paris (1917-1924).
A partir d’août 1918, il correspond avec Tzara et devient le relais dada à Paris (1919-1921). Francis Picabia dans son « Manifeste dada » de 1920 déclare : « Les dadaïstes ne sont rien ». Il crée encore la revue « Cannibale » avant de publier « Pilbaou-Thibaou » (1921) où il annonce la mort de dada.
Picabia se rapproche des surréalistes. Il quitte Paris pour le sud de la France en 1925 et y restera jusqu’en 1945.
Tout au long de sa vie artistique, Picabia utilisera de manière non conformiste les expérimentations des avant-gardes du XX° siècle. Bien que qualifié d’ « artiste dégénéré » par les nazis, Picabia refuse tout engagement et continue de mener la vie facile que lui permet sa fortune personnelle. Il sera un temps interné à la fin de la guerre pour collaboration et, finalement, obtiendra un non-lieu. En parallèle à son oeuvre picturale, Francis Picabia a publié des recueils de poèmes.