En mémoire . . .
Portrait de Arman
"J’introduis le sens du geste global sans rémission ni remords"
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Arman », J. Van der Marck, Abbeville Press, New York,1984
« Arman », Pierre Cabanne, La Différence, 1993
« Arman », Galerie nationale du Jeu de paume, 1998
« Arman, la liberté en peinture », M. Pleynet, Au même titre, 1999
A lire de l'artiste :
« Mémoires accumulés d’Arman », entretien avec Otto Hahn, Belfond, 1992
Catalogue(s) raisonné(s)
Arman, estampes », J. Otmezguine et M. Moreau, Ed. Marval, Paris, 1990
*« C. R. de l'oeuvre », Vol II (1960, 1961, 1962) et III (1963, 1964, 1965), D. Durand-Ruel, Ed. de la Différence, Paris, 1991 et 1994
*« Les multiples », J. Otmezguine et M. Moreau, Ed. Marval, Paris, 1991-1992
Multiples - Musique », D. Durand-Ruel, Ed. Fondation A.R.M.A.N., Genève, 2015
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Estampe, lithographie, gravure, Arman

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Arman
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Arman
NOUVEAU REALISME /1960-1970 / Gérard Deschamps, François Dufrêne, Raymond Hains, etc.
ECOLE DE NICE /1965-1975 / Jean-Claude Farhi, Robert Filliou, Roland Flexner, Serge III, Pierre Pinoncelli, etc.

Affiche d'exposition Arman 
  Quelques notes de biographie . . .
"La fourmi, l’écureuil mettent de côté. La quantité les rassure. Moi-même tout gosse, j’étais très collectionneur." Arman
Arman dans son atelier
Affiche / Arman dans son atelier


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Arman, pseudonyme de Fernandez Armand, est né à Nice en 1928. Il est mort à New York il y a peu (le 22 octobre 2005). L’artiste aura été marqué par sa rencontre avec Yves Klein en 1946. Il était alors élève à l’Ecole des Beaux-Arts de Nice. Il étudiera, en 1949, à Paris, à l’Ecole du Louvre.

Il produit d’abord une peinture postcubiste, d’abord figurative, puis abstraite, mais se dégage rapidement de cet art qui lui semblait formaliste. En 1956, il invente ses « cachets », tampons encreurs qui, multipliés, forment empreintes sur la toile, jouant avec la couleur des encres et leur disposition. Il prend contact avec les objets et commence à les projeter, encrés, sur sa toile : galets, coquilles d’oeuf, aiguilles, etc. A la suite d’une « coquille » sur la couverture d’un catalogue d’exposition, Arman prend son pseudonyme en 1958.














Peu à peu, l’art d’Arman mène à l’objet lui-même, et vers une accumulation de celui-ci. Il y a maintenant entassement d’objets réels, de déchets de la société que l’on met devant son fait. La série des « poubelles » apparaît en 1959. Le point d’orgue de cette période, manière de provoquer le public, sera l’exposition « Le Plein », en 1960, à la Galerie Iris Clert. A l’instigation de Pierre Restany, Arman signe le manifeste du Nouveau Réalisme en 1960 ; on y définit le renouveau du langage artistique des années 60. Ces années deviendront pour l’artiste celles des Accumulations, inclusions dans des châssis de verre ou dans du polyester. Son succès est immense.



Il s’intéresse, dès 1961, à la décomposition des sujets par le découpage et fixe ses recherches par de nombreux bronzes. Arman veut dénoncer la société, il procède à des « destructions », destruction par la force, destruction par le feu (violons, pianos, fauteuils, etc.) ; les restes sont exposés dans des structures en plexiglas. Les Combustions apparaissent en 1963. Deux ans plus tard, son art se dirige vers l’assemblage de pièces mécaniques. Arman prend la nationalité américaine en 1972.

Les années 80, seront tournées vers des oeuvres monumentales. Arman a tranché, a coupé, sectionné, il a accumulé, détourné, brûlé, cassé, détruit, en s’attachant au rôle de témoin d’une culture.