En mémoire . . .
Portrait de Vallotton Félix
"C’est du document sans souffle. Peut-être au retour tirerai-je quelque chose de tout ça, une fois digéré. (jugeant son travail exécuté sur le front de la Grande Guerre)"
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Documents pour une biographie … », 3 Vol., Ed. Bibliothèque des arts, 1973
« F. Vallotton. La vie, la technique, l'oeuvre peint », M. Ducrey, Edita, 1989
« Félix Vallotton », collection Noir et Blanc, Ed. Sauret, Monaco, 1993
« Le très singulier Vallotton », D. Brachlianoff et autres, R.M.N., 2001
A lire de l'artiste :
« Les soupirs de Cyprien Morus » (Roman), Ed. Les Trois Collines, Paris, 1944
Catalogue(s) raisonné(s)
Oeuvre gravé », L. Godefroy, Ed. Chez l'auteur, Paris, 1932
Oeuvre gravé et lithographié », M. Vallotton et C. Goerg, Ed. de Bonvent, Genève, 1972
*« Félix Vallotton », G. Busch, B. Dorival et P. Grainville, La Bibliothèque des Arts, Lausanne, 1985
*« Félix Vallotton 1865-1925. Catalogue raisonné de l’œuvre peint », 3 Vol., Marina Ducrey, Institut Suisse pour l’étude de l’art, Fondation Félix Vallotton, 5 Continents éditions, 2005.
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Vallotton Félix

Dernière mise à jour pour :
Clin d'oeil à
Sandrine Richard
Coup de coeur
De Chirico Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


Voir les oeuvres de :






Vallotton Félix
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Vallotton Félix
NABIS /1888-1910 / Paul Sérusier, Paul Ranson, Henri Gabriel Ibels, Maurice Denis, etc.
Affiche d'exposition Vallotton Félix 
  Quelques notes de biographie . . .
"Les paysages de Vallotton ne sont pas des interprétations, mais des équivalences." Antonin Artaud
Vallotton Félix dans son atelier
Affiche de concert / Félix Vallotton


Toutes les affiches


Félix Edouard Vallotton naît à la fin de l’année 1865 à Lausanne où son père tient une droguerie. Il suit des études classiques, obtient son baccalauréat en latin-grec, tout en manifestant déjà son goût pour les arts et la peinture. Félix Vallotton part à Paris suivre les cours de l'Académie Julian ; il est rapidement remarqué et passe le concours d'entrée à l'Ecole des Beaux Arts, où il est reçu (1883). Tout en restant chez Julian à Paris, il revient régulièrement en Suisse pour les vacances. Il fait la connaissance de nombreux artistes suisses (Biéler, Reichlen, Gaulis, Blancpain, etc.) et se lie d'amitié avec Charles Maurin et le graveur Félix Jasinski. Il se passionne pour le portrait. Son art prend souvent une certaine liberté par rapport à l'académisme qu'on lui a enseigné.














L’artiste a de grosses difficultés financières. Il expose pour la première fois au Salon des Indépendants(1891). Il s’engage après 1890 dans la gravure sur bois, réalise des eaux-fortes en s'inspirant de Rembrandt et de Millet. Le renouveau qu’il insuffle à cette technique ancestrale lui vaut rapidement une notoriété internationale d’artiste à la pointe de la modernité.

Lié d’amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis et devient le principal illustrateur de La Revue blanche. Son mariage (1899) avec la fille du grand marchand de tableaux Alexandre Bernheim marque un tournant dans sa carrière. Il se consacre désormais à la peinture, sa vocation première.

En 1900, il se fait naturaliser français. Son art ne rompt pas avec la tradition mais la bouleverse par de puissants effets décoratifs, par une palette où des tons sourds alternent avec les couleurs les plus éclatantes, souvent dissonantes, parfois irréelles. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style singulier. En outre, Félix Vallotton est un dessinateur prolifique, il s’essaye à la sculpture et aux arts appliqués, il écrit (critiques d’art, romans, pièces de théâtre, essais, journal, etc ).
Secret et passionné, réfléchi et sensuel, misanthrope et séducteur, aspirant au bonheur mais se régalant de souffrance, l’homme est aussi complexe que son art est savant sous une apparente simplicité. Il a appartenu aux sociétés d’artistes les plus prestigieuses, il a participé à toutes les grandes expositions internationales dont ,en 1903, au premier Salon d'Automne, dont il est membre fondateur, ou à la Sécession de Vienne (Autriche), où il présente une dizaine de peintures et où il reçoit les félicitations de Gustav Klimt et de Hödler.














Vallotton aura fait de nombreux voyages (Allemagne, Hollande, Suède, Italie, etc.), aura lié encore de nombreuses amitiés (Manguin, Marquet, etc). En 1909, il participe à la Fondation de l'Académie Ranson, avec Vuillard, Bonnard, Denis et Roussel, tandis qu'à Zurich, le Künstlerhaus organise la première exposition qui lui est totalement consacrée. Les expositions qui lui sont dédiées se multiplient.


L'été 1914, Félix Vallotton est à Honfleur, lorsque se déclare la guerre. Il cherche à s'engager volontaire, mais il est refusé en raison de son âge. En 1917, il visite le front qui lui inspire une série de paysages de guerre. A la fin de la Grande Guerre, Il entreprend différents voyages au travers les régions de France jusqu'en 1924, tout en continuant de peindre alors que la maladie le gagne.



En 1925, Félix Vallotton est hospitalisé à Paris pour subir une opération. L’artiste, qui venait d’avoir 60 ans, meurt des suites de l’intervention.