En mémoire . . .
Portrait de Pacanowska Félicia
"Sa nécessité intérieure s’exprime avec force dans une expression neuve. Jean Adhemar "
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Scènes et visages de Montparnasse », Chil Aronson, 1963
« Pacanowska », B. Matura, G. Marinelli, Cat. Studio d’Arte Moderna, Rome, 1971
« Art graphique français contemporain », J. Adhemar, Cat. d’expo., Paris, 1988
« Peintres juifs à Paris, 1905-39 », J. Lanzmann, Ed. Denoël, Paris, 2000
A lire de l'artiste :
« Le Métro », P. Hulin, La Jeune Estampe, Ed. Gal. Le Soleil dans la tête, 1954
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Pacanowska Félicia

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Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Pacanowska Félicia
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Pacanowska Félicia
REALITES NOUVELLES /1946-1956 / Etienne Béothy, Marcelle Cahn, etc.
ECOLE DE PARIS /1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc.
timbre postal de Pacanowska Félicia
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Pacanowska Félicia 
  Quelques notes de biographie . . .
Le conflit entre son grand amour de l'être humain comme esprit, chair et os, et la forme peinte d'après les règles plastiques pures est celui qui donne à l'artiste qu'est Pacanowska une place à part. S. Baram (1953)
Pacanowska Félicia dans son atelier
Affiche d'exposition / F. Pacanowska


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Félicia Pacanowska est née en 1907 à Lodz, grand centre industriel juif de Pologne, dans une famille d’artistes. Après ses études au lycée à Lodz, Pacanowska est reçue à l’école des Beaux-Arts de Varsovie ; elle en sort diplômée (peinture et gravure) cinq ans plus tard. Gravure, sur bois comme sur cuivre, et peinture vont désormais partager sa vie.

Pacanowska quitte la Pologne en 1932 pour rejoindre la cohorte des peintres juifs de l’Ecole de Paris. Pendant des mois, elle étudie les gravures au Cabinet des estampes et des dessins au Louvre. Sa vie est difficile. Dès 1935, elle voyage pourtant en Italie et en Angleterre. Elle passe quelques mois en Pologne où elle exposera à l’Institut d’Art cinquante gravures et monotypes. En revoyant ses parents, la jeune femme ne se doutait pas que cette visite serait la dernière, car ils seront exterminés par les Nazis.

Félicia Pacanowska, jeune filleF. Pacanowska, étudiante dans un atelier de sculptureL'artiste recevant un prix














De retour à Paris en 1937, elle perfectionne la technique des eaux-fortes. Au début de la guerre, elle est dessinatrice dans une usine d’aviation. Durant l’occupation, elle subit toutes les souffrances de la persécution, et, en 1942, elle échappe par miracle à la rafle du Vel d’Hiv. Jusqu’à la fin de la guerre Félicia Pacanowska vit dans des conditions extrêmement précaires et dangereuses. Tout ce qu’elle avait créé et ses outils de travail sont perdus. Elle atteint un suprême désespoir en apprenant la mort de ses parents. Sa volonté de travail va la sauver.

Foulard pour le Salon Peintre d'aujourd'hui 1956

















Pendant une année Félicia Pacanowska va étudier la sculpture à l’Académie de Rome. Elle rentre à Paris en 1947 et se remet à sa peinture, à ses dessins, ses eaux-fortes, ses aquatintes et ses pastels. L’artiste considère tous ces domaines à valeur égale. Elle participera dès lors à tous les grands salons : Salon d’Automne, Salon des Indépendants, Salon de Mai, Salon des Réalités Nouvelles, Jeune Gravure Contemporaine, Estampes Contemporaines, Le Trait, etc.

Sa vision dans son oeuvre graphique et sa peinture, dans un premier temps figurative, va tendre peu à peu vers l’abstraction. L’artiste va obtenir d’importants prix de gravures et ses eaux-fortes seront désormais bien représentées dans les collections publiques. La construction de ses compositions, faite de rigueur, a souvent fait évoquer une origine cubiste. Ses travaux au burin et à l’eau-forte frappent par la pureté du trait, le dosage minutieux du blanc et du noir, une luminosité faite de sobriété et de sensibilité.

Peintres juifs à ParisCatalogue d'exposition de F. Pacanowska à Rome












Félicja Pacanowska s’éteint à Rome en 2002.