En mémoire . . .
Portrait de Vedova Emilio
"Mes travaux ne sont pas des créations, mais des tremblements de terre. Ce ne sont pas des peintures, mais des souffles."
  Notes de biographie              
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Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« E. V. », in Pittura italiana contemp., G. Mazzariol, I.I.AG., Bergame, 1958
« Emilio Vedova », Danilo Eccher, Ed. Hopefulmonster, Turin, 1996
« Emilio Vedova », Giorgio Verzotti, Ed. Charta, Milan, 1998
« E. Vedova, 1919-2006 », Collectif., Ed. Electa, Milan, 2007
A lire de l'artiste :
« E. Vedova 1919-2006 », A. Rorro et autre, cat., Gal. d’Art Moderne, Rome, 2008
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Vedova Emilio

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Atelier Lacourière & Frélaut


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Vedova Emilio
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Vedova Emilio
ART LYRIQUE ou INFORMEL, TACHISME /1950-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, Jackson Pollock, Emil Schumacher, Emilio Vedova, etc.
timbre postal de Vedova Emilio
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Vedova Emilio 
  Quelques notes de biographie . . .
Le regard tourné au quotidien sur l'image de la douleur et sur l'indignation des hommes, l'artiste propose par ses messages une opposition à la société de consommation et au capitalisme. Sa peinture est comme une tentative extrême et désespérée, une sollicitation à ne pas rester inerte, à ne pas se résigner, à agir vite tant qu’il y a encore vie. Antonio Rombi
Vedova Emilio dans son atelier
Affiche / Emilio Vedova


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Né d’une famille ouvrière, Emilio Vedova voit le jour à Venise en 1919. Il passera la majeure partie de sa vie dans sa ville natale où il enseignera de longues années à l’Académie des Beaux-Arts. Son parcours sera - tout au long de son existence - celui d'un artiste autodidacte. Influencé par l’expressionnisme lors de son apprentissage pictural, il rejoint en 1942 le groupe « Corrente » (Renato Guttuso, Birolli, etc).
Dans l’Italie fasciste, les travaux de Vedova étaient considérés comme « subversifs ». A la chute de Mussolini (1943), les Allemands prennent le pouvoir. Emilio Vedova rejoint les partisans et entre en résistance ; il combat jusqu’en 1945 dans les monts du Frioul et sera blessé.

Peintre et graveur, il jouera un rôle artistique important dans l'immédiat après-guerre, et dans l'avant-garde européenne. Dès le début de sa carrière, le thème principal de son œuvre est la condition désespérée de l’homme dans un monde d’agressivité et d’injustice sociale. En 1946 il co-signe le manifeste du « Fronte Nuovo delle Arti » et son activité reflète la violence du débat entre réalisme et abstraction qui avait lieu en Italie. Sous la profonde influence des Futuristes et de Picasso, Vedova arrive à la réalisation d’une oeuvre âpre et violente, toujours gouverné par le noir. Il conçoit alors des séries d’œuvres (Géométries Noires, Explosion, Bataille, Europe, Camp de concentration) où le choix des titres montre et appuie leur contenu identitaire de révolte politique et de dénonciation.















En 1952, Védova devient un membre influent du « Gruppo degli Otto - Groupe des Huit » (avec Afro Basaldella, Birolli, Corpora, Santomaso, Morlotti, Moreni et Turcato) ; ce groupe influencera le mouvement de l’« Arte povera ». Au cours des années 50, Emilio Vedova produit d’autres séries (Cycle de protestation, Cycle de la nature, Cycle pour le Brésil) qui atteignent le sommet de l’art informel italien. Vedova développe le style spontané et gestuel pour lequel il est reconnu aujourd’hui ; derrière le chaos apparent, l’artiste crée un espace très structuré, composé de différents plans, de lignes et de signes fortement identifiables tels les croix, les triangles, les cercles, et l'écriture.

Dans les années 60, l’artiste s’engage dans une nouvelle voie ; ce seront les « Plurimi », des constructions peintes en relation avec l’espace environnant. Dans les années 80, Vedova produit des toiles imposantes ; le geste ample de l’artiste, d’une extrême violence, dénonce et proteste encore avec force. De la fin 1963 à la mi-1965, Vedova bénéficie d’une bourse de la Fondation Ford et séjourne à Berlin. « A Berlin, et seulement là, nulle part ailleurs, j’ai travaillé, aimé et haï, souffert … autant qu’à Venise, » écrira-t-il.















Artiste aux multiples talents, Emilio Vedova collaborera avec le théâtre et l’opéra, construira une importante œuvre graphique (lithographies, gravures, portfolio), travaillera sur le volume, etc.
Vedova sera exposé onze fois à la Biennale de Venise (depuis 1948) et sera représenté quatre fois à la documenta de Kassel. Il est probablement le seul artiste à avoir participé en tout quinze fois aux deux manifestations majeures de l’art contemporain.
Emilio Vedova disparaît à Venise en 2006 ; il avait 87 ans. « Sa » ville lui a dédié un musée-fondation (à coté de la collection Pinault à la Pointe de la Dogana), conçu par l’architecte Renzo Piano.