En mémoire . . .
Portrait de Ruscha Ed
"J'ai toujours eu le plus profond attachement pour tout ce qui ne pouvait pas être expliqué."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
* Ed Ruscha, Richard D. Marshall, Ed. Phaidon Press, 2003
* Ed Ruscha - Photographer, M. Rowell et A. D. Weinberg, Ed. Steidl Verlag, 2006
* Ed Ruscha, Mary Richards, Ed. Tate Publishing, Londres, 2009
* Ed Ruscha's Los Angeles, Alexandra Schwartz, Ed. MIT Press, 2010
A lire de l'artiste :
* Business Cards, E. Ruscha et B. Al Bengston, Ed Ruscha Editions, 1968
Catalogue(s) raisonné(s)
* « Editions 1959-1999 – Prints, Books, Misc. », Siri Engberg et Clive Phillpot, Ed. Walker Art Center, Minneapolis, Etats-Unis, 1999
* « Catalogue raisonné of paintings », 4 Vol., W. Hopps et Yve-Alain Bois, Steidl Publishing, de 2004 à 2009
* « Referencing Various Small Books by Ed Ruscha », Jeff Brouws, W. Burton et H. Zchiegner, Ed. The Mit Press, Cambridge, Massachusetts, Londres, Angleterre. 2013
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Ruscha Ed

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Ruscha Ed
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Ruscha Ed
POP-ART /1955-1970 / Andy Warhol, Keith Haring, Tom Wesselmann, etc.
timbre postal de Ruscha Ed
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Ruscha Ed 
  Quelques notes de biographie . . .
Les artistes ont beaucoup essayé de faire des choses inacceptables. C'est peut-être dans leur nature et je n'y déroge pas. Ed Ruscha

Ruscha Ed dans son atelier
affiche / Ed Ruscha


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Edward Ruscha est né en 1937 à Omaha (Nebraska). Ed Ruscha forme son regard au contact des médias, s'intéresse à la bande dessinée et au graphisme avant de choisir en 1956 de faire ses études à Los Angeles. Inscrit au Chouinard Art Institute, Ruscha a notamment pour professeur l'artiste minimaliste Robert Irwin, suit les cours d'illustration, de graphisme, de photographie, d'histoire de l'art et découvre la peinture qui devient son médium.

 En 1957, Ed Ruscha découvre la série des très géométriques « Target » de Jasper John. En 1963, deux expositions présentées à Los Angeles l’enthousiasment : « Marcel Duchamp » et « The Family of Man » (réalisée par Edward Steichen). L'œuvre de Marcel Duchamp, lui indique très tôt la voie d'une distance critique aux héritages de l'art, et sans doute quelques stratégies d'évitement de l'expressivité personnelle en vogue à cette époque, parmi lesquelles la photographie qui permet des compositions « ready-made » : « J'ai commencé à prendre des photos quand j'étais à l'école, mais sans intention sérieuse. J'aimais l'idée de pouvoir capturer ce qui est ici et maintenant, comme une réalité immédiate susceptible d'être ensuite évaluée et intégrée à une peinture. » Sa première exposition personnelle est organisée à Los Angeles en 1963 (Galerie Ferus).














Il sera influencé par Atget, Robert Frank, Walker Evans, Rauschenberg. Toutes ces découvertes le motivent à prendre du recul par rapport à la tradition picturale. Sous l'influence du Pop Art, le travail d’Ed Ruscha va évoluer. L’artiste s’essaie à différentes techniques, travaille par séries, réalisant des photos, des livres et des films, produisant des tableaux virtuels. Dans les années 70, Ed Ruscha montre son travail régulièrement chez Leo Castelli à New York.














Singulière et inclassable depuis les années 1960, la peinture de Ed Ruscha, volontairement plate, dénuée d'effets de matière, fait l'objet depuis une quarantaine d'années d'une reconnaissance internationale. Si la peinture reste le principal mode d'expression de Ruscha, ses dessins donnent lieu à diverses expérimentations de matériaux : en 1969 il utilise la poudre à canon, mais aussi du lierre, du jus de tabac ou de légume et, en 1970, il présente « Chocolate Room » à la Biennale de Venise en couvrant les murs du Pavillon américain de feuilles de papier enduites de chocolat. La photographie est néanmoins pour lui un processus fondamental, une opération pour mettre les choses dans l'ordre du presque rien, un rien auquel il donne une étendue, une épaisseur et un caractère énigmatique qui lui permettent de dépasser la question purement formelle du médium et de continuer à fasciner les plus jeunes artistes. Les thèmes abordés par l'artiste (des stations d'essence aux gâteaux d'anniversaire, en passant par les cartes de visite, les parkings vus d'avion, les piscines, les bonnes occasions dans l'immobilier...), comme l'accent mis sur la banalité de ces natures mortes ou paysages rend l'oeuvre de Ruscha tout à fait particulière.














En 2006, une exposition au Jeu de Paume (Paris) permettra au public français de le découvrir plus profondément et de se rendre compte de la diversité de son œuvre.