En mémoire . . .
Portrait de Gilli Claude
"Un jour, le sujet est sorti du cadre où il était prisonnier."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Claude Gilli, La poèsie au ras du sol », P. Restany, Ed. Galilée, Paris, 1982
« L’école de Nice », Meguro Museum of Art, Tokyo, 1995
« Gilli », collectif, catalogue, M.A.M. de Nice, 1999
« Gilli, works from 1963-1966 », M. Roudillon, Mayor Gallery, Londres, 2007
A lire de l'artiste :
« Connaître la sculpture de C. Gilli », entretien, Ed. Fr. Rolin, Paris, 1990
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Gilli Claude

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Sandrine Richard
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De Chirico Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


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Gilli Claude
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Gilli Claude
ECOLE DE NICE /1965-1975 / Yves Klein, Jean-Claude Farhi, etc.
NOUVEAU REALISME /1960-1970 / Yves Klein, Gérard Deschamps, Lucian Freud, etc.
timbre postal de Gilli Claude
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Gilli Claude 
  Quelques notes de biographie . . .
Oh, putain, petit, que c’est beau ces coulées. César
Gilli Claude dans son atelier
Affiche d'exposition / Claude Gilli


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Claude Gilli est né à Nice en 1938. Il entre à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice en 1955. En 1957, il rencontre Albert Chubac et voit s’organiser sa première exposition auprès de ce dernier et de Martial Raysse (« Peintres de vingt ans » à la galerie Longchamp de Nice).
Dans le sillage de Martial Raysse, Gilli commencera à travailler au sein de l’Ecole de Nice dans les années soixante. Délaissant la peinture proprement dite pour des assemblages d’objets construits, il produit - à partir de 1961 - une longue série d’« Ex-votos », premiers travaux en bois découpés peints ; cette période marque l’engagement de l’artiste dans l’aventure de la création. L’année suivante, Gilli brûle pratiquement tout ce qu’il a réalisé auparavant, marquant sa volonté de fixer un véritable point de départ.

Arman, Ben et Raysse lui permettent de participer à sa première exposition parisienne (Galerie Henriette Legendre) ; il y fait la connaissance de Robert Malaval. Gilli, au début des années soixante, se lance dans la série des paysages en bois découpés. L’artiste s’engage avec frénésie dans l’utilisation de la couleur bleue que l’on retrouvera dans tous ses travaux. Il participe à plusieurs expositions à Nice avec Albert Chubac, Robert Malaval et Bernar Venet, et rencontre Jacques Matarasso qui deviendra l’un de ses principaux marchands.

Dès ses premières œuvres, une volonté de sortir du « cadre » du tableau s’exprime dans son art, volonté qui se retrouvera désormais tout au long de son œuvre. Dans un même esprit, Claude Gilli réalise les « Vitrines », découpant des volumes dans de minces planches de bois violemment colorées. En 1965, il expérimente également ses premières « Coulées » en bois découpé qui vont lui permettre de rencontrer le succès.














Des lettrages apparaissent dans les découpages de Claude Gilli en 1966, lettrages empruntés à l’univers de l’enseigne. Cette même année, sa première exposition personnelle est organisée à la Galerie Yvon Lambert.
En 1967, il participe à l’exposition « 12 Supers Réalistes » à Venise à la Galerie Del Leone ; il y fait la découverte des travaux du Pop Art américain (Lichtenstein, Warhol, Wesselman). Gilli s’engage dans un travail en rupture avec sa première période de bois colorés et le travail sur les plexiglass transparents apparaît en 1968. De 1969 à 1971, Gilli expérimente le travail avec les « Escargots » dont il dit avoir fait la rencontre sur le marché du cours Saleya (Nice). Il réalise alors des moulages, les escargots envahissant la surface du tableau, puis des aquarelles, par la nécessité des moyens imposés par les gastéropodes.

L’artiste s’installe à Paris en 1970. En 1981, une première rétrospective au Musée de Nice (Galerie des Ponchettes) fait découvrir pour la première fois l’ensemble de son oeuvre.
L’année 1985 verra apparaître les premières sculptures en acier de Claude Gilli ; dans des séries successives, l’artiste montre des paysages, des bas-reliefs en acier soudé peint. Il réalisera également une sculpture monumentale pour la ville de Nice.
Claude Gilli a certainement participé à l’aventure de l’Ecole de Nice. Son nom peut également être associé à l’affirmation du Nouveau réalisme en France.