SURREALISME/1924-1969 / Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Yves Tanguy, etc. ECOLE DE PARIS/1945-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, etc. REALITES NOUVELLES /1946-1956 / Etienne Béothy, Marcelle Cahn, etc. ART LYRIQUE ou INFORMEL, TACHISME/1950-1960 / Jean Degottex, Georges Mathieu, Jackson Pollock, Emil Schumacher, Emilio Vedova, etc.
Alors jeune télégraphiste, Camille Bryen n’a pas encore vingt ans lorsque, attiré par les surréalistes, il vient à Paris en 1926. Né à Nantes en 1907, il publiera un premier recueil de poèmes, « Opopanax », en 1927. En 1932, il publie de nouveau : « Expériences », qui marie poèmes, dessins et collages et préfigure les dessins automatiques.
C’est deux ans plus tard que se monte sa première exposition (Paris) de dessins et collages. Il expose dans différents salons, donne des conférences, réalise, en 1936, sa première oeuvre tachiste. Cette même année, Bryen participe à la manifestation qui célèbre les vingt ans de l’esprit dada (Sorbonne, Paris). Il cosigne le manifeste « dimensionniste » avec Arp, Duchamp et Picabia. Il est considéré, à cette époque, comme un poète post-dadaïste. Il collabore avec Ubac. Très actif, il écrit, publie, dessine.
En 1948, Bryen organise la première exposition de l’« abstraction lyrique » qui avait pris naissance l’année précédente (« non-figuration psychique »). Il se met à la gravure et commence, en 1949, à peindre à l’huile, pensant alors que la peinture était l’ouverture à une liberté d’expression sans limites. 1950 est l’année de la publication de « Héréphile », l’un de ses ouvrages les plus reconnus, elle est également l’année où il cesse toute production littéraire pour se consacrer à son activité picturale.
Discret jusqu’à l’après-guerre, il participera au fil des ans à de nombreux salons, biennales, expositions collectives, en France et à l’étranger ; de nombreuses expositions personnelles lui furent consacrées (Londres, Paris, Milan, Nantes, etc.). Bryen a illustré divers ouvrages de littérature, notamment avec ses magnifiques eaux-fortes en couleurs. L’art de Bryen évoluera, allant jusqu’à une abstraction délicate et mesurée.