En mémoire . . .
Portrait de Dekker An
"Dans mon travail de sculpteur, je recherche l'essence des choses."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Zadkine en zun leerlingen », I. Brons, M. Vlap, Singer Museum, Laren, 2003
« Zadkine zou tevreden over haar zijn », B. Grutterink, in Tubentia, sept 2003
« An Dekker », Cat., Manoir du Rouergou, St Médard-Catus, 2007
« An Dekker. Sculptures », J. Stoop, poèmes de A. Peypers, Chez l'artiste, 2007
A lire de l'artiste :
« Zadkine », interview, TV culturelle japonaise. Sortie prévue : oct. 2008
Catalogue(s) raisonné(s)
Non réalisé à ce jour.
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Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Dekker An

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Dekker An
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Dekker An
SCULPTURE MODERNE /1930-1970 / Julio Gonzales, Henri Laurens, Lynn Chadwick etc.
ARTISTES D'AUJOURD'HUI /XXème siècle /
timbre postal de Dekker An
Etude de timbre / MC
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Affiche d'exposition Dekker An 
  Quelques notes de biographie . . .
Parmi les outils dans son atelier : / une radiocassette qu'un chiffon de lin / protège de la poussière fine / qui l'entoure comme une voile / quand elle travaille le bois, le plâtre, la pierre. / La musique, elle aussi, l'entoure. / Ses cds préférés, les fugues de Bach, / Miles Davis, Carmina Burana, / le requiem de Verdi, Didon et Enée. / Toujours les même disques / le même bruit de ciseaux / la même intensité. Ankie Peypers
Dekker An dans son atelier
Affiche / An Dekker dans son atelier


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Sculpture de An DekkerAn Dekker est née aux Pays-Bas en 1931. « C'est dans ma jeunesse que j'ai décidé de devenir sculpteur, la raison en reste toujours mystérieuse, » dit An Dekker. Aussi loin que remontent ses souvenirs, elle se rappelle avoir eu envie d’être sculpteur. A son premier professeur qui lui demandait de montrer ses mains avant de l’accepter dans sa classe, elle présenta timidement le dos de ses mains, avant que celui-ci ne lui dise sèchement : « De l’autre côté ! » ; l’homme n’eut pas de doute et elle fut acceptée. Dès 1950, après des études à l'Académie des Beaux-Arts d'Amsterdam (Rijksacademie), elle rejoint Paris pour y suivre une formation dans l'atelier du sculpteur Ossip Zadkine, à la Grande Chaumière. Elle ressentira rapidement en elle les vibrations des grandes innovations qui naquirent dans le monde de la sculpture et des arts plastiques de la première moitié du XX° siècle (Zadkine, bien sûr, Henry Moore, Barbara Hepworth, Brancusi, Giacometti et tant d’autres). An Dekker a mille souvenirs de ses débuts ; elle se remémore son travail dans un atelier de tailleurs de pierres où, avant d’être éventuellement embauchée, ses hommes forts - et qui gloussaient, sûrs par avance du piteux résultat - avaient demandé à cette jeune femme aux longs cheveux de sculpter une rose.

La jeune fille recherche très tôt un espace international, sans doute l'hymne célèbre du même nom (la fameuse Internationale) que sa mère chantait d'une voix claire à la jeune enfant a son importance! Femme et artiste itinérante, An Dekker, au fil du temps, vivra et travaillera en France, au Nigeria, aux Pays-Bas et en Angleterre. La toute première exposition de l'artiste sera organisée en France, à Nîmes dans la Maison Carrée en 1953.

An Dekker est une artiste plurielle et son oeuvre ne manque pas d'évoquer des thèmes anciens ou nouveaux que sont « la guerre et la paix, l'accusation et la défense, l'engagement et l'autonomie, la beauté et le réconfort, les lieux de vie et les continents, » écrit Jacqueline Stoop dans son introduction « Polyphonie d'une femme-oiseau » de l’ouvrage « An Dekker. Sculptures » (J. Stoop, A. Peypers, Chez l'artiste, 2007). Les thèmes récurrents de son œuvre touchent ses convictions et préoccupations les plus profondes, enrichies de ses expériences personnelles comme de ses états d’âme ; son œuvre, touchant toujours les aspects de notre condition humaine, est avant toute chose inspirée de ses rencontres avec l’Autre.

An Dekker travaille le bois, le plâtre, la pierre, le béton, l’acier, associant parfois les matériaux. Il semble, ce serait se méprendre, qu’An Dekker ait suivi plusieurs chemins distincts (abstraction, figuration libre ou « archaïsme ») ; femme autonome s’il en est, An Dekker a simplement, mais avec détermination, choisi le langage multiple et multilingue de la sculpture.
Depuis plus dix ans maintenant, An Dekker vivait et travaillait en France ; elle était installée depuis deux ans à Prayssac dans le Lot. An Dekker nous a quittés en septembre 2012.