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Alphonse Mucha

"Je serais ouvrier-peintre plutôt que de faire de l’art pour l’art."

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Quelques notes de biographie

Alfons (Alphonse) Mucha est né en 1860 à Ivancice, en Moravie (aujourd'hui la République tchèque). Mucha est issu d'une famille nombreuse de la petite bourgeoisie. L’enfant dessine beaucoup et, très tôt, a pour habitude de caricaturer ses camarades. Après le lycée, il devient violoniste à la cathédrale de Brno. Aussi bon calligraphe que dessinateur, il est engagé comme greffier dans le tribunal où son père est huissier. Il regagne Vienne alors qu’il a 19 ans ; là, il est engagé par la maison Kautsky-Brioché-Burghardt, spécialiste dans les décors de théâtre. Après la fermeture de cette maison, Mucha s'installe à Mikulov où il peint des paysages, des portraits, et réalise des inscriptions de pierres tombales. Le comte Kluen, le seigneur du lieu, le charge d'effectuer des peintures murales dans son château et ce travail, qui plaît, lui permet d’être accepté par la noblesse locale.
Mucha entre en 1885, pour deux ans, à l'académie des Arts de Munich. A 27 ans, l’artiste part pour Paris où il s'inscrit à l'Académie Julian. Alphonse Mucha doit alors gagner sa vie ; il entre dans une période difficile qui durera quelques années. Ses qualités le font cependant connaître et il est engagé par l'importante maison d'éditions Armand Colin. Mucha vit à Montmartre et rencontre de nombreux artistes (Gauguin, entre autres). Mucha s'intéresse à la photographie, réalise des illustrations pour la presse. Il découvre le travail de Steinlen.
En 1894, un concours de circonstances l’amène à réaliser sa première affiche pour une pièce de Sarah Bernhardt ; « Gismonda », son affiche, sera un véritable succès - auprès du public comme de l’actrice - et Mucha collaborera avec Sarah Bernhardt pendant six ans avec un contrat exclusif pour le théâtre. La comédienne a une réputation internationale ; les fabricants de parfums, champagnes ou bicyclettes se pressent alors à la porte de Mucha. Ses œuvres sont désormais sur tous les murs et quotidiennement l’on croise ses créations (cigarette Job, biscuits Lu, champagne Ruinart, etc.).
Petit à petit, on donne le nom d’Art Nouveau au style de Mucha et les commandes affluent de toutes parts, ce qui amènera Mucha a être sollicité pour l'exposition universelle de 1900. Il commence à enseigner en 1896. En 1897, la Galerie la Bodinière organise une exposition qui lui est consacrée, la préface du catalogue sera écrite par Sarah Bernhardt. D’autres expositions suivront, plus prestigieuses encore. Mucha part pour New York en 1905, où son arrivée fait figure d'évènement. Il revient bientôt en France et souhaite désormais avoir plus de temps pour se consacrer à sa peinture. En 1908, il réalise sa dernière grande œuvre Art Nouveau : la décoration du German Theatre.
En 1910, Mucha décide de consacrer le reste de sa vie à peindre vingt tableaux de grandes dimensions représentant une épopée symbolique du peuple slave et ce depuis l'Antiquité. Mucha entreprend alors un voyage d'étude, puis en 1911, s'installe à Zbirov où il travaille sur ses grandes toiles ; en même temps, il fait des travaux pour la toute jeune Tchécoslovaquie (timbres, billets de banque, etc.) pour lesquels il ne veut accepter aucune rémunération. En 1919, les sept premières toiles sont exposées à Prague. Les onze premières partiront pour les États-Unis où l’artiste part vivre pendant deux ans ; les toiles font sensation. En 1921, il revient en Europe pour ne plus jamais la quitter. Toute son énergie est consacrée à l'Épopée Slave. Celle-ci sera officiellement remise à la ville de Prague en septembre 1928, mais il y travaillera jusqu'à sa mort.
En 1939, à 79 ans, Mucha, malade, subit un interrogatoire de la Gestapo. Il décèdera quelques semaines plus tard, une dizaine de jours avant son anniversaire.

Choisissez une autre profession où vous serez plus utile. (Sa candidature pour entrer à l'Académie des Beaux-Arts de Prague en 1878 est ainsi rejetée par cette formule)

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Les artistes s'affichent

L'art et les artistes s'affichent : manifestes, galeries, musées, expositions personnelles ou collectives. Sur les murs ou dans les vitrines, sages ou rebelles, les affiches préviennent, argumentent, montrent. Certaines ont été composées spécialement par un artiste pour tel ou tel événement, d'autres austères n'ont que la lettre.

Quelques unes ont été créées en technique lithographique, la plupart sont de simples reproductions offset. Nombreux sont ceux qui aiment à collectionner ces rectangles d'art, papier brillant ou papier mat, monochromes ou en jeux de couleurs, de beaucoup de mots ou presque muettes.

Nous sommes heureux aussi de pouvoir saluer, par le biais de cette rubrique, des galeries mythiques comme celles de Denise René, Louis Carré, Claude Bernard, Berheim Jeune, Maeght, Pierre Loeb et d'autres encore.

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Catalogue(s) raisonné(s)

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Piste bibliographique & autres

A lire sur l'artiste :
« Mucha », Dossier d’Orsay 1, Editions des Musées nationaux, Paris, 1980
« A. Mucha : His life and art », Jiri Mucha, Academy Editions, Londres, 1989
« Alphonse Mucha », S. Mucha, Ed. Musée Mucha et Gründ, Paris, 2000
« A. Mucha. Affiches », S. Mucha et J. Quoniam, Ed. Gründ, Paris, 2005

A lire de l'artiste :
« Alfons Mucha », R. Ulmer, Collections Albums, Ed. Taschen, 1996

Site internet :
www.muchafoundation.org

En savoir plus :


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Voir & découvrir

Au-delà des oeuvres actuellement en stock, il m’a semblé utile de vous donner à voir ou à connaître d’autres oeuvres de l'artiste. Ces pièces, vendues ou retirées de la vente, ont été dans le stock de la galerie dans un passé récent.

Cette rubrique vous permettra de mettre une image sur un titre ou l’inverse, ou tout simplement d’en découvrir un peu plus sur l’oeuvre de l'artiste. Quelle que soit la raison, pour le plaisir des yeux ! Michelle Champetier

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