En mémoire . . .
Portrait de Mucha Alphonse
"Je serais ouvrier-peintre plutôt que de faire de l’art pour l’art."
  Notes de biographie              
+
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« Mucha », Dossier d’Orsay 1, Editions des Musées nationaux, Paris, 1980
« A. Mucha : His life and art », Jiri Mucha, Academy Editions, Londres, 1989
« Alphonse Mucha », S. Mucha, Ed. Musée Mucha et Gründ, Paris, 2000
« A. Mucha. Affiches », S. Mucha et J. Quoniam, Ed. Gründ, Paris, 2005
A lire de l'artiste :
« Alfons Mucha », R. Ulmer, Collections Albums, Ed. Taschen, 1996
Catalogue(s) raisonné(s)
L’œuvre graphique complet », M. Henderson et A. Dvorak, Academy Editions, Paris, 1980
Les affiches et les panneaux », J. Rennert et A. Weill, Ed. Henri Veyrier, Paris, 1984
Site web
Oeuvre déjà vendue par la galerie

Estampe, lithographie, gravure, Mucha Alphonse

Dernière mise à jour pour :
Clin d'oeil à
Sandrine Richard
Coup de coeur
De Chirico Giorgio
Cimaises
Atelier Lacourière & Frélaut


Voir les oeuvres de :






Mucha Alphonse
Quelques notes de biographie ...

estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré
estampes, lithographies, gravures, dessins, livres illustrés
signature manuscrite de Mucha Alphonse
DES « SINGULIERS » /XXème siècle /
Affiche d'exposition Mucha Alphonse 
  Quelques notes de biographie . . .
Choisissez une autre profession où vous serez plus utile. (Sa candidature pour entrer à l'Académie des Beaux-Arts de Prague en 1878 est ainsi rejetée par cette formule)
Mucha Alphonse dans son atelier
Affiche / Mucha dans son atelier


Toutes les affiches


Alfons (Alphonse) Mucha est né en 1860 à Ivancice, en Moravie (aujourd'hui la République tchèque). Mucha est issu d'une famille nombreuse de la petite bourgeoisie. L’enfant dessine beaucoup et, très tôt, a pour habitude de caricaturer ses camarades. Après le lycée, il devient violoniste à la cathédrale de Brno. Aussi bon calligraphe que dessinateur, il est engagé comme greffier dans le tribunal où son père est huissier. Il regagne Vienne alors qu’il a 19 ans ; là, il est engagé par la maison Kautsky-Brioché-Burghardt, spécialiste dans les décors de théâtre. Après la fermeture de cette maison, Mucha s'installe à Mikulov où il peint des paysages, des portraits, et réalise des inscriptions de pierres tombales. Le comte Kluen, le seigneur du lieu, le charge d'effectuer des peintures murales dans son château et ce travail, qui plaît, lui permet d’être accepté par la noblesse locale.

Mucha entre en 1885, pour deux ans, à l'académie des Arts de Munich. A 27 ans, l’artiste part pour Paris où il s'inscrit à l'Académie Julian. Alphonse Mucha doit alors gagner sa vie ; il entre dans une période difficile qui durera quelques années. Ses qualités le font cependant connaître et il est engagé par l'importante maison d'éditions Armand Colin. Mucha vit à Montmartre et rencontre de nombreux artistes (Gauguin, entre autres). Mucha s'intéresse à la photographie, réalise des illustrations pour la presse. Il découvre le travail de Steinlen.














En 1894, un concours de circonstances l’amène à réaliser sa première affiche pour une pièce de Sarah Bernhardt ; « Gismonda », son affiche, sera un véritable succès - auprès du public comme de l’actrice - et Mucha collaborera avec Sarah Bernhardt pendant six ans avec un contrat exclusif pour le théâtre. La comédienne a une réputation internationale ; les fabricants de parfums, champagnes ou bicyclettes se pressent alors à la porte de Mucha. Ses œuvres sont désormais sur tous les murs et quotidiennement l’on croise ses créations (cigarette Job, biscuits Lu, champagne Ruinart, etc.).














Petit à petit, on donne le nom d’Art Nouveau au style de Mucha et les commandes affluent de toutes parts, ce qui amènera Mucha a être sollicité pour l'exposition universelle de 1900. Il commence à enseigner en 1896. En 1897, la Galerie la Bodinière organise une exposition qui lui est consacrée, la préface du catalogue sera écrite par Sarah Bernhardt. D’autres expositions suivront, plus prestigieuses encore. Mucha part pour New York en 1905, où son arrivée fait figure d'évènement. Il revient bientôt en France et souhaite désormais avoir plus de temps pour se consacrer à sa peinture. En 1908, il réalise sa dernière grande œuvre Art Nouveau : la décoration du German Theatre.

En 1910, Mucha décide de consacrer le reste de sa vie à peindre vingt tableaux de grandes dimensions représentant une épopée symbolique du peuple slave et ce depuis l'Antiquité. Mucha entreprend alors un voyage d'étude, puis en 1911, s'installe à Zbirov où il travaille sur ses grandes toiles ; en même temps, il fait des travaux pour la toute jeune Tchécoslovaquie (timbres, billets de banque, etc.) pour lesquels il ne veut accepter aucune rémunération. En 1919, les sept premières toiles sont exposées à Prague. Les onze premières partiront pour les États-Unis où l’artiste part vivre pendant deux ans ; les toiles font sensation. En 1921, il revient en Europe pour ne plus jamais la quitter. Toute son énergie est consacrée à l'Épopée Slave. Celle-ci sera officiellement remise à la ville de Prague en septembre 1928, mais il y travaillera jusqu'à sa mort.

En 1939, à 79 ans, Mucha, malade, subit un interrogatoire de la Gestapo. Il décèdera quelques semaines plus tard, une dizaine de jours avant son anniversaire.