En mémoire . . .
Portrait de Fassianos Alekos
"Un artiste n'a pas d'autres problèmes que ceux provoqués par sa sensibilité excessive."
  Notes de biographie              
Piste bibliographique
A lire sur l'artiste :
« F., La volupté mythologique », J.-M. Drot, Ed. Gal. Beaubourg et Marval, 1985
« Fassianos », Dimitrit Analis & Pierre Cabanne, Ed. La Différence, 2004
« A. F., La mythologie au quotidien », Gal. R. Lemarié, Fondation Reinach, 2000
« F. ou la reconquête du bonheur », P. Amine, J.M Drot, Ed. Beaux Arts, Mai 2010
A lire de l'artiste :
« Image en fuite », Alekos Fassianos, Ed. Fata Morgana, 1992
Catalogue(s) raisonné(s)
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Estampe, lithographie, gravure, Fassianos Alekos

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Fassianos Alekos
Quelques notes de biographie ...

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signature manuscrite de Fassianos Alekos
ARTISTES D'AUJOURD'HUI /XXème siècle /
Affiche d'exposition Fassianos Alekos 
  Quelques notes de biographie . . .
Un artiste se déplace toujours à l'extérieur de son époque, insensible aux avancés technologiques et égoïstement sensible. Il n'est pas vrai que l'artiste s'accorde à son époque. Alekos Fassianos

Fassianos Alekos dans son atelier
Affiche / Alekos Fassianos


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Alekos Fassianos  est né à Athènes en 1935. Il étudie à l’École des Beaux-Arts d’Athènes de 1956 à 1960, avec Yannis Moralis. Il obtient par la suite une bourse du gouvernement français et vient s’installer à Paris (de 1960 à 1963) ; il y étudie la lithographie à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris. Il y rencontre des artistes et écrivains qui vont marquer l’époque. Louis Aragon commente ses œuvres, et Jean-Marie Drot lui consacrera plus tard une monographie (« La volupté mythologique »). Après son retour en Grèce, il travaille pour différents périodiques grecs. Les premières expositions personnelles de Fassianos ont lieu à Athènes.














En 1966, l’artiste obtient son premier véritable succès lors de son exposition à la Galerie Facchetti de New York. Il s'exilera définitivement à Paris quand survient la dictature de 1967. Il expose à Paris, notamment dans la galerie Alexandre Iolas, puis progressivement dans toute l’Europe et au delà (Tokyo, New York, Stockholm et Malmô, ainsi qu'aux biennales de São Polo, de Venise, etc).
La France (Paris) reste sa seconde patrie ;  il y vient régulièrement exposer ses nouvelles œuvres.
Il est aujourd'hui considéré comme un des très grands peintres grecs.

Des personnages d'Alekos Fassianos émane une vision du monde unique et incorruptible : leur méditerranéité. Comme l’écrit Gérard Xuriguera, « ses Vénus opulentes, baignées par le soleil méditerranéen, nous parlent de son pays, de la désinvolture attendrissante d’une existence pacifique et joyeuse qui s’évade dans le merveilleux ». Les nus de Fassianos échappent à l’impudeur pour atteindre au céleste ; ils se présentent comme l’élément le plus innocent, le plus naturel que la mythologie puisse nous offrir. Le peintre aime à puiser parmi les éléments vivants : soleil, terre, mer et feu, harmonieusement ordonnés dans leur équilibre parfait. Alekos Fassianos dose la couleur avec la patience et la sagesse de l’artisan. Les ocres et les bleus alternent pour composer des espaces de liberté.














Fassianos est un artiste complet qui a emprunté les chemins de la poésie et en même temps, a mis en couleurs les mots de poètes comme Odysseas Elytis, Yannis Ritsos, Vassilis Vassilikos, Dimitris Analis, Kostas Tachtis et bien d’autres.
Fassianos créé aussi des décors de théâtre pour de grandes œuvres classiques et modernes  comme  : les tuniques et les robes pour l’ « Hélène d’Euripide » et pour les tragédies interprétées sur la scène sacrée d’Epidaure ou à l’occasion du festival d’Athènes.
 Simultanément, son petit théâtre d’ombres et de formes est issue de sa propre recherche picturale qu’il présentera à la « Revue parlée » du Centre Georges Pompidou, en 1983.



 











Fassianos a une oeuvre graphique très importante (gravures et lithographies) . En outre, il a réalisé de très nombreux livres de bibliophilie (Ed. A. Biren et Fata Morgana) qui sont, aujourd’hui, recherchés par les collectionneurs. Son art se caractérise par un savant mariage de l’art ancien et du modernisme, donnant de quoi nourrir d'images l'exil de chacun. « Il habite un pays mythique » écrit Pierre Cabanne.